Sur deux écrits de Daniel Bartoli

Nizar Hatem – Novembre 2020

Voilà réunies deux interventions portant sur deux livres de Daniel Bartoli, Les passagers du Réel, pour un traitement possible de la psychanalyse et Cinq questions aux psychanalystes[1], tous deux publiés aux Editions des Crépuscules.  Daniel Bartoli, psychiatre de formation qui a longtemps exercé en institution, et psychanalyste, nous offre de façon condensée quelques traits marquants d’une réflexion sur sa pratique auprès de patients ou d’analysants, autant que sur sa participation au mouvement psychanalytique…

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À propos du roman « La musique » de Yukio Mishima

Albert Maître – Septembre 2020

UN CONTEXTE

Ce roman est paru en 1965, soit 20 ans après la capitulation du Japon, dans un pays qui s’est relevé de ses ruines et qui est en passe de devenir une puissance industrielle majeure, allant de pair avec l’ouverture du Japon sur le monde occidental. Cela n’allait pas sans bouleverser la tradition et plus particulièrement la place et la fonction de l’empereur dans la société nippone déjà entamée lors de la capitulation de 1945. Cette faillite d’un ordre patriarcal devait avoir des incidences sur la condition subjective et plus particulièrement sur l’émancipation des femmes.

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La psychanalyse aux temps du COVID19

Albert Maitre – Septembre 2020

Cet intitulé est une allusion au célèbre roman de Gabriel Garcia Marquez : L’amour aux temps du choléra, allusion fondée car la psychanalyse est aussi une histoire d’amour (mais pas sans haine) ; ce que Freud avait remarqué en précisant que le transfert n’avait rien à envier à un amour véritable.

L’épidémie actuelle avec ses mesures de confinement a impacté la pratique des psychanalystes et le recours aux séances téléphoniques est venu questionner le cadre habituel de notre pratique.

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Organisé par le Groupe d’Études Psychanalytiques de Grenoble, les 3, 4 et 5 juin 2016 au C.T.M. 15, chemin de la Carronnerie.
38240 Meylan

Si le cadre de la cure-type se présente comme le paradigme de la pratique psychanalytique, est-il le seul dispositif requis pour l’effectuation de l’acte analytique ?
Cette question se pose à nous devant l’extension des pratiques des psychanalystes, aussi bien au-delà des indications classiques de la cure que lorsque, hors de nos cabinets, nous intervenons dans des lieux de soins. Sont alors mises en tension les dimensions thérapeutique et analytique.

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Quelques réflexions pour alimenter la discussion

Bonjour,

Voici quelques réflexions pour alimenter la discussion qui a cours actuellement au GEPG:

Depuis ses débuts le principal dispositif de travail du GEPG celui qui peut être considéré comme son organisation de base, c’est le « petit groupe de travail ».

Ses caractéristiques peuvent, a peu-près, être énumérées ainsi :

  • Une constitution par cooptation
  • Un thème de travail pour l’année
  • Des réunions basées souvent sur un texte à discuter
  • Un nombre assez restreint de participants

A cela on peut rajouter :

  • Une organisation autonome et la recherche d’une atmosphère de parité.

Cette structure nous a toujours parue la plus propice a constituer le premier lieu d’adresse pour une parole au plus près de l’expérience, et de notre pratique, et des lectures théoriques. En savoir plus

Quelques propos sur la servitude

« Servitude » n’est pas un terme couramment utilisé de nos jours. Ce n’est pas un concept psychanalytique et pas non plus un mot du langage courant habituel. Dans celui-ci on rencontre plutôt « dépendance « , et il n’est pas rare d’entendre nos patients nous parler de leur désir de se libérer d’une dépendance, qui, à un partenaire jugé peu satisfaisant, qui… à des parents… à une mère. D’ailleurs, le dictionnaire définit la servitude comme « l’état de dépendance totale d’une personne ou d’une nation soumise à l’autre ». « Servitude » accentue le trait et tire les connotations du côté des rapports sociaux du Moyen-âge, de la féodalité, puisque c’est avant tout l’état d’un serf. L’accoler à « volontaire » produit de l’étonnement. Habituellement la servitude est entendue comme subie. Ainsi, elle pourrait ne pas l’être… ? En savoir plus

A propos des pratiques singulières de l’analyste qui ne sont pas des cures

Mon titre utilise une périphrase pour dénommer tout un pan important de ce qui fait le travail quotidien, l’ordinaire de beaucoup d’entre nous dans les institutions de soins comme dans les cabinets libéraux.

Ces pratiques concernent des sujets constituant un champ clinique très large, hétérogène à plus d’un titre. Comment le spécifier ? Deux catégories cliniques peuvent être différenciées, qui ne s’excluent pas forcément et peuvent éventuellement se recouper. L’une concerne la demande, l’autre, la structure. Pour la première catégorie, il y a eu formulation d’une demande d’aide par la parole, mais pas une demande de cure, pas même une demande de travail psychanalytique. En majorité, ces sujets ne sont pas dans un transfert sur la psychanalyse, et même ils n’en connaissent que très peu de choses. Est-ce cette particularité dans une clinique de la demande que cherche à dénommer ce terme de « tout venant de la demande « ? Ils en sont au tout début d’un travail sur eux-mêmes, qu’il s’agira de soutenir voire d’initier. Pour la deuxième catégorie, celle qui a rapport à la structure : états limites, sujets mélancoliformes, pour certains posant la question de la psychose… l’errance est au-devant de la scène. La précarité, la perturbation du lien à la parole ont requis un dispositif et une méthode autres que ceux de la cure.

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Réflexions à propos des enjeux éthiques

Dans le texte de présentation du GEPG qui figure dans la plaquette de notre programme annuel, nous trouvons actuellement :

« Le GEPG soutient que soit possible un lien social où chacun du point où il en est dans son expérience … puisse mener l’élaboration de ses propres interrogations »

et jusqu’il y a encore deux ans «selon son rythme, selon son style ».( n’y-a-t-il pas lieu de reprendre ces termes, probablement trop vite enlevés ? ).

Plus loin: « Le phénomène institutionnel s’y questionne » Et : « s’il y a effet de transmission c’est par la relance et le prolongement pour chacun des effets de sa propre cure » …et puis :  « le désir d’analyste sans cesse réinterrogé dans l’adresse à quelques autres ».Et enfin la citation de Lacan :« c’est bien ennuyeux…que chaque psychanalyste soit forcé de réinventer la psychanalyse».

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La place du corps dans l’analyse. Cinq psychanalyses. Fragments d’une analyse d’hystérie : Dora (1905) Écrit en 1899

La place du corps dans l’analyse.

Cinq psychanalyses.
Fragments d’une analyse d’hystérie : Dora (1905) Écrit en 1899.

Séminaire du 5 avril 2016
Isabelle Carré

Je vous propose un bref résumé du texte écrit par Freud, qui nous entraîne dans l’histoire de cette jeune fille viennoise en prise aux comportements amoureux des adultes qui l’entourent, et dans les affres de ses propres découvertes d’adolescente. En savoir plus

Le symptôme en analyse

Le symptôme en analyse.
Le cas Anna O.
Isabelle Carré

Je vous propose un bref résumé du texte de J. Breuer avant d’entamer notre sujet. En savoir plus