Littérature et psychanalyse

Groupe de travail proposé par Caroline Bidault, Christine Bigallet Catherine Blachot, Claude Blondeau, Geneviève Glangeaud, Noëlle Mathern, Catherine Villard.

A partir de notre intérêt pour la littérature et la psychanalyse, nous orientons nos échanges autour des liens susceptibles d’être établis entre œuvres littéraires et psychanalyse : œuvres poétiques ou de fiction, classiques ou modernes et contemporaines, dont le thème peut parfois a priori être éloigné de la psychanalyse, œuvres sur lesquelles nous tentons en tant que lecteurs de poser un regard de personnes intéressées par la psychanalyse, ou qui en ont l’expérience, en tant qu’analysants (expérience plus ou moins ancienne…) ou comme praticiens en libéral ou en institution.

A tour de rôle, chaque participant présente une œuvre littéraire (choisie à l’avance et lue par tous) afin de lancer échanges et élaboration en commun. Les impressions et réflexions partagées permettent également souvent de parler de notre pratique.

Une fois ou deux fois dans l’année, un retour est effectué sur les ouvrages lus précédemment afin de revenir dans un après-coup sur un ou plusieurs thèmes ou personnages, sur tel ou tel aspect clinique ou telle ou telle problématique psychique. Il peut s’agir également de cerner les raisons, plus personnelles, qui nous ont fait apprécier ou non une œuvre donnée. Ces moments favorisent aussi le dégagement de ce qui peut apparaître comme un « fil rouge » ayant déterminé, de façon préconsciente ou inconsciente, sur les plans personnel et collectif, le choix des lectures proposées.

Pour l’année à venir (la neuvième de l’expérience), nous poursuivrons nos lectures dans la diversité, désormais bien établie, des auteurs et des thèmes, reflet d’une dimension d’ouverture à l’altérité qui nous tient à coeur. Les titres des ouvrages proposés seront précisés au cours de la rencontre de rentrée fixée au 4 octobre 2021 qui se tiendra en présence physique des participants si les conditions sanitaires le permettent ou de nouveau en visioconférence comme l’an dernier.
En

En général le lundi de 19h30 à 21h
A partir du 4 octobre, à Grenoble
Possibilité d’accueillir 1 ou 2 participant.e.s
Merci de contacter:
Christine Bigallet ou Claude Blondeau

La psychanalyse dans les institutions de soins à l’heure d’aujourd’hui

Groupe de travail proposé par Claire Horiuchi et Florence Brenier

En une cinquantaine d’années, les institutions de soins qui vivaient sous une influence dominante, parfois exclusive, de la psychanalyse, sont devenues des lieux où le mot « psychanalyse » ne se prononce plus. Mot devenu tabou, risquant de déclencher une inspection des autorités sanitaires ou des accusations de certaines associations de parents, il ne constitue plus une référence valorisée dans les établissements.

Le constat qui peut néanmoins être fait, est que selon les lieux de soins, une culture psychanalytique se maintient, non revendiquée comme telle, sans qu’il ne s’y pratique des cures psychanalytiques en tant que telles (ces dernières n’ayant presque jamais eu lieu dans les institutions). Cela permet de faire exister, comme disait OURY, « une ambiance » particulière, dans la prise en compte des patients, de leur subjectivité, de l’importance des liens et de ce qui s’y joue. Cette culture n’est pourtant plus portée par des psychanalystes qui ont pour beaucoup quitté les lieux institutionnels.

Ce groupe de travail va avoir pour visée d’étudier, au sein de ces lieux de soins, ce qui reste de la psychanalyse. Ainsi, il va tenter de cerner la manière dont elle se manifeste et ce qui en constitue son essence actuelle, afin de mettre en valeur et de souligner ce qu’elle peut apporter comme appui dans ce travail complexe d’accompagnement thérapeutique d’enfants, d’adolescents et d’adultes. Qu’est-ce qui constitue cette « culture psychanalytique », hors cures types ? Quelle en est sa pertinence ? Quelle place peut-elle trouver au milieu des autres approches ?

A partir d’ouvrages tels que Le psychanalyste sans divan de P-C Racamier, Le travail psychanalytique en institution de J-P Pinel et G. Gaillard ou d’autres ouvrages qui pourront être proposés par les participants, nous essayerons de réfléchir en articulation avec ce qui se vit au quotidien dans les lieux de soins.

Le mercredi aux dates suivantes
20 octobre et 15 décembre 2021, 9 février, 6 avril et 1er juin 2022 
Au CMPP de Grenoble de 19h30 à 21h30
Pour tout renseignement et/ou inscription, s’adresser à
claire.horiuchi @ gepg.org

Cartel sur le fantasme

Groupe de travail proposé par Nizar Hatem

Quand le patriarcat était la règle, il devient aujourd’hui obscène dans les normes de la pensée, sinon dans les mœurs, et au mieux, prête au malaise- au pire, à la condamnation. Dans ce contexte, que reste-t-il du fantasme freudien et de sa logique phallo-centrée ? son cadre vient-il encore donner consistance à la réalité, quitte à prendre une forme inédite? Les nouvelles lignes du tabou et de l’interdit, les nouvelles formes de la langue, la fluidité supposée du genre laissent-elles à l’impossible les traits de la sexuation ? C’est dans un dialogue avec le séminaire de Lacan sur la question, et sa lecture sur l’année, que nous chercherons à retrouver les termes contemporains du fantasme.

Nous poursuivons cette année notre lecture du séminaire de Lacan sur la logique du fantasme.

Par la suite, nous entamerons le séminaire de Lacan sur les quatre discours, intitulé L’envers de la psychanalyse, début 2022

Aux creux des textes anciens, au cœur de la subjectivation

Avec Anne-Marie Anchisi, Brigitte Corani, Christel Emelien, Rachel Iltis, Sylvie Lefort, Véronique Mangano Loïodice.

Suite aux contraintes liées à la pandémie, notre groupe ne s’est pas réuni l’année dernière.
Nous espérons reprendre en septembre la lecture de l’Exode, texte d’une grande richesse, et poursuivre notre voyage avec l’Iliade et l’Odyssée d’Homère.

Le 3ème mercredi du mois (hors vacances scolaires) à 20h30
A partir du 22 septembre
A Grenoble 15 place Gustave Rivet
Pour tout renseignement et/ou inscription s’adresser à
Annemarie.anchisi @ gepg.org

A la poursuite… des séminaires !

Groupe de travail avec Martine Jeanmart, Sara Moulin, Béatrice Nogues, Cécile Paganelli.

Une résurgence de mon passé d’interne qui permet d’introduire l’un des thèmes de ce séminaire XI de Lacan sur la distinction entre l’œil et le regard : la réflexion d’un patient psychotique qui m’avait alors glacée: parlant de son ex-femme qui avait les yeux bleus comme moi, il s’était exclamé en me fixant « 40 ans pour de la gélatine ! ». N’est-ce pas une façon d’appréhender ce que peut être le réel de l’œil quand il n’est plus articulé à l’Autre, et qu’il en exclut le regard ? L’œil obture ainsi le champ du désir et provoque l’angoisse. Lacan s’attache à différencier l’œil du regard en introduisant sa réflexion par un passage du livre de Sartre « L’Être et le Néant » : « En tant que je suis sous le regard, je ne vois plus l’œil qui me regarde, et si je vois l’œil, c’est alors le regard qui disparaît. » Il n’y a d’ailleurs pas besoin d’une paire d’yeux pour qu’un froissement de branche, un bruit de pas me laisse imaginer quelqu’un qui me regarde. Ainsi le regard peut être tout autant révélé par un son.

Lacan articule alors ce regard rencontré et non vu comme « un regard par moi imaginé au champ de l’Autre », qu’il relie à l’Autre du fantasme.

Il parle alors de pulsion scopique, et « ce que cherche à voir le voyeur, nous dit Valerie Pera-Guillot, dans son article sur le regard et ses dérivés, ce n’est pas le phallus mais ce qui voile le manque et permet de continuer à y croire » .

Au niveau de la dimension scopique se retrouve la même fonction de l’objet a (où le sujet vient à choir) qui vaut comme symbole du manque. Mais nous ne sommes plus au niveau de la demande comme au niveau oral ou anal, mais au niveau du désir, du désir de l’Autre. Ainsi la pulsion scopique est celle qui élude le plus complètement le terme de castration.

Lacan s’intéresse ensuite au tableau qu’il caractérise comme piège à regard et soulève la question de l’apparence. Dans l’apparence on donne quelque chose à voir, de manière consciente et inconsciente, ce sont des leurres. Il ne faut pas voir seulement la représentation du tableau. Il donne quelque chose en pâture à l’œil mais il invite celui auquel le tableau est présenté à déposer là son regard, à déposer les armes …

« D’une façon générale, le rapport du regard à ce que l’on peut voir est un rapport de leurre. Le sujet se présente comme autre qu’il n’est, et « ce qu’on lui donne à voir n’est pas ce qu’il veut voir »  nous dit Lacan.

Nous terminerons en ce début d’automne le séminaire sur les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse de Lacan.
Nous poursuivrons ensuite nos lectures soit avec un autre séminaire de Lacan à définir, soit avec un autre texte de psychanalyste. Nous renseignerons notre choix sur le site du GEPG dès qu’il sera fait.

Notre groupe est ouvert à d’éventuels nouveaux participants.

Le 4ème lundi du mois
A partir du 27 septembre
A Grenoble
Pour tout renseignement et/ou inscription, s’adresser à
martine.jeanmart @ gepg.org


Groupes de travail sur la Pratique

Ces groupes constituent un lieu d’énonciation où peut se déployer une parole au plus près de la pratique. Chacun à son tour y est invité à témoigner de son expérience. Est attendu un effet d’ouverture, – accès à l’insu, reconnaissance Ces groupes constituent un lieu d’énonciation où peut se déployer une parole au plus près de la pratique. Chacun à son tour y est invité à témoigner de son expérience. Est attendu un effet d’ouverture, – accès à l’insu, reconnaissance d’un réel – susceptible d’avoir une incidence sur l’écoute analytique et la conduite du travail avec l’analysant, quel que soit le dispositif, divan ou face à face. Plusieurs groupes de travail sur la pratique se sont ainsi constitués, chacun avec sa propre dynamique, mais avec pour dispositif commun actuel la notion de « permutation des places » (chaque participant prenant la parole à son tour) et le principe de rencontres intergroupes. Celles-ci permettent de confronter les expériences et d’élaborer l’évolution du dispositif. Elles ont lieu tous les deux ans et sont ouvertes aux participants des groupes ainsi qu’aux membres du GEPG. La prochaine rencontre aura lieu au printemps 2022.

5 groupes sont actuellement constitués :

  • Daniel Augrain, Ariella Cohen, Albert Maître, Hélène Vialle-Tassin
  • Florence Brenier, Claire Horiuchi, Clotilde Pasquier, Aurélie Letiec.
  • Anne-Marie Anchisi, Nizar Hatem, Sylvie Lefort, Martine Petit.
  • Christine Bigallet, Catherine Blachot, Claude Blondeau, Caroline Bidault.
  • Martine Jeanmart, Béatrice Nogues, Christel Emelien, Martin Juren, Alexandra Boccara.

Une charte relative aux dispositifs sur la pratique du GEPG, précisant notamment les modalités d’entrée et de participation à ces groupes, est proposée à titre de contrat moral à chaque participant.

Pour participer à un groupe de travail sur la pratique déjà existant 
pour constituer un nouveau groupe
ou pour tout renseignement complémentaire 
s’adresser à
claude.blondeau @ gepg.org
Prochaine rencontre intergroupe
le mardi 5 octobre à 20h30
A Grenoble
(Salle à préciser l’information sera présente sur le site)
ou via Zoom si les conditions sanitaires l’exigent

Groupe de travail sur le site GEPG

Ce groupe de travail se réunira exclusivement par visioconférence de manière à consulter le site en même temps que nous en parlerons, notamment grâce à la fonction « partage d’écran » proposée par Zoom.
Nous y aborderons toutes les questions qui animent les participants concernant le site, notamment les suivantes qui ont déjà été ouvertes lors des années précédentes :

  • la refonte du chemin d’accès aux articles,
  • la redéfinition de la catégorie « actualités culturelles » ou bien la mise en place de moyens pour que cette catégorie reste pertinente,
  • la requalification de l’espace technique nommé actuellement « espace membre » ou bien la création d’un véritable espace membre,
  • la rédaction d’une charte,
  • le repositionnement de la plaquette dans l’arborescence du site.
Le mercredi à 20h30 aux dates suivantes
17novembre 2021 19 janvier et 30 mars 2022
Via Zoom
Ce groupe de travail est interne au GEPG
Pour tout renseignement, s’adresser à
michael.gioria @ gepg.org

Cartel sur la publication

Le Groupe d’Études Psychanalytiques de Grenoble s’est doté d’un site Internet depuis quelques années, ce qui introduit, quant à la diffusion des textes écrits par ses membres, une dimension inédite et supplémentaire, distincte de la publication classique sous la forme du recueil imprimé. C’est la mise à disposition sur le site qui vaut pour passage au public de ces écrits.

Or « publier » ne se réduit pas au pur passage d’un texte d’une sphère privée à la sphère publique. Au contraire, cet acte s’inscrit dans le cadre d’un processus ou d’un parcours au long duquel la publication suscite des échanges et constitue un véritable vecteur de parole.

Si cette publication en ligne, fidèle à l’esprit de notre association, repose pour l’essentiel sur l’initiative de l’auteur et son désir, quelques autres participent déjà de cette auteurisation, dans une adresse préliminaire (groupe de travail, séminaire, colloque…), bien plus qu’en guise d’autorité. Souvent, cette adresse précède le désir de publier sur le site du GEPG.

Nous proposons à travers ce cartel d’élaborer la spécificité du dernier temps de ce processus, d’un passage au public par le site de notre association, et, si possible, que cette élaboration aboutisse à un dispositif de publication – contribution au désir de travail et de parole, dans notre association et au-delà

Dates et lieux à définir
Cecartel est destiné aux membres du GEPG et de l’I AEP
Pour tout renseignement, s’adresser à
michael.gioria @ gepg.org ou nizar.hatem @ gepg.org