L’exercice laïque de la psychanalyse en Europe

Organisé par la coordination de l’I-AEP
le samedi 2 et le dimanche 3 juin 2018
Le lieu : Centre d’Action Laïque
Campus de la Plaine – ULB CP. 236
(accès 2)
1050 Bruxelles – Belgique

Accueil le samedi a 9h30

Avec la participation de :

  • Introduction par Maryse Martin (Cercle Freudien)
  • cartel « solitude et lien social entre analystes » Jean-Pierre van Eeckhout (GPP) et Joseph-lê Ta Van (Acte Analytique)
  • Giovanni Callegari (Sotto la Mole) « Pour un lien social entre analystes en Europe »
  • Radjou Soudaramourty (Analyse Freudienne) « La psychanalyse comme symptôme social » – Franco Quesito (Sotto la Mole) « Exigences et Nomination »
  • Texte de Nizar Hatem et Albert Maître (GEPG)
  • Comunità Internazionale di Psicoanalisi
  • Roberto Cheloni (juriste et psychanalyste, Instituto Freud Treviso) « Adversus Europam : Corporativismo contro Psicoanalisi in Italia »
  • Luciana la Stella (Opifer) « Le désir du psychanalyste en sa position et sa rencontre avec l’état »
  • Léo Ruelens (EBP) et Alessandra Guerra « Le politique, le juridique et le social »
  • cartel « Pour la fondation d’une hétérotopie » (Giovanni Sias, Jacques Nassif, Franco Quesito, Giovanni Callegari)
  • Eugène Perla (Psychanalyse Actuelle) « titre à préciser »

La matinée du dimanche débutera à 9h30 et par les retour des rapporteurs du samedi.

  • conclusion par Guy Mertens (Questionnement Psychanalytique)

Manifeste pour la préservation des CMPP et la liberté d’exercice de ses acteurs.

La Haute Autorité de Santé vient de publier un guide sur les Troubles Spécifiques du Langage et des Apprentissages (TSLA), promulguant une vérité d’État : les troubles « dys », les TSLA, seraient la conséquence de troubles cognitifs spécifiques neuro-développementaux.
La Haute Autorité de Santé y établit des « parcours de soins », auxquels tout professionnel ou structure doit se conformer afin de respecter le cahier des charges, au risque de ne pas être reconnu par les Agences Régionales de Santé qui financent et contrôlent l’application de ces directives.
L’organisation technocratique de cette planification des soins exclut tout avis ou toute pratique autre que ceux prescrits par la Haute Autorité de Santé. Elle tend à uniformiser progressivement et contrôler souverainement la totalité du champ des soins psychiques.
Les professionnels des Centres Médico Psycho Pédagogiques, par l’histoire et les pratiques spécifiques de ces institutions – avec l’Éducation Nationale par exemple – ont acquis un savoir sur le travail avec les enfants et les parents qui y sont reçus. Ce guide de la Haute Autorité de Santé les en dépossède, nie leur liberté de choix et leur responsabilité. Il réduit les professionnels des CMPP au rôle de techniciens justes bons à exécuter des procédures formatées par des « experts » dont l’idéologie technocratique s’inspire de l’Organisation Scientifique du Travail du taylorisme ou du néo management. Les enfants y sont réduits à leur trouble, isolé de toute dimension subjective et signifiante.
Nous nous opposons à ces guides univoques et exclusifs qui ne supportent aucune complexité ni controverse, aucune pluralité des pratiques et diversité des références. L’application de ces guides et de ces parcours de soins signent la disparition programmée des CMPP. Nous demandons que la liberté et la responsabilité clinique des personnels soient respectées, que la pluralité des approches reste reconnue et que ces professionnels puissent exercer leurs métiers sans être confondus avec des exécutants d’une idéologie officielle, autoritaire et absolue.

Réagissons aujourd’hui à ce qui est présenté comme inéluctable, car demain il sera trop tard.

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