Groupe de travail sur la Pratique

Ces groupes constituent un lieu d’énonciation où peut se déployer une parole au plus près de la pratique. Chacun à son tour y est invité à témoigner de son expérience. Est attendu un effet d’ouverture, – accès à l’insu, reconnaissance d’un réel – susceptible d’avoir une incidence sur l’écoute analytique et la conduite du travail avec l’analysant, quel que soit le dispositif, divan ou face à face. Plusieurs groupes de travail sur la pratique se sont ainsi constitués, chacun avec sa propre dynamique, mais avec pour dispositif commun actuel la notion de «permutation des places» (chaque participant prenant la parole à son tour) et le principe de rencontres intergroupes. Celles-ci permettent de confronter les expériences et d’élaborer l’évolution du dispositif.

4 groupes sont actuellement constitués :

  • Daniel Augrain, Ariella Cohen, Marie Gautherot, Albert Maître, Hélène Vialle-Tassin. 
  • Florence Brenier, Claire Horiuchi, Clotilde Pasquier, Brigitte Thibault.
  • Anne-Marie Anchisi, Brigitte Corani, Michel Ferrazzi, Nizar Hatem, Sylvie Lefort, Martine Petit.
  • Christine Bigallet, Catherine Blachot, Claude Blondeau.

Les personnes intéressées par la participation à un groupe de travail sur la pratique déjà existant ou qui souhaiteraient constituer un nouveau groupe peuvent s’adresser à Claude Blondeau : claude.blondeau@sfr.fr

Cartel sur le fantasme

Groupe de travail proposé par Nizar Hatem

Quand le patriarcat était la règle, il devient aujourd’hui obscène dans les normes de la pensée, sinon dans les mœurs, et au mieux, prête au malaise- au pire, à la condamnation. Dans ce contexte, que reste-t-il du fantasme freudien et de sa logique phallo-centrée ? son cadre vient-il encore donner consistance à la réalité, quitte à prendre une forme inédite? Les nouvelles lignes du tabou et de l’interdit, les nouvelles formes de la langue, la fluidité supposée du genre laissent-elles à l’impossible les traits de la sexuation ? C’est dans un dialogue avec le séminaire de Lacan sur la question, et sa lecture sur l’année, que nous chercherons à retrouver les termes contemporains du fantasme.

Nous poursuivons cette année notre lecture du séminaire de Lacan sur la logique du fantasme.

Aux creux des textes anciens, au cœur de la subjectivation

Avec Anne-Marie Anchisi, Brigitte Corani, Christel Emelien, Rachel Iltis, Sylvie Lefort, Véronique Mangano Loïodice.

Après une année écourtée par des « dieux contrariants », pandémie covid 19, où nous avons puisé à la source de la Genèse, c’est avec nos lectures de l’Exode que nous espérons la clôturer en septembre pour, peut-être, poursuivre notre voyage avec l’Iliade et l’Odyssée d’Homère cette année 2020/2021 si les vents sont à nouveau favorables.

Nous nous retrouverons donc le mercredi 16 septembre à 20h30 autour de ce texte d’une grande richesse qu’est l’Exode.

Le groupe devrait ensuite se réunir à 20h30 les troisième mercredi de chaque mois  (hors vacances scolaires) 15, Place Gustave Rivet à Grenoble.

Pour tout renseignement et /ou inscription, vous pouvez contacter Anne-Marie Anchisi au 04 76 46 43 82 ou par mail :

anne-marie.anchisi@gepg.org.

Littérature et psychanalyse

Groupe de travail proposé par Caroline Bidault, Christine Bigallet, Catherine Blachot, Claude Blondeau, Odile Bozonnet, Geneviève Glangeaud, Noëlle Mathern, Catherine Villard.

A partir de notre intérêt pour la littérature et la psychanalyse, nous orientons nos échanges autour des liens susceptibles d’être établis entre œuvres littéraires et psychanalyse : œuvres poétiques ou de fiction, classiques ou modernes et contemporaines, dont le thème peut parfois a priori être éloigné de la psychanalyse, œuvres sur lesquelles nous tentons en tant que lecteurs de poser un regard de personnes intéressées par la psychanalyse, ou qui en ont l’expérience, en tant qu’analysants (expérience plus ou moins ancienne…) ou comme praticiens en libéral ou en institution.

A tour de rôle, chaque participant présente une œuvre littéraire (choisie à l’avance et lue par tous) afin de lancer échanges et élaboration en commun. Les impressions et réflexions partagées permettent également souvent de parler de notre pratique

Une fois ou deux fois dans l’année, un retour est effectué sur les ouvrages lus précédemment afin de revenir dans un après-coup sur un ou plusieurs thèmes ou personnages, sur tel ou tel aspect clinique ou telle ou telle problématique psychique. Il peut s’agir également de cerner les raisons, plus personnelles, qui nous ont fait apprécier ou non une œuvre donnée. Ces moments favorisent aussi le dégagement de ce qui peut apparaître comme un « fil rouge » ayant déterminé, de façon

préconsciente ou inconsciente, sur les plans personnel et collectif, le choix des lectures proposées.

Pour l’année à venir (la huitième de l’expérience), nous poursuivrons nos lectures dans la diversité, désormais bien établie, des auteurs et des thèmes, reflet d’une dimension d’ouverture à l’altérité qui nous tient à cœur. Les titres des ouvrages proposés seront précisés au cours de la rencontre de rentrée fixée au lundi 21 septembre 2020.

Séances en général le lundi de 19h 30 à 21h.
En raison de la taille actuelle du groupe, nous regrettons de ne pouvoir accueillir d’autres participants cette année.

A la poursuite… des séminaires !

 

Groupe de travail avec Martine Jeanmart, Sara Moulin, Béatrice Nogues, Cécile Paganelli.

Une résurgence de mon passé d’interne qui permet d’introduire l’un des thèmes de ce séminaire XI de Lacan sur la distinction entre l’œil et le regard : la réflexion d’un patient psychotique qui m’avait alors glacée: parlant de son ex-femme qui avait les yeux bleus comme moi, il s’était exclamé en me fixant « 40 ans pour de la gélatine ! ». N’est-ce pas une façon d’appréhender ce que peut être le réel de l’œil quand il n’est plus articulé à l’Autre, et qu’il en exclut le regard ? L’œil obture ainsi le champ du désir et provoque l’angoisse. Lacan s’attache à différencier l’œil du regard en introduisant sa réflexion par un passage du livre de Sartre « L’Être et le Néant » : « En tant que je suis sous le regard, je ne vois plus l’œil qui me regarde, et si je vois l’œil, c’est alors le regard qui disparaît. » Il n’y a d’ailleurs pas besoin d’une paire d’yeux pour qu’un froissement de branche, un bruit de pas me laisse imaginer quelqu’un qui me regarde. Ainsi le regard peut être tout autant révélé par un son.

Lacan articule alors ce regard rencontré et non vu comme « un regard par moi imaginé au champ de l’Autre », qu’il relie à l’Autre du fantasme.

Il parle alors de pulsion scopique, et « ce que cherche à voir le voyeur, nous dit Valerie Pera-Guillot, dans son article sur le regard et ses dérivés, ce n’est pas le phallus mais ce qui voile le manque et permet de continuer à y croire » .

Au niveau de la dimension scopique se retrouve la même fonction de l’objet a (où le sujet vient à choir) qui vaut comme symbole du manque. Mais nous ne sommes plus au niveau de la demande comme au niveau oral ou anal, mais au niveau du désir, du désir de l’Autre. Ainsi la pulsion scopique est celle qui élude le plus complètement le terme de castration.

Lacan s’intéresse ensuite au tableau qu’il caractérise comme piège à regard et soulève la question de l’apparence. Dans l’apparence on donne quelque chose à voir, de manière consciente et inconsciente, ce sont des leurres. Il ne faut pas voir seulement la représentation du tableau. Il donne quelque chose en pâture à l’œil mais il invite celui auquel le tableau est présenté à déposer là son regard, à déposer les armes …

« D’une façon générale, le rapport du regard à ce que l’on peut voir est un rapport de leurre. Le sujet se présente comme autre qu’il n’est, et « ce qu’on lui donne à voir n’est pas ce qu’il veut voir »  nous dit Lacan.

Nous poursuivrons donc ce séminaire avec les notions de transfert où la dualité dans le transfert est abordée, mouvement double qui ouvre et qui ferme, difficulté pour l’analyste à tenir cette position mais aussi à analyser ce transfert sans interprétation et la notion de pulsion. Ces notions nous attendent au tournant avec assurément des questionnements toujours d’actualité!

Notre groupe est ouvert à d’éventuels nouveaux participants.

Les séances se tiennent les quatrième lundi du mois et débuteront le 28 septembre 2020.

Pour nous rejoindre, veuillez contacter Martine Jeanmart au 04 76 52 44 12 ou par mail :  martine.jeanmart@dbmail.com