GEPG - Psychanalyse

L’angoisse face aux changements, vacillement des certitudes au regard de la psychanalyse

Séminaire de l’I-AEP organisé par Analyse Freudienne

Nous assistons, avec la pandémie, à une mise en cause de la place du discours scientifique, en tout cas, de la place de certitude que ce discours avait eue jusqu’alors.

En effet, chacun y est allé de son avis, ou encore a fait appel au bon sens, et les contradictions n’ont pas manqué, plutôt que d’invoquer ce qui faisait trou dans la connaissance en matière de nouveau virus.

Mais avoir un « avis » n’apporte en aucun cas la garantie de la justesse ou de la fausseté d’un énoncé scientifique, pas plus d’ailleurs que prétendre au bon sens dont la science n’a que faire et encore moins de la bureaucratie des apparences …

Quelles en sont les conséquences sur ce que Lacan a introduit à propos du sujet dans le lien social ?

Rappelons que ce lien se repère dans la façon dont les quatre discours tournent les uns par rapport aux autres.

Évidemment, la place particulière du discours de la science au sein des Quatre discours implique que si celui-ci vacille ; c’est alors la place de la vérité qui est remise en question, laissant ainsi la place à toutes les options religieuses pour le remplacer.

Il y a donc confusion entre la recherche d’un côté, qui procède par contradictions, et la science de l’autre, supposée apporter quelques certitudes que les scientifiques ne peuvent apporter à la hâte.

Par ailleurs, mais dans le même mouvement, on ne peut plus s‘appuyer sur la différence des sexes et ce qu’elle garantissait, puisque la différenciation avec la théorie du genre est venue la mettre en question.

Un second vacillement est donc survenu et a ébranlé ce bel édifice, qui avait fait fonctionner la famille bourgeoise jusqu’alors, dépliant ainsi le réel d’une façon bien différente.

En effet, « trans » et « drag queen » contribuent à déconstruire peu à peu nos identités sexuées jusqu’à laisser émerger aujourd’hui de nouvelles questions chez les enfants, notamment chez ceux qui réclament un changement de sexe.

Comment ne pas entendre l’angoisse que ces différents changements sur nos fondamentaux apportent, jusqu’à hisser le terme d’angoisse à son statut social ?

Nous sommes en effet à l’aube d’un grand bouleversement dont les conséquences sur nos certitudes sont encore peu perceptibles ; pourtant, comment envisager ces éléments à partir d’une psychanalyse qui ne se satisferait plus du semblant ?

Juillet 2022 à Séville

Le savoir et la limite du savoir au sujet de la position féminine

Séminaire de l’I-AEP organisé par Gezelschap voor Psychoanalyse en Psychotherapie (GPP) & Le Questionnement Psychanalytique

Compte tenu du détachement introduit par la pandémie et des tonalités parfois « aiguës » des échanges lors de la réunion Zoom du séminaire de juin, il nous semble opportun de ne pas présenter un argument en extension, mais d’exprimer plutôt une idée centrale à laquelle chacun pourra répondre. En plus de cette idée au centre de notre rencontre, il nous semble important de souligner l’importance de revenir à un échange nourri de points de vue multiples et variés, caractéristique aux séminaires de l’I-AEP.

« Que veut une femme ? », demande Freud. Qui doit répondre ? À qui s’adresse la question ? En tout cas, aux psychanalystes… S’il y a un savoir à tirer de cela, il faut le chercher dans le champ de la psychanalyse. Les secteurs médicaux et sociologiques ont peu à dire sur la subjectivité du désir : « Qu’est-ce que je veux, qu’est-ce que l’autre attend de moi » est l’axe central du questionnement psychanalytique.

Mais la constitution d’un savoir dans une formalisation de la sexuation est-elle une réponse à toutes les questions, y compris celle de Freud « Que veut une femme » ? Ou bien se pose là immédiatement la question du « pouvoir » et de la résignation à ce savoir ?

De plus, n’est-il pas évident que toute formalisation aboutit à une fin ouverte, comme quelque chose d’insurmontable ? Et plus précisément à l’endroit d’une position féminine, qui représente peut-être le « roc » du Réel d’une façon singulière ; où l’on ne peut qu’espérer que dans un coup de génie exceptionnel puisse effectivement franchir cette barrière, laissant les autres sans mots ?

Peut-être que la remise en question de sa propre féminité (quel que soit le sujet à qui on s’adresse : qu’il s’agisse d’un homme, d’une femme ou d’une personne issue de la communauté LGBT+) pourrait offrir une issue possible. Et peut-être qu’à partir de là, une réponse créative prendra le pas.

Samedi 4 et dimanche 5 décembre 2021 à Gand, Belgique

Dimensions actuelles du féminin

Séminaire de l’IAEP organisé par les Cartels Constituants de l’Analyse Freudienne (CCAF)
Samedi 5 et Dimanche 6 juin 2021

Le bruit du monde s’invite sur les divans… s’invite au séminaire de l’I-AEP.

Parce que des femmes ont parlé du corps des femmes (#MeToo),
parce que des femmes se sont levées et ont claqué la porte lors de la remise d’un prix,
parce qu’encore aujourd’hui on tue des êtres humains parce qu’ils sont des femmes, (féminicides),
il est difficile de ne pas tenir compte des bouleversements sociétaux, des mouvements féministes, lorsqu’on est citoyen ou citoyenne.

Et lorsqu’on est praticien.ne de la psychanalyse ?

Faisons l’hypothèse que quelque chose de radicalement nouveau se produit aujourd’hui dans le rapport des humains à leur sexualité, à leur sexe, à leur genre ; les psychanalystes ne se doivent-ils pas d’aborder ces changements ? Et est-ce que ces derniers permettent de définir du nouveau dans les figures ou les dimensions du féminin ?
Comment des psychanalystes, qu’ils se reconnaissent homme ou femme ou pas, parlent de ces questions aujourd’hui ? La psychanalyse se révèlera-t-elle capable d’être à l’écoute de la subjectivité de l’époque ? Ou se limitera-t-elle à la répétition du déjà compris, du trop « bien entendu » ?

Nous vous proposons d’essayer, ensemble, de défricher à nouveau ce champ du « féminin » si souvent considéré comme une terra incognita, et de travailler en cartels inter-associatifs pour préparer ce séminaire, ce qui n’exclut pas les cartels d’associations ou les recherches individuelles.
Pour orienter ces travaux, nous vous proposons les axes suivants, liste non exhaustive que chacun(e) pourra compléter le cas échéant.

  • Y a-t-il équivalence entre féminin et femme ? Et donc entre masculin et homme ? Peut-on dire le féminin sans l’essentialiser ? Et sans renforcer du coup l’essentialisation du masculin ?
    Le concept du genre sème depuis quelques années le trouble dans nos théories du féminin et du masculin, l’émergence des questions posées par les personnes « trans » renforce ce trouble. Le sexe est-il soluble dans le genre ?
    La langue parlée dans le discours analytique n’a-t-elle pas de genre ? Le sexe du psychanalyste ne compte-t-il pour rien dans cette affaire ?
  • Comment nouer le problème sociétal des féminicides et la singularité de ce qui s’entend dans notre pratique ? « Féminicide » » peut-il s’entendre comme un « tuer la femme » lorsque celle-ci laisse tomber ce qu’elle emportait/comportait jusqu’alors de maternel (dans le couple) ?
    Quel est « l’effet-mère » ici en cause ?
  • Comment résonnent dans les analyses ce que les médias nomment « des affaires » : la question du consentement (Le consentement, Vanessa Springora,) celle de l’inceste (La familia grande, Camille Kouchner), mais aussi ce qui se propage à bas bruit : le choix de l’abstinence sexuelle par un certain nombre de jeunes adultes.

Présent et avenir de la psychanalyse ou Ce qu’il en coûte, aujourd’hui, d’être freudien

Séminaire de l’IAEP organisé par Le Coût Freudien
Samedi 5 et dimanche 6 décembre 2020

Tout au long de son œuvre, poursuivant les investigations fécondes de Freud et relayant ses habitudes, Lacan n’aura jamais cessé de visiter ces croisements psychiques dès l’entrée desquels se produit un refoulement né des rencontres et des heurts entre le sujet et l’Autre.

Soucieux, lui-aussi, de donner du sujet – comme de la psychanalyse – une définition structuraliste et non-pas essentialiste, Lacan aura maintenu ouverte la voie pour que puisse être entendu que le sujet ne se comprend que comme se pense l’Autre, à savoir dans sa relation, voire sa dépendance à l’Histoire. Ainsi, écrivait-il : « Il n’y a évidemment pas de structure sans référence à l’histoire »1. Quitte à prendre en compte les lieux et les temps où des modifications de l’Histoire, de l’Autre et de l’Inconscient se font jour. Parfois, presque d’un jour à l’autre.

Mille et une questions, comme autant de nuits, se posent alors aux psychanalystes, ce jour.

En savoir plus

Une expérience sans projet. Entre la cure et la passe.

Séminaire I-AEP (6 – 7 juin 2020)

La question de la guérison n’est évidemment pas nouvelle dans la réflexion des psychanalystes et, négligeant ici la complexité du débat théorique, nous entendons baser notre proposition de réflexion sur le Lacan des Écrits, précisément dans les « Variantes de la cure-type »:
Pas d’arrêt qui fait pas d’entrée à son problème, de rappeler ce qu’on pressent dans le public : à savoir que la psychanalyse n’est pas une thérapeutique comme les autres. Car la rubrique des variantes ne veut dire ni l’adaptation de la cure, sur des critères empiriques, ni disons-le, cliniques, à la variété des cas, ni la référence aux variables dont se différencie le champ de la psychanalyse, mais un souci, voire ombrageux, de pureté dans les moyens et les fins, qui laisse présager d’un statut de meilleur aloi que l’étiquette ici présentée.
Il s’agit bien d’une rigueur en quelque sorte éthique, hors de laquelle toute cure, même fourrée de connaissances psychanalytiques, ne saurait être que psychothérapie.

Psychanalyse, art… et au-delà

Portrait d'Alain Didier Weill

Séminaire de l’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse sur les pas d’Alain Didier-Weill

vendredi 31 janvier 2020
samedi 1 février 2020
dimanche 2 février 2020
Lieu : FIAP Rue Cabanis, 30 Paris

Présentation du film du premier congrès Inter-Associatif Européen de Psychanalyse de 1991 suivi d’un débat.

Film IAEP 1991

Ce congrès a eu lieu à la Sorbonne 10 ans après la mort de Lacan, initié par Alain Didier-Weill et quelques autres, il avait pour but de reprendre langue avec les nombreuses associations qui s’étaient formées après la Dissolution de l’École Freudienne de Paris. Quelles avancées avaient produit ces différentes associations, pouvions-nous en débattre ? C’est dans cette optique que fut imaginé ce congrès. Nous étions quatre pour l’organisation de ce congrès dont la préparation fut longue, et nous avions la veille du congrès obtenu 240 inscrits. Quel ne fut pas notre étonnement quand nous avons découvert 1260 analystes venus le matin même pour participer à ce Congres. Il fallut batailler avec l’administration de la Sorbonne pour qu’elle accepte de faire rentrer 1260 personnes dans un amphi de 800 personnes. Vous le verrez l’amphi était surchargé, mais ce fut pour nous la preuve que ces retrouvailles étaient souhaitées par un très grand nombre d’analystes. Qu’en est-il aujourd’hui ?
La qualité de l’image de ce film est médiocre, mails il nous permettra peut-être de débattre à nouveau sur le devenir de nos associations après Lacan.
C’est également un hommage à Alain Didier-Weill qui nous surprit avec cette petite pièce de théâtre qu’il avait écrite à la hâte pour ce congrès et qui mettait en scène l’après-freudisme et la récupération et la falsification entreprises par Ernst Jones dans sa biographie de Freud.
De quoi reprendre le débat, dans le contexte actuel …

Alain-Didier Weill, après la dissolution de l’École Freudienne de Paris, a participé à la fondation du Mouvement du Coût Freudien, et à la fondation du mouvement Insistance qu’il animait encore en 2018. ADW a toujours créé des liens entre art, psychanalyse et politique autant dans sa vie que dans ses œuvres théoriques et ses pièces de théâtre. La revue Insistance, publiée chez Ères, en témoigne depuis 13 années. Le numéro 14 lui est dédié.

L’Inter, nom de naissance d’alors, n’était pas encore européen. Il était en ébullition. L’immense qualité de rassembleur d’Alain Didier-Weill a créé, avec Michel Guibal notamment et d’autres, la vague qui nous porte encore aujourd’hui. Depuis lors des associations ont décidé devant ce succès d’aller de l’avant. Des associations de différents pays, dont le Groupe psychanalytique de Chengdu (Chine), ont choisi à Bruxelles en 1995, le nom d’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse.
Beaucoup d’événements ont eu lieu depuis, départs de certaines associations, arrivées de plusieurs autres… Et des avancées nombreuses car les associations à l’I-AEP forment un réseau traversé par les questions qui concernent les liens entre psychanalystes. Et la responsabilité face à des décideurs politiques prêts à attaquer notre discipline, beaucoup plus qu’auparavant nous a mis au travail.
Ainsi l’apport de questions actuelles sur la féminité a à prendre de plus en plus de place contre les enjeux de pouvoirs qui nous assaillent sur le mode plutôt masculin. Et par ailleurs le fait associatif, au vu du grand nombre de Groupements Psychanalytiques, et les nécessités spécifiques à chaque association, a à être ré élaboré sans cesse. Notamment l’impact grandissant des pouvoirs publics a obligé l’I-AEP à se transformer en association 1901 pour prendre des décisions face à des dangers où le désir de l’analyste risque d’être submergé par l’institutionnel et le politique. En particulier l’aspect libérateur et émancipateur de l’Inter à son début est-il entamé par une telle inscription sous l’égide de la loi de 1901 qui met pourtant, mais à quel prix, l’I-AEP en posture de répliquer plutôt que d’attendre la mise au pas de notre discipline dans le champ de la Santé mentale…

Lors de la journée du samedi, nous tenterons de dégager l’apport singulier d’Alain Didier-Weill à la psychanalyse en particulier sa conception du réel exposée principalement dans « Un mystère plus lointain que l’inconscient » (Aubier,zow). Quelques courtes interventions introduiront les trois tables rondes ci-jointes.

Insistance et Transmission

Animation Anne Santagostini

Cette table ronde sera consacrée à la mise en perspective de l’Inter-Associatif. Pensé dès 1991 lors du colloque à la Sorbonne, l’essence de l’Inter-Associatif, c’est ce trait inter, signe de l’hétérogène soutenu par les associations.
Michèle Skierkowski (CCAF) rapportera les entretiens qu’elle a eus avec Michel Guibal et Alain Didier-Weill, fondateurs avec d’autres, de l’Inter-Associatif de Psychanalyse (avant de devenir Inter- Associatif Européen de Psychanalyse en 1994, puis constitué en association régie par la loi 1901 en 2013).
Ensuite le bref exposé d’une mémoire singulière ouvrira les échanges avec les participants.

Le réel pour Alain Didier-Weill

Animation Sophie Collaudin

Le « oui » originaire (Bejahung) au logos est, pour S.Freud l’acte psychique fondateur de l’inconscient, pour J. Lacan il permet à travers une «jouissance autre » un lieu d’existence à un commencement : « le réel ». Ce réel créé par le « refoulement originaire » opéré par le verbe, et noué par l’imaginaire au symbolique se situerait entre le verbe et le corps et n’est pas l’expérience d’un signifiant renvoyant à un autre signifiant. A. Didier-Weill en ayant visité les sources de Freud et de Lacan et bien d’autres, et écouté des artistes, propose, à partir par exemple de la métaphore du danseur ou du potier, une dynamique de ce réel pouvant ouvrir des voies vers d’inouï, l’invisible, et donc une autre écoute. Si les psychanalystes ne désespèrent pas du réel, même les personnes figées dans l’autisme, la schizophrénie, la mélancolie pourraient peut-être trouver un « signifiant nouveau » soutenant leur vie réelle et symbolique. Quelle est la singularité de son travail concernant le réel et quelles ouvertures apporte-t-il au travail psychanalytique ?

« J’ai essayé d’introduire quelque chose qui va plus loin que l’inconscient »

Animation Pierre Boismenu

Alain Didier Weil reprenant cette suggestion de Lacan du 16 novembre 1976, s’est employé à en soutenir le questionnement jusqu’à son presque dAlain Didier Weil reprenant cette suggestion de Lacan du 16 novembre 1976, s’est employé à en soutenir le questionnement jusqu’à son presque dernier livre au titre explicite : « Un mystère plus lointain que l’inconscient ». C’est en effet la pratique analytique elle-même qui exige d’aller au-delà de ce sur quoi a buté Freud et que Lacan a formulé comme « au-delà de l’Œdipe » voir « au-delà de la castration », pour que l’acte analytique soit effectif. Comment rendre compte que le refoulement originaire peut être au moins partiellement rejoué ? Qu’est-ce qui pousse à advenir à la parole un simple vivant ? … Les théorisations sans cesse remises sur le métier qu’ADW nous propose en répondent en prenant le risque de côtoyer le mythe, la religion, la métaphysique, la musique, etc. puisque le logos est ici débordé dans sa capacité à rendre raison de ce qui en précède l’institution. Comment entendre ce pas-au-delà ?

L’exercice laïque de la psychanalyse en Europe

Organisé par la coordination de l’I-AEP
le samedi 2 et le dimanche 3 juin 2018
Le lieu : Centre d’Action Laïque
Campus de la Plaine – ULB CP. 236
(accès 2)
1050 Bruxelles – Belgique

Accueil le samedi a 9h30

Avec la participation de :

  • Introduction par Maryse Martin (Cercle Freudien)
  • cartel « solitude et lien social entre analystes » Jean-Pierre van Eeckhout (GPP) et Joseph-lê Ta Van (Acte Analytique)
  • Giovanni Callegari (Sotto la Mole) « Pour un lien social entre analystes en Europe »
  • Radjou Soudaramourty (Analyse Freudienne) « La psychanalyse comme symptôme social » – Franco Quesito (Sotto la Mole) « Exigences et Nomination »
  • Texte de Nizar Hatem et Albert Maître (GEPG)
  • Comunità Internazionale di Psicoanalisi
  • Roberto Cheloni (juriste et psychanalyste, Instituto Freud Treviso) « Adversus Europam : Corporativismo contro Psicoanalisi in Italia »
  • Luciana la Stella (Opifer) « Le désir du psychanalyste en sa position et sa rencontre avec l’état »
  • Léo Ruelens (EBP) et Alessandra Guerra « Le politique, le juridique et le social »
  • cartel « Pour la fondation d’une hétérotopie » (Giovanni Sias, Jacques Nassif, Franco Quesito, Giovanni Callegari)
  • Eugène Perla (Psychanalyse Actuelle) « titre à préciser »

La matinée du dimanche débutera à 9h30 et par les retour des rapporteurs du samedi.

  • conclusion par Guy Mertens (Questionnement Psychanalytique)

Manifeste pour la préservation des CMPP et la liberté d’exercice de ses acteurs.

La Haute Autorité de Santé vient de publier un guide sur les Troubles Spécifiques du Langage et des Apprentissages (TSLA), promulguant une vérité d’État : les troubles « dys », les TSLA, seraient la conséquence de troubles cognitifs spécifiques neuro-développementaux.
La Haute Autorité de Santé y établit des « parcours de soins », auxquels tout professionnel ou structure doit se conformer afin de respecter le cahier des charges, au risque de ne pas être reconnu par les Agences Régionales de Santé qui financent et contrôlent l’application de ces directives.
L’organisation technocratique de cette planification des soins exclut tout avis ou toute pratique autre que ceux prescrits par la Haute Autorité de Santé. Elle tend à uniformiser progressivement et contrôler souverainement la totalité du champ des soins psychiques.
Les professionnels des Centres Médico Psycho Pédagogiques, par l’histoire et les pratiques spécifiques de ces institutions – avec l’Éducation Nationale par exemple – ont acquis un savoir sur le travail avec les enfants et les parents qui y sont reçus. Ce guide de la Haute Autorité de Santé les en dépossède, nie leur liberté de choix et leur responsabilité. Il réduit les professionnels des CMPP au rôle de techniciens justes bons à exécuter des procédures formatées par des « experts » dont l’idéologie technocratique s’inspire de l’Organisation Scientifique du Travail du taylorisme ou du néo management. Les enfants y sont réduits à leur trouble, isolé de toute dimension subjective et signifiante.
Nous nous opposons à ces guides univoques et exclusifs qui ne supportent aucune complexité ni controverse, aucune pluralité des pratiques et diversité des références. L’application de ces guides et de ces parcours de soins signent la disparition programmée des CMPP. Nous demandons que la liberté et la responsabilité clinique des personnels soient respectées, que la pluralité des approches reste reconnue et que ces professionnels puissent exercer leurs métiers sans être confondus avec des exécutants d’une idéologie officielle, autoritaire et absolue.

Réagissons aujourd’hui à ce qui est présenté comme inéluctable, car demain il sera trop tard.

Désir du psychanalyste et désir d’institution

SEMINAIRE I-AEP (Inter-Associatif Européen de Psychanalyse) organisé par Acte-Psychanalytique

Samedi 1 et Dimanche 2 juin 2019
39 Av. De la Porte de Hal
1060 Bruxelles

Préambule

« Pourquoi devenir psychanalyste ? », telle est précisément la question princeps du « désir d’analyste » et en corrélation, la possibilité de sa transmission, et du coup l’enjeu même du « désir d’institution ».
Non point l’institution entendue au sens classique, comme venant de l’extérieur, transcendantale, déjà là, à laquelle l’analyste se souscrit – à l’image de la Vérité éternelle et révélée –
Mais, plutôt, une institution qui sera « l’unité topologique des béances en jeu » !
Dit autrement, elle sera ACEPHALE, différente des « communautés analytiques » existantes, avec pignon sur rue, dotées souvent d’un « éléphant » ou plus, garantissant de ce fait l’attrait, voire l’attraction, qui fera nombre assuré.
Mais, une communauté toujours à venir, dans le sens de « la communauté… », dont « désœuvrée » au départ, pour arriver à « désavouée » en passant par « inavouable ».
« Le désœuvrement est ce par quoi l’oeuvre n’appartient pas à l’ordre de l’achevé, ni d’ailleurs de l’inachevé: elle ne manque de rien tout en n’étant rien d’accompli. » (in « La communauté désavouée », JL. Nancy, Ed.Galilée 2014, p.27)
L’échange de travail de pensées intense entre Jean-Luc Nancy et Maurice Blanchot, prenant comme pivot, ou gond, Georges Bataille dans sa radicale mise en cause des idées « communautaires », aboutit à l’aveu d’échec de celui-ci.
L’échec « fut (…) le symptôme d’une aporie constitutive de l’époque alors inaugurée – qui est encore la nôtre : l’absence de tout antagonisme sérieux à la civilisation déterminée par le capitalisme. » (ibidem, p.35)
Cette communauté, toujours à venir, ou à l’horizon !, non au sens de JP. Sartre avec le « communisme » comme horizon indépassable, mais « le communisme », selon Blanchot, au sens de « ce qui exclut (et s’exclut de) toute communauté déjà constituée ». (op cit, ibidem).
Dit encore autrement, « L’infini s’ouvre dans la « passion » du rapport – « la  communication des passions » étant l’expression de Bataille pour nommer ce dont « le sacré » n’était peut-être « qu’un nom purement pédant ».
« Ce qui se communique n’est pas une substance commune mais le fait même d’être en rapport, la « contagion » qui est un autre nom pour la « communication » et par laquelle ne se transmet rien d’autre que précisément le fait qu’il y ait transmission, passage et partage. »

Fonctionnement

Concrètement, ce que nous vous proposerons, nous inspirant de l’idée de Nancy, à ce séminaire, c’est un dispositif qui soit à même, « de mettre à nu ceci : rien n’est donné, ni au début, ni à la fin, comme l’unité substantielle d’une communauté mais « la communauté » nomme le fait d’un partage incessant qui répartit rien de donné mais qui se confond avec la condition d’être-exposé. » (Nancy, op cit, p.35).
Aussi les participants sont-ils invités à y venir, sans préparation préalable, prêts à jouer les témoins de leurs propre expérience et intérêt psychanalytique.
Que nous tenterions, ensemble, d’échanger autrement que dans un fonctionnement-type de tous colloques ou congrès.

Bienvenue

Aux personnes ayant la « foi » en la « psychanalyse » (celle-ci prise non pas comme quelques « weltanschauung », philosophie, science occulte, technique de développement…,etc, mais plutôt comme « la mise en question du psychanalyste ») afin de réaliser l’expérience d’une « foire Autre », sans finalité d’un marché connue.

« La foi, c’est la foire. Il y a tellement de fois, vous comprenez, de fois qui se nichent dans les coins, que malgré tout, ça ne se dit bien que sur le forum, c’est-à-dire la foire »

Jacques Lacan, Conférence de presse à Rome, le 29 octobre 1974

Pourquoi des associations de psychanalyse ?

Organisé par le Cercle Freudien
Espace Inkermann, samedi 7 et dimanche 8 juin 2008

L’invention freudienne ne peut s’envisager sans l’existence d’une « communauté d’expérience », sans confrontation à quelques autres.
Cette nécessité s’impose pour penser la fin de la cure du psychanalyste, et aussi, pour assurer et maintenir la spécificité de notre discipline, en soutenir la laïcité.
Cette nécessaire communauté d’expérience s’organise pour l’essentiel en associations. Sur quoi se fondent-elles ?
Lacan a mené une critique argumentée des sociétés psychanalytiques traditionnelles, de leurs impasses, de la psychologie des foules qui y règne, liée à la mise en jeu de la fonction de l’idéal. A-t-il évité, avec son école, les écueils fermement dénoncés ? Cependant, une telle critique invite à penser les regroupements qui sont les nôtres selon des modalités plus directement en référence avec le savoir de la singularité et de la solitude de l’acte qui nous revient.
Qu’elles se désignent association, cartel, forum, société ou cercle, qu’elles se veuillent psychanalytiques, de psychanalyse ou de psychanalystes, une très grande disparité caractérise les associations existantes, du moins pour ce qui est des principes qu’elles se donnent. Ces différences touchent à la formation, l’enseignement, la manière de penser le lien entre ceux qui sont concernés par la psychanalyse. Elles ont trait surtout aux questions liées à la fin de l’analyse, au passage à l’analyste et à la façon d’en prendre acte au sein de la collectivité ; passe ou autres dispositifs comme la procédure d’inscription pour le Cercle Freudien. On les retrouve également lorsqu’il est question de la place de la psychanalyse et des psychanalystes dans le champ social et des relations avec les autorités.
Cette disparité de principe est-elle uniquement formelle ou recouvre-t-elle une différence de fait ? La spécificité, de nom, d’organisation, de style, est-elle uniquement l’effet du narcissisme de la petite différence ou permet-elle une appréhension à chaque fois singulière de l’objet qui est le nôtre ?
Lors du séminaire des 7 et 8 juin prochains, nous nous proposons d’aborder les questions liées au rôle de nos associations dans les trois registres de l’extension du champ freudien, de l’élaboration du passage à l’analyste et de la laïcité de notre discipline.

samedi matin : Pourquoi ou pourquoi pas des associations ?

  • 9h30-11h Président de séance : K. Lambers (EBP-BSP)
    Ouverture : D. Weiss (CF)
    L’idée de « plusieurs » en psychanalyse C. Rabant (CF)
    Atelier-débat Inter-associatif
  • PAUSE
  • 11h30-13h Président de séance : D. Van Bunder (GPP)
    Une communauté de l’impossible J. Félician
    Pourquoi des associations de psychanalyse ? J-P Winter (MCF)
  • Atelier-débat Inter-associatif
  • 13h30 – Repas au restaurant du Musée des Beaux-Arts

Samedi après-midi :

Fin de l’analyse et transmission ; modalités et enjeux au sein des associations

  • 15h-16h30 Président de séance : M.J Corentin-Vigon(GAREFP)
    De la procédure d’inscription au Cercle Freudien P. Belamich (CF)
    L’impossible passe O. Grignon (CF)
    Atelier-débat Inter-associatif
  • PAUSE
  • 17h-18h30 Président de séance : F. Cohen ( CF)
    La part non institutionnalisable de l’analyste A. Didier-Weill (I)
    Et la transmission de surcroît ? D. Bonetti (QP)
    Atelier-débat Inter-associatif

Samedi soir : Repas au restaurant du Septentrion et soirée dansante

dimanche matin : Quelle politique pour les associations ?

  • 10h-12h30 : Présidente de séance
    Cartel inter-associatif : soutenir les contradictions
    J-J Blévis (CF), E. Didier (PA – CCAF),
    F. de Rivoyre (CF- EA),
    L. Ibáñez Márquez (CCAF), D. Weiss (CF)
    Une politique d’association J. Florence (EBP-BSP)
  • Clôture : M. Hessel (CF)

Les formations du psychanalyste

Séminaire de l’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse organisé par le Questionnement Psychanalytique

Le désir de l’analyste, en tout cas, ne peut nullement être laissé en dehors de notre question, pour la raison que le problème de la formation de l’analyste le pose. Et l’analyse didacticienne ne peut servir à rien d’autre qu’à le mener à ce point que je désigne en mon algèbre comme le désir de l’analyste.

Jacques Lacan, Le Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux, Le Seuil

Les formations du psychanalyste, intitulé proposé par le Questionnement Psychanalytique pour le Séminaire Inter-Associatif, s’inscrit pour nous, tout d’abord, comme une question ouverte au débat.
Cette question s’impose dans l’expérience et le fonctionnement de notre groupe à l’heure où, du dehors de notre enceinte, insiste une pression étatique qui nous conduit à revoir et à approfondir les signifiants qui nous constituent comme groupe apte à produire ses lettres de crédit.
Il appert, sous cette insistance, que nous avons à répondre sur ce qu’il en est de la formation de nos membres sous peine de nous retrouver embrigadés sous d’autres gouvernes très éloignées de l’éthique de ce qui, depuis Freud et Lacan, fait enseignement pour chacun d’entre nous.
Nous écrivons « les formations du psychanalyste » nous soutenant d’une pluralité ouverte.
Le fondement de la formation est, assurément, la cure personnelle, en tant que telle sans garantie officielle d’aucune sorte.
D’autre part, il est tout aussi évident que le désir mis à l’épreuve durant la cure personnelle peut parfois se déployer dans l’engagement de l’analysant à se risquer à devenir psychanalyste. Cette sorte de virage, que certains dispositifs visent à mieux cerner, fait l’objet d’un questionnement quant à la position adoptée afin de permettre à d’autres l’expérience d’une cure.
La question des formations du psychanalyste ne peut en rester à ce moment de passage, sauf à le considérer comme sans cesse remis en cause à chaque entame d’une cure nouvelle et même, faut-il le souligner, à chaque séance.
C’est dire que de formations il ne peut y avoir que dans le désir renouvelé de l’acte qu’il induit et qui est à charge de l’analysant.
Encore faut-il que l’analyste n’y fasse objection, fût-ce à son insu.
Les diverses modalités d’entretien de ce désir de l’analyste en passe nécessairement, selon nous, par la confrontation aux pairs, eux aussi engagés dans la même éthique dont l’essence, justement, est de conserver l’enthousiasme de l’entreprise tout en s’abstenant de la
jouissance qui s’insinuerait jusqu’à la rendre inopérante.
Proposer le travail de cette question sous cette forme abrégée invite à penser un débat où chacun de nos collègues porte l’énigme, elle-même plurielle, de sa formation continuée.
Nous faisons le pari qu’un certain trajet pourra s’en dégager, signalant çà et là quelques lignes de force, quelques éléments signifiants, qui devraient nous aider à mieux appréhender, et donc à concevoir et à présenter, l’état actuel des formations du Psychanalyste.

Matinée du samedi 6 juin 2009

9 h 30 – Accueil
9 h 45 – Mot du Président (Christian Fierens)
de 10 h à 13 h – interventions en écho aux 4 propositions de travail
I – Jean Florence – EBP – (disc: Bernadette Weyergans)
II – Laurits Lauritsen – PK- (disc: Pascal Nottet)
III – Jean-Jacques Leconte – AF -(disc: Félix Samoilovich)
IV – Jean Szpirko – SPF – (disc: Martin Petras)

Après-midi du samedi 6 juin 2009

de 14 h 30 à 17 h – Travail en cartels inter-associatifs ( I – IV )
Animateurs:
I – J.Conrotte;
II – A.Mortelmans;
III – R.Aron;
IV – S.Gross

Matinée du dimanche 7 juin 2009

de 10 h à 12 h 15 – Retour des cartels (4 rapporteurs)
12h15 – Clôture (Daniel Bonetti)

Propositions

I – admission à la candidature et cartel d’adhésion
II – la question de l’enseignement
III – entretenir la formation, les dispositifs autour de la clinique
IV – le cartel d’association