Quelques réflexions pour alimenter la discussion

Bonjour,

Voici quelques réflexions pour alimenter la discussion qui a cours actuellement au GEPG:

Depuis ses débuts le principal dispositif de travail du GEPG celui qui peut être considéré comme son organisation de base, c’est le « petit groupe de travail ».

Ses caractéristiques peuvent, a peu-près, être énumérées ainsi :

  • Une constitution par cooptation
  • Un thème de travail pour l’année
  • Des réunions basées souvent sur un texte à discuter
  • Un nombre assez restreint de participants

A cela on peut rajouter :

  • Une organisation autonome et la recherche d’une atmosphère de parité.

Cette structure nous a toujours parue la plus propice a constituer le premier lieu d’adresse pour une parole au plus près de l’expérience, et de notre pratique, et des lectures théoriques.

Elle fournit l’occasion pour un transfert de travail qui soutient le désir. Telle un invariant, jusqu’à aujourd’hui elle est restée centrale dans le montage général du GEPG.

Et lorsque nous avons créé les groupes sur la pratique cela s’est fait avec ce modèle.

Secondairement, nous avons mis en place des structures transversales.

Il fut un temps, lointain où nous avions une réunion de fin d’année sur un thème qui tentait dans l’après-coup, de fournir un point commun aux travaux des différents groupes.

Cette dimension de transversalité était apparue nécessaire a soutenir afin que se crée et se recrée du lien social au niveau de l’association GEPG.

Si le petit groupe est le lieu le plus opportun pour une première élaboration de ses idées, il peut apparaitre qu’il est nécessaire de confronter sa réflexion à d’autres partenaires, un peu moins bien connus, pour la mobiliser et la faire rebondir.

D’autre part, regrouper d’une façon la plus large possible tous les collègues d’une même association, c’est permettre de profiter au maximum des capacités, du dynamisme, de la créativité de ses membres.

Ces rencontres transversales ont été aussi pour ceux qui le désiraient l’occasion de faire un travail écrit pour l’adresser à l’ensemble des collègues et certaines fois aussi à un public élargi. Ainsi nous avons fait à une certaine époque et pendant une durée de deux ans un séminaire public mensuel.

De tout temps des réunions ouvertes à l’ensemble des membres avaient été organisées pour préparer la rencontre avec des auteurs. Leur livre fournissait alors la base pour la discussion. Dispositif en deux temps : le premier entre nous et le deuxième, public. Ce qui a été le cas également pour ces autres élaborations collectives qu’ont été les différents congres et journées de travail.

Le travail de préparation de ces activités ainsi que celui nécessité par les questions posées par notre participation à l’IAEP ont nécessité de donner un cadre régulier à nos réunions transversales. Et il y a maintenant huit ans nous avons créé le séminaire interne mensuel du GEPG.

Le bureau élu en 2012, dont je faisais partie, dans le but de relancer l’intérêt de l’ensemble des membres pour une élaboration collective, de produire du lien social… a proposé de rapprocher le fonctionnement du séminaire mensuel du modèle d’un groupe de travail. C’est-à-dire de se donner un thème annuel et, pour chaque rencontre, signalé à l’avance, un ou des textes comme base de discussion. Une question courait dans nos échanges depuis un certain temps, manifestement réactivée par notre participation à l’IAEP : la transmission. Elle s’est imposée comme thème.

En 2014, sous le mandat d’un nouveau bureau, il a été décidé de compléter le dispositif de travail : Le thème du travail du Séminaire mensuel du GEPG allait trouver son origine dans notre expérience des groupes sur la pratique, ce qui avait comme double intérêt :

  • D’être véritablement lié à notre pratique ordinaire. De ce fait, une question nommée et reconnue allait devenir le point d’origine d’une démarche d’élaboration théorique. Cela a été, comme vous le savez : l’Acte psychanalytique et la diversité des pratiques de l’analyste.
  • D’être susceptible de constituer un objet commun pour le travail d’un collectif… pour un travail qui produirait du collectif. Ce qui a eu lieu, me semble-t-il. Les interventions des uns et des autres couvrant un large éventail des pratiques dans lesquelles a des degrés divers nous sommes plongés, ont largement fait la place aux réflexions de chacun. L’atmosphère, au sens où Jean Oury en parlait, mêlant intérêt pour le travail et convivialité, s’y est toujours prêtée.

En aval, la ponctuation d’un tel cheminement de l’élaboration sera réalisée par le Séminaire de l’IAEP à Grenoble des 4 et 5 juin : moment d’un passage au public et aussi, passage à l’écrit pour ceux qui le désirent… moment aussi de la rencontre avec un collectif plus large, celui des délégués des différentes institutions qui constituent l’Inter. Les questions du thème feront ainsi l’objet d’exposés de collègues extérieurs à Grenoble. Depuis quelques temps les délégués du GEPG ont permis que se tiennent à Paris, la veille des Coordinations, des réunions de préparation.

Enfin pour ma part, car la question de la transmission, est avant tout celle de l’autotransmission, de ce en quoi une association de psychanalystes me fournit un appui pour soutenir mon désir, pour rester psychanalyste. Articulant groupe sur la pratique, groupe d’élaboration théorique de dimension restreinte, passage à l’écrit, passage à un public élargi enfin… un tel dispositif me semble particulièrement fécond. A cette occasion, j’ai pu préciser et faire reconnaître une question importante liée à ma pratique … une question rarement traitée dans nos milieux .Entre autres apports bénéfiques et précieux , le GEPG a permis que cette expérience-là soit possible .

Michel Lehmann

Grenoble, le 24 mai 2016

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