Le Séminaire du GEPG 2026-2027

Le séminaire mensuel constitue un temps institutionnel où s’élaborent les incidences de la pratique sur la théorie et celles du lien social dans notre association. Si les discussions et lectures des textes aboutissent à des propositions de collaboration avec d’autres psychanalystes ou auteurs, c’est surtout du déplacement lié à la parole échangée dans ce dispositif que sont attendus des effets de transmission et d’enseignement.


Incidences de l’actuel sur la pratique analytique

La psychanalyse s’est inventée à partir d’une clinique socio-historiquement située, à savoir celle des symptômes névrotiques comme manières de mettre en question la fonction paternelle et donc de pointer l’enjeu d’une tension croissante entre la tradition et les bouleversements scientifiques, techniques et économiques du XIXème siècle.
Il fallait, en quelque sorte, que la cote de la science eut monté, de sorte que le symptôme cesse d’être une affaire religieuse, au point de croiser celle des humanités, pour qu’émerge ce geste consistant à lire dans les formes de la vie psychique la dépendance du sujet à des déterminations inconscientes. Restait à formaliser les aspects fondamentaux d’un cadre de la pratique analytique, projet qui aboutira au modèle de la cure type.

Un siècle a passé et le moins que l’on puisse dire est que la clinique n’est plus ce qu’elle était. La prévalence des dépressions, des addictions et des passages à l’acte, avec tous les chamboulements qu’elle implique, s’agissant du rapport à l’objet et à la parole, brouille les repères de la pratique analytique. Le transfert peut ainsi connaître des intermittences
surprenantes et la demande s’apparenter à une commande, alors que la concurrence se fait rude sur le marché de la « santé mentale ».


La psychanalyse peut-elle alors devenir obsolète ?

Certainement pas par disparition de la souffrance psychique, à en juger par la détresse et l’errance de nombre de nos contemporains, dont beaucoup de jeunes. On voit mal, également, comment penser l’expérience humaine en dehors de cette matière première de l’analyse qu’est la parole. La structure du sujet ou la fonction de l’analyste, enfin, ne cessent d’être formalisés comme des universaux dans une large part de la littérature analytique.

Les psychanalystes n’en sont pas moins interpellés avec insistance par le décalage entre ce qui s’était institué comme cadre de leur pratique et les conditions actuelles de leur pratique. Il s’agira cette année de savoir comment ils se débrouillent avec ça, voire mieux : ce qu’ils pourraient en apprendre.

Le 2ème mardi du mois (hors vacances scolaires) à 20h30
A partir du 8 septembre 2026
Au café associatif La chimère citoyenne, 12 rue Voltaire, 38000 Grenoble
Pour tout renseignement, s’adresse
r à secretariat@gepg.org

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