A la poursuite… des séminaires !

Groupe de travail avec Martine Jeanmart, Sara Moulin, Béatrice Nogues, Cécile Paganelli.

 

Le séminaire XI semble marquer un tournant dans la théorie Lacanienne avec le début de la dépréciation du symbolique, la définition plus précise du réel ainsi que la valorisation de l’objet a.

Nous avons étudié cette année les 2 premiers concepts fondamentaux de la psychanalyse : l’inconscient et la répétition. Nous continuerons avec le transfert et la pulsion.
L’inconscient est conçu comme béance du sujet, préexistante au sujet ; Il se manifeste toujours comme ce qui vacille dans la coupure du sujet, d’où surgit une trouvaille, une retrouvaille toujours prête à se dérober à nouveau… En lien donc avec la dimension de la perte, la dimension pulsative de l’inconscient, cette nécessité d’évanouissement qui lui est inhérente : ce qui apparaît un instant dans sa fente est destiné se à se dérober…
Selon Monier, dans ce séminaire, l’inconscient comme savoir laisse place à l’inconscient comme sujet, comme quelque chose qui se produit et se manifeste de façon aléatoire.
Ce côté disruptif va permettre de séparer le transfert de la répétition : avant la répétition trouvait sa raison d’être dans l’insistance d’une chaîne signifiante ce qui va être remis en cause par le concept de Tuché, hasard de répétition dans le lien à l’Autre.
La psychanalyse n’est pas herméneutique dans ses concepts c’est-à-dire faisant parler les signes et découvrir leur sens car le pur désir de l’analyste laissant une place vacante permet l’ouverture de la béance du sujet.
Ainsi grâce au doute, au cogito cartésien et via le transfert de la connaissance au sujet supposé- savoir de l’analyste, une ouverture du sujet de l’inconscient permet de dépasser le trauma qui ne connaît pas le temps, (ou qui réémerge au contraire autour du jeu de certaines dates…).
Au fondement de cette béance, coupure signifiante de l’inconscient, est justement ce noyau du réel, véritable magma qui est également le lieu de la pulsion, qui va pouvoir se manifester dans le transfert : en effet, en son sein va pouvoir se réactiver cette Spaltung liée au départ initial de la mère que l’enfant va combler par une aire transitionnelle imaginaire, nécessaire afin de jouer avec le réel du trauma en ouvrant un lieu du dire…
Dans l’analyse, Il y a bien une remémoration qui va permettre de refaire circuler, de jouer avec les signifiants mais la différence avec la répétition est que celle-ci pointe le rapport avec pensée et réel, la rencontre avec le réel, rencontre comme à jamais manquée à l’origine de la répétition.
« Le réel est ici ce qui revient toujours à la même place où le sujet en tant qu’il cogite,…, ne le rencontre pas. » nous dit Lacan. Ainsi le transfert va permettre de sortir de la répétition pour dans une certaine mesure accepter le réel, c’est à dire l’impossible et sortir aussi du sentiment d’impuissance…

Nous poursuivrons donc cette année avec les chapitres sur la question de l’œil et du regard qui débouchent sur la question de l’objet a, ainsi que les 2 autres concepts fondamentaux que sont le transfert et la pulsion.

Notre groupe est ouvert pour d’éventuels nouveaux participants : cette aventure au pays des merveilles ainsi que de l’autre côté du miroir des concepts lacaniens se déroule toujours avec le même plaisir de partage et de décalage aussi avec notre pratique toujours présente…

Les séances se tiennent le quatrième lundi du mois et débuteront le lundi 28 Octobre 2019.


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