Un concept clinique… Un Film

Aimer et se laisser aimer.

Groupe de travail proposé par Pierre Kammerer.

Certains films illustrent à merveille un concept clinique.
Ils concernent souvent ceux et celles qui, comme nombre de nos patients, sont plus ou moins « empêchés», lorsqu’ils voudraient aimer ou se laisser aimer.
Nous évoquerons l’accès à la position dépressive et les empêchements du sujet lorsqu’il n’a pas pu y parvenir. Nous envisagerons aussi comment la représentation de leur destructivité (Thanatos), s’ils n’ont pas pu, de manière sécurisante, la soumettre au primat du vivant et de l’amour (Eros), peut rendre très difficiles leurs rencontres amoureuses. Ceci dès leur traversée Oedipienne. (cf D.W. Winnicott : La position dépressive dans le développement affectif normal, In De la pédiatrie à la psychanalyse). Payot.

Nous regarderons et commenterons ensemble :

  • Saint Laurent (Bertrand Bonello),
  • Le dernier tango à Paris (Bernardo Bertolucci),
  • Salo ou les cent vingt journées de Sodome (Pier Paolo Pasolini),
  • La venus à la fourrure (Roman Polinski),
  • Singue Sabour (Attik Rahimi),
  • Portier de nuit (Liliana Cavani),
  • Les innocentes (Anne Fontaine),
  • Pierrot le fou (Jean Luc Godard),
  • Les invisibles (Julien Petit),
  • Avoir vingt ans dans les Aurès (René Vautier),
  • Le nom des gens (Michel Leclerc),
  • La dolce vita (Federico Fellini)…

Et sans doute d’autres films proposés par les uns et les autres participants.

Un mercredi soir par mois vers 20 heures (si cela convenait au plus grand nombre).
Si nous étions peu nombreux dans les deux groupes que je propose, nous pourrions envisager de les fusionner .

La défense perverse contre la dépression…et sa formation réactionnelle

Groupe de travail animé par Pierre Kammerer.

Tout a commencé il y a bien longtemps (parfois plusieurs générations) : « Ils » lui avaient fait croire qu’ils l’aimaient. Mais ils refusaient régulièrement de le lui montrer, de le mettre en valeur, de le soutenir et d’accueillir ses «dons» Et s’il (si elle) avait besoin de leur protection, ils le trahissaient. Et il avait tant besoin d’eux qu’il ne pouvait ni les démasquer, ni les détester. La dépression menaçait et personne ne viendrait jamais l’en sortir.
Alors, tout se passe comme si, au seuil de l’effondrement, le sujet s’était «sauvé» par l’ identification à l’agresseur (Anna Freud, puis Sandor Férenczi), et par… la défense perverse.
Désormais, ce serait lui qui promettrait et trahirait, lui qui ferait croire l’autre en son amour et qui l’en priverait, lui qui le narcissiserait puis le dévaloriserait… Lui qui l’élèverait au pinacle puis l’en ferait chuter pour s’écraser dans l’humiliation…
On reconnait là le scénario des Don Juan en tous genres.
Et le sujet traverserait la vie ainsi, se protégeant, par la jouissance offerte par son rôle, de l’effondrement qui le menaçait.
Mais bien-sûr, il ne faudrait pas que ça se voie …surtout de lui-même. Et pour cela, le sujet déploierait, sur le champ social notamment, tous les attributs et comportements d’une «très belle personne»…Sincèrement. Ainsi, il serait protégé d’un retour de culpabilité consciente.

Parmi nos patients, nous ne rencontrons de pervers de ce type que lorsqu’ils se sentent, malgré cela, menacés d’effondrement. Mais nous rencontrons souvent leurs victimes aveuglées…Et nous rencontrons ceux qui «hésitent» entre se permettre ou s’interdire cette défense perverse. A eux et à nous de découvrir une troisième voie à travers le jeu Transféro-Contretransférentiel et, à travers leurs élaborations et les nôtres.
Ce Groupe puisera à des textes théoriques, à des vignettes cliniques et
à des films.

Un mercredi soir par mois, chez Pierre Kammerer.

Cartel sur le fantasme

Quand le patriarcat était la règle, il devient aujourd’hui obscène dans les normes de la pensée, sinon dans les mœurs, et au mieux, prête au malaise- au pire, à la condamnation. Dans ce contexte, que reste-t-il du fantasme freudien et de sa logique phallo-centrée ? son cadre vient-il encore donner consistance à la réalité, quitte à prendre une forme inédite? Les nouvelles lignes du tabou et de l’interdit, les nouvelles formes de la langue, la fluidité supposée du genre laissent-elles à l’impossible les traits de la sexuation ? C’est dans un dialogue avec le séminaire de Lacan sur la question, et sa lecture sur l’année, que nous chercherons à retrouver les termes contemporains du fantasme.

Sont déjà inscrits Catherine Carpentier, Joseph Gioga et Nizar Hatem. Pour se renseigner, joindre Nizar Hatem.
Les réunions se tiendront sur un rythme à définir certains vendredis à 20h30. Une première rencontre est prévue le 11 octobre.

Aux creux des textes anciens, au cœur de la subjectivation

Groupe de travail fondé en mémoire de Michel Guibal

Avec : Anne-Marie Anchisi, Brigitte Corani, Christel Emelien, Rachel Iltis, Sylvie Lefort,  Véronique Mangano Loïdice.

Après une année avec Euripide, Sophocle et quelques autres, où de tragédie en tragédie (avec la question du destin, des répétitions), une approche du Réel à l’oeuvre dans la psychose s’est laissée mettre au travail, ont également été abordées de nombreuses questions concernant l’exil.
Nous continuerons notre périple au plus près de ces textes d’une richesse inouïe pour une troisième année de découvertes et d’échanges.

Ce groupe débutera ses rencontres le mercredi 18 septembre à 20h30 autour de nos lectures du roman de Nathacha Appanah : Tropique de la violence.
Il se réunira ensuite à 20h30, le troisième mercredi du mois (hors vacances scolaires), 15, Place Gustave Rivet à Grenoble.

Littérature et psychanalyse

Groupe de travail proposé par Caroline Bidault, Christine Bigallet,Catherine Blachot, Claude Blondeau, Odile Bozonnet, GenevièveGlangeaud, Noëlle Mathern, Catherine Villard.

A partir de notre intérêt pour la littérature et la psychanalyse, nous orientons nos échanges autour des liens susceptibles d’être établis entre œuvres littéraires et psychanalyse : œuvres poétiques ou de fiction, classiques ou modernes et contemporaines, dont le thème peut parfois a priori être éloigné de la psychanalyse, œuvres sur lesquelles nous tentons en tant que lecteurs de poser un regard de personnes intéressées par la psychanalyse, ou qui en ont l’expérience, en tant qu’analysants (expérience plus ou moins ancienne…) ou comme praticiens en libéral ou en institution.

 

A tour de rôle, chaque participant présente une œuvre littéraire (choisie à l’avance et lue par tous) afin de lancer échanges et élaboration en commun. Les impressions et réflexions partagées permettent également souvent de parler de notre pratique

 

Une fois ou deux fois dans l’année, un retour est effectué sur les ouvrages lus précédemment afin de revenir dans un après-coup sur un ou plusieurs thèmes ou personnages, sur tel ou tel aspect clinique ou telle ou telle problématique psychique. Il peut s’agir également de cerner les raisons, plus personnelles, qui nous ont fait apprécier ou non une œuvre donnée. Ces moments favorisent aussi le dégagement de ce qui peut apparaître comme un « fil rouge » ayant déterminé, de façon préconsciente ou inconsciente, sur les plans personnel et collectif, le choix des lectures proposées.

Pour l’année à venir (la septième de l’expérience), nous poursuivrons nos lectures dans la diversité, désormais bien établie, des auteurs etdes thèmes, reflet d’une dimension d’ouverture à l’altérité qui nous tient à coeur. Sont d’ores et déjà prévus des ouvrages de Shirley Jackson, Laurence Tardieu, Gérard de Nerval, Elsa Osorio, Haruki Murakami…

Première séance le lundi 7 octobre 2019.
Les premier ou deuxième lundis du mois (sauf vacances scolaires ou autres exceptions) de 19h 30 à 21h.
En raison de la taille actuelle du groupe, nous regrettons de ne pouvoir accueillir d’autres participants cette année.
Pour échanger sur la possibilité de constituer un autre groupe sur le même thème, s’adresser à Christine Bigallet

A la poursuite… des séminaires !

Groupe de travail avec Martine Jeanmart, Sara Moulin, Béatrice Nogues, Cécile Paganelli.

 

Le séminaire XI semble marquer un tournant dans la théorie Lacanienne avec le début de la dépréciation du symbolique, la définition plus précise du réel ainsi que la valorisation de l’objet a.

Nous avons étudié cette année les 2 premiers concepts fondamentaux de la psychanalyse : l’inconscient et la répétition. Nous continuerons avec le transfert et la pulsion.
L’inconscient est conçu comme béance du sujet, préexistante au sujet ; Il se manifeste toujours comme ce qui vacille dans la coupure du sujet, d’où surgit une trouvaille, une retrouvaille toujours prête à se dérober à nouveau… En lien donc avec la dimension de la perte, la dimension pulsative de l’inconscient, cette nécessité d’évanouissement qui lui est inhérente : ce qui apparaît un instant dans sa fente est destiné se à se dérober…
Selon Monier, dans ce séminaire, l’inconscient comme savoir laisse place à l’inconscient comme sujet, comme quelque chose qui se produit et se manifeste de façon aléatoire.
Ce côté disruptif va permettre de séparer le transfert de la répétition : avant la répétition trouvait sa raison d’être dans l’insistance d’une chaîne signifiante ce qui va être remis en cause par le concept de Tuché, hasard de répétition dans le lien à l’Autre.
La psychanalyse n’est pas herméneutique dans ses concepts c’est-à-dire faisant parler les signes et découvrir leur sens car le pur désir de l’analyste laissant une place vacante permet l’ouverture de la béance du sujet.
Ainsi grâce au doute, au cogito cartésien et via le transfert de la connaissance au sujet supposé- savoir de l’analyste, une ouverture du sujet de l’inconscient permet de dépasser le trauma qui ne connaît pas le temps, (ou qui réémerge au contraire autour du jeu de certaines dates…).
Au fondement de cette béance, coupure signifiante de l’inconscient, est justement ce noyau du réel, véritable magma qui est également le lieu de la pulsion, qui va pouvoir se manifester dans le transfert : en effet, en son sein va pouvoir se réactiver cette Spaltung liée au départ initial de la mère que l’enfant va combler par une aire transitionnelle imaginaire, nécessaire afin de jouer avec le réel du trauma en ouvrant un lieu du dire…
Dans l’analyse, Il y a bien une remémoration qui va permettre de refaire circuler, de jouer avec les signifiants mais la différence avec la répétition est que celle-ci pointe le rapport avec pensée et réel, la rencontre avec le réel, rencontre comme à jamais manquée à l’origine de la répétition.
« Le réel est ici ce qui revient toujours à la même place où le sujet en tant qu’il cogite,…, ne le rencontre pas. » nous dit Lacan. Ainsi le transfert va permettre de sortir de la répétition pour dans une certaine mesure accepter le réel, c’est à dire l’impossible et sortir aussi du sentiment d’impuissance…

Nous poursuivrons donc cette année avec les chapitres sur la question de l’œil et du regard qui débouchent sur la question de l’objet a, ainsi que les 2 autres concepts fondamentaux que sont le transfert et la pulsion.

Notre groupe est ouvert pour d’éventuels nouveaux participants : cette aventure au pays des merveilles ainsi que de l’autre côté du miroir des concepts lacaniens se déroule toujours avec le même plaisir de partage et de décalage aussi avec notre pratique toujours présente…

Les séances se tiennent le quatrième lundi du mois et débuteront le lundi 28 Octobre 2019.