En pratique, … l’inconscient.

Séminaire proposé par Daniel Augrain

Dans la pluralité de nos exercices professionnels, nous sommes confrontés à divers troubles :

symptômes à expression corporelle, conduites impulsives- compulsives, troubles du langage et de la personnalité, troubles de l’humeur et de l’interprétation du lien à l’autre.

Chaque fois, une répétition est à y repérer, avec des éléments d’automatisme, qu’en 1920, Freud dans « au-delà du principe de plaisir » reprendra comme pulsion de mort à côté des pulsions de vie, en abordant l’effroi dans les troubles post traumatiques et l’entrée dans la parole par le jeu chez l’enfant.

En chaque rencontre, où nous sommes affectés en tant que « impossible »,-mention du réel chez Lacan-, comment considérer des traces; entrer dans une lecture parmi un champ d’identifications  transgénérationnelles trop explicites ou à déchiffrer ? aussi bien à considérer dans des champs de discours d’où le sujet s’est effacé ?

Comment l’abord de ces traces peut augurer d’un affranchissement ?

Pour ces questionnements, nous convoquerons divers écrits psychanalytiques, qui pourront être proposés par chacun.

 

 

Le séminaire se réunira lors d’un troisième jeudi du mois : les 18/10 et 15/11/2018; les 17/01/2019, 14/3/2019, 17/4/2019, 4/5/2019 et 12/6/2019 à Valence en lieu à préciser.

Pour participer, nous contacter sur le site.

Le désir

Séminaire proposé par Isabelle Carré avec l’aide et la participation actuelle d’Anne Ermolieff, Sylvie Frachon, Graziella Ianonne, Jean-Pascal Chichignoud, Christine Zambelli, Martin Juren, Agnès Chichignoud, Joelle Estivals, Jean-Claude Kretzschmar.


Notre précédent travail nous a conduit à réfléchir aux différentes tentatives inventées par le sujet pour maintenir l’angoisse à distance. Le symptôme s’apparente souvent à un essai inconscient de résolution de l’angoisse qui échoue, une barrière contre celle-ci qui ne suffit pas à endiguer les marées montantes. L’angoisse est comme un signal qui attend d’être déchiffré.

L’angoisse de séparation implique avant tout la crainte de ne pas réussir à se séparer, et éclaire la notion d’espace nécessaire pour que le manque existe.

Le maintien ou le lien indéfectible à l’objet, la recherche de satisfactions immédiates, les emprises amoureuses, les folles guerres de séparation qui envahissent les tribunaux, les enfants comme objet d’échange, l’addiction et la dépression au sens large, les syndromes anxieux généralisés ou d’épuisement de plus en plus fréquents, interrogent tout autant l’angoisse de la perte de l’objet que le désir du sujet.

Les nouvelles identités de genre (« non genre, non binaire ou genre fluide»…) questionnent également l’analyste qui écoute. Dans plusieurs pays, le sexe neutre ou troisième sexe est déjà reconnu légalement.

Qu’en est-il du désir du sujet? Que signifie « objet du désir »? Nous dériverons ainsi sur ces concepts complexes de l’angoisse et du désir.

Nous débuterons avec le livre « Les amoureuses » de Clotilde Leguil, et le chapitre qui évoque le film de David Linch, Mulholland Drive.
Nous travaillerons également sur le texte de Serge Tisseron dans « Les neurosciences expliquent la psychanalyse. », sur le Séminaire X de Jacques Lacan, « L’angoisse », et la lecture qu’en propose Jean Ansaldi.

Nous débuterons le mardi 16 octobre puis le troisième ou quatrième mardi du mois, selon les vacances scolaires,  à 20h30.

Pour de plus amples informations nous contacter sur le site.

 

 

Du contre-transfert au désir de l’analyste

Séminaire proposé par Albert Maître

Les applications de la science montrent ce qui caractérise sa méthode : réduire le cas particulier à un élément d’une série universalisable et donc équivalent à tout autre cas de la série. Si la pratique de la psychanalyse relevait de l’application d’une technique, ce qui confirmerait son appartenance à la science, alors nous pourrions généraliser le déroulement de la cure de tel ou tel type de symptôme. Si cet espoir a pu animer l’idéal scientiste de Freud, à ses débuts, il s’est vite rendu compte que la pratique de la psychanalyse ne relevait pas du sériel mais du singulier et que ceci se manifestait selon les modalités du transfert et du contre transfert. De plus ces notions, qui auraient pu être réduites à des « impuretés » de la pratique, si on file la métaphore chirurgicale chère à Freud, se révélaient au contraire le terrain sur lequel se jouaient l’orientation et la finalité de la cure. Au point que l’école anglaise fût amenée à privilégier le contre-transfert comme guide de l’interprétation. On se souvient que Lacan en fît une critique, soulignant qu’ainsi le discours de l’analysant pouvait être méconnu si l’analyste ne se fiait qu’aux affects induits par ce discours. Il y opposa la notion du désir de l’analyste comme agent de l’orientation psychanalytique, notion qui a connu plusieurs formulations tout en gardant une part d’énigme ce qui nous amène aujourd’hui à reprendre cette question.

Mais nos questions nous viennent aussi du discours circulant dans le social et cette notion du désir de l’analyste est d’autant plus sollicitée que la pratique des analystes aujourd’hui peut de moins en moins s’appuyer sur le « cadre de la cure-type » du fait que l’analyse et l’investissement qu’elle demande ont tendance à être inaudibles dans un monde où l’objet semble être à disposition par un simple clic.

L’analyste est donc amené à inventer sans cesse sa pratique dans la diversité des demandes et il est conduit souvent à se demander si celle-ci relève encore de la psychanalyse dans la mesure où son cadre est souvent flou, en tout cas, n’est plus celui de la cure-type. Il s’avère donc que, finalement, l’orientation analytique de notre pratique, aujourd’hui, repose plus que jamais sur le désir de l’analyste. Raison suffisante de le faire exister par nos échanges.

 

Le séminaire aura lieu les lundis 19 novembre, 17 décembre 2018,

21 janvier, 18 mars, 20 mai 2019, à 21 heures au salon Puy de la Clinique du Grésivaudan à La Tronche 38700