GEPG - Psychanalyse

Séminaire : La problématique de la jouissance en psychanalyse

Séminaire proposé par Albert Maître durant l’année 2021-2022

Alors qu’il insistait pour que l’homme aux rats lui révèle le contenu de son obsession, Freud remarquait sur son visage : « une expression complexe et bizarre, expression que je ne pourrais traduire autrement que comme étant l’horreur d’une jouissance par lui-même ignorée »1. Il s’agit donc d’un évènement du corps qui s’impose comme le soulignait Lacan sur le mode du constat : « L’inconscient, c’est que l’être en parlant, jouisse et, j’ajoute, ne veuille rien en savoir du tout »2.
La jouissance qui se révèle alors que le sujet parle de sa souffrance illustre la complexité du symptôme et le fait qu’il y tienne. Cette jouissance est-elle un obstacle au déroulement de la cure psychanalytique ou bien ne témoigne-t-elle pas d’une satisfaction devant la création du symptôme et ses effets de limitation sur l’angoisse ?
Pourtant, cette jouissance peut être ressentie douloureusement, lorsque dans les psychoses le sujet se plaint d’être l’objet de la jouissance de ses persécuteurs.
Ajoutons que l’expérience mystique témoigne d’une jouissance ineffable et infinie qui a pu évoquer celle qui serait propre à la dimension du féminin par opposition au caractère limité de la jouissance phallique.
Ainsi les questions que pose la notion de jouissance en psychanalyse méritent notre attention d’autant plus qu’elles concernent aussi la pratique du psychanalyste et la jouissance qui lui est inhérente.

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Danser sous la pluie

Isabelle Carré
dans le cadre du Séminaire du GEPG du 22 mars 2022

« La vie ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. »
Apocryphe de Sénèque.

En ce temps climatérique, où nous sommes réduits au rôle d’observateurs passifs devant le drame humain en Ukraine, je vous propose de passer un moment dans la distraction et la futilité, comme spectateurs en éveil du Boléro de Ravel et des chorégraphies de Pina Bausch. En Ukraine, les premiers mois après la catastrophe de Tchernobyl de 1986, la ville continue de vivre de fêtes bruyantes où l’on boit et où l’on danse. « On ne vit qu’une seule fois. Quitte à mourir autant que ce soit en musique… »1 rapporte Svetlana Alexievitch, passeuse de mémoire, dans La Supplication, Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse.
Nous avons évoqué Pierre Soulages, peintre et chercheur de lumière, Claude Monet, qui cherchait à dessiner l’air, je vous propose de découvrir l’univers étonnant et puissant d’une chercheuse de mouvement, Pina Bausch, une femme qui a voué un véritable culte au mouvement, la foi de toute une vie.

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Une « Mosaïque de Mémoire » dans un village en France. (La Terrasse) 

Ariella Cohen – février 2022

©Corinne Chaussabel, 2021

Dans le village de La Terrasse, près de Grenoble, en France, personne ne parlait de ce qui s’y est passé au cours de la Seconde Guerre mondiale quand un certain nombre de juifs trouvèrent refuge dans la commune. Certains survécurent, d’autres furent pris au piège par la main terrifiante des nazis. Ce n’est qu’en 2011 qu’un enseignant de l’école primaire de la ville, qui en était aussi son directeur, Serge Mérendet, a enquêté avec ses élèves sur l’histoire de l’école à cette époque et a découvert qu’une écolière avait été enlevée de sa classe par les nazis, et fut assassinée à Auschwitz avec sa famille et d’autres personnes qui se cachaient avec eux.

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A “Mosaic of Memory” in a village in France (La Terrasse)

Ariella Cohen – February 2022

©Corinne Chaussabel, 2021

In the small village of La Terrasse, near Grenoble, France, no one spoke about a number of Jews that took temporary refuge there. Some survived. Others were captured by the terrifying hands of the Nazis.It was only in 2011 that a teacher and director of the primary school in the village, Serge Mérandet, investigated with his pupils the history of the school at that time and discovered that a schoolgirl had been snatched from her class by the Nazis and murdered in Auschwitz, along with her family and other people who were hiding with them.

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A propos du roman « La Virevolte » de Nancy Houston

Michel Lehmann – Novembre 2021

Ce roman1 se déploie en deux parties dont les titres privilégient le point de vue de la danseuse, celui qui triomphe en quelque sorte dans le déroulé de l’histoire. Ces titres soulignent aussi la contradiction de Lin : le premier titre, « la soliste », désigne la jeune femme heureuse puis engluée dans sa vie familiale ; le deuxième titre, « la compagnie », son choix de rupture par rapport à la famille et donc d’une certaine solitude. Tension entre vie amoureuse, sexuelle et maternité d’une part et création artistique dans la danse de l’autre, tension qui ne se résoudra que dans la séparation et le cloisonnement.

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Sur deux écrits de Daniel Bartoli

Nizar Hatem – Novembre 2020

Voilà réunies deux interventions portant sur deux livres de Daniel Bartoli, Les passagers du Réel, pour un traitement possible de la psychanalyse et Cinq questions aux psychanalystes[1], tous deux publiés aux Editions des Crépuscules.  Daniel Bartoli, psychiatre de formation qui a longtemps exercé en institution, et psychanalyste, nous offre de façon condensée quelques traits marquants d’une réflexion sur sa pratique auprès de patients ou d’analysants, autant que sur sa participation au mouvement psychanalytique…

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À propos du roman « La musique » de Yukio Mishima

Albert Maître – Septembre 2020

UN CONTEXTE

Ce roman est paru en 1965, soit 20 ans après la capitulation du Japon, dans un pays qui s’est relevé de ses ruines et qui est en passe de devenir une puissance industrielle majeure, allant de pair avec l’ouverture du Japon sur le monde occidental. Cela n’allait pas sans bouleverser la tradition et plus particulièrement la place et la fonction de l’empereur dans la société nippone déjà entamée lors de la capitulation de 1945. Cette faillite d’un ordre patriarcal devait avoir des incidences sur la condition subjective et plus particulièrement sur l’émancipation des femmes.

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La psychanalyse aux temps du COVID19

Albert Maitre – Septembre 2020

Cet intitulé est une allusion au célèbre roman de Gabriel Garcia Marquez : L’amour aux temps du choléra, allusion fondée car la psychanalyse est aussi une histoire d’amour (mais pas sans haine) ; ce que Freud avait remarqué en précisant que le transfert n’avait rien à envier à un amour véritable.

L’épidémie actuelle avec ses mesures de confinement a impacté la pratique des psychanalystes et le recours aux séances téléphoniques est venu questionner le cadre habituel de notre pratique.

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Bitna, sous le ciel de Séoul

Christine Bigallet – avril 2020

Présentation effectuée le 9 février 2019 au cours de la journée Psychanalyse et littérature de la SPF à Grenoble

« … j’ai ce pouvoir de continuer ou d’interrompre le flux qui ajoute du temps à sa vie et retarde l’heure de sa mort ».

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Une passe réinventée

Pour la transmission de la psychanalyse

Séminaire organisé par les Cartels constituants de l’analyse freudienne,
les 1″ et 2 décembre 2018, à l’Institut protestant de théologie, 75014 Paris.

Le dispositif de la passe a connu des destins divers après la dissolution de l’EFP. Certaines associations l’ont abandonné en y substituant, éventuellement, d’autres dispositifs de nomination, d’autres l’ont repris tel quel, d’autres encore, enseignées par sa pratique, l’ont fait évoluer tant dans le dispositif lui-même que dans ses fins.
Lors de ce séminaire, les CCAF se proposent de vous faire part de leur expérience d’une passe inter-associative (avec Psychanalyse Actuelle, Insistance et d’autres analystes participant à titre individuel), qui se déroule depuis une vingtaine d’années.

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