Une passe sans école mais pas sans adresse

décembre 2007, Paris

L’ouvrage collectif « Une passe sans école mais pas sans adresse« , écho au séminaire de l’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse organisé par les CCAF à Paris en décembre 2007 a paru aux éditions des crépuscules.

Il est possible de se procurer des exemplaires directement auprès des éditions des crépuscules :

  • par téléphone : 0145672839
  • par mail : editionsdescrepuscules@hotmail.fr

« Le passeur est la passe »

La célébrité que la répétition inépuisable a donnée à ce propos de Jacques Lacan n’entame pas le caractère d’énigme qui lui demeure attaché. La passe elle-même est une énigme dont nous pouvons peut-être commencer à cerner les contours mais aussi le point qui en est le générateur. En chacun des temps de ce dispositif, nous pouvons remarquer que se met en acte une parole de passeur, si l’on veut bien ne pas réduire cette fonction à la place élective qui est conférée à celui-ci par toute proposition d’un protocole de passe.

Mais que faire d’une énigme dont le centre, une fois ainsi repéré, irradie cette fonction de produire du discours indirect, jusqu’à provoquer l’étrangeté, opérant une attraction irrésistible sur chacune des places occupées dans le dispositif, notamment les cinq que distribue celui des Cartels Constituants de l’Analyse Freudienne (passant, passeur, jury, rapporteur et coordonnant qui assure le retour du passant) ?

Que faire donc de cette énigme ? La mettre en œuvre, la proposer au déroulement dans une dynamique de la variation des points de perspective, se prêter au parcours de cette fonction plutôt que de vouloir en assiéger le cœur, c’est l’audacieuse proposition que ce séminaire fait à chacun des participants et dont il faut maintenant exposer la temporalité.

La violence de la langue

Séminaire de L’INTER-ASSOCIATIF EUROPEEN DE PSYCHANALYSE
Proposé par la SOCIETE DE PSYCHANALYSE FREUDIENNE

5 et 6 décembre 2009 à la Maison de l’Argentine
19, boulevard Jourdan
75014 PARIS

Comité d’organisation :
Victor AZOULAY, Marie-Christine BAFFOY, Chantal BRIGAUDIOT, Liliane
CONCEVOY, Dominique GUYOMARD, Alain LEMOSOF, Jean SZPIRKO
spfseminaireiaep@gmail.com

L’INTER-ASSOCIATIF EUROPEEN DE PSYCHANALYSE – et plus généralement la communauté analytique – est traversé par la question de la langue et de ses pouvoirs, tant au niveau des liens individuels et institutionnels qu’à celui des recherches qui y sont partagées. Si la langue permet l’échange
et la création, elle constitue aussi l’espace du malentendu, de passions riches de violences non résolues.
Comment pouvons-nous appréhender cette violence, en dessiner quelques
contours, afin qu’elle fasse enseignement analytique ? C’est au carrefour de multiples chemins que nous convie la langue : la jouissance et le symbolique, le singulier et le politique, le traumatisme et la transmission, la traduction et son reste énigmatique, le genre et la langue, …
Nous vous proposons de tenter d’approcher ce carrefour de violences pour y reconnaître le négatif d’un nœud irréductiblement conflictuel source de symbolisation

ASSOCIATIONS membres de L’INTER-ASSOCIATIF EUROPEEN DE PSYCHANALYSE :
acte analytique, analyse freudienne, association lacanienne internationale, cartels constituants de l’analyse freudienne, cercle freudien, école belge de psychanalyse – belgishe school voor psychoanalyse, errata, espace analytique, gezelschap voor psychoanalyse en psychotherapie, groupe antillais de recherche et d’etudes de formation psychanalytique, groupe d’etudes psychanalytiques de Grenoble, insistance, invencio psicoanalitica, mouvement du coutfreudien, psychanalyse actuelle, questionnement psychanalytique, séminaires psychanalytiques de paris, société de psychanalyse freudienne

Comment soutient-on l’analyse laïque dans nos institutions ?

Juin 2010 Paris

Rencontre de Inter-Associatif Européen de Psychanalyse.
Samedi 5 Juin 2010 : 9h30 à 13h et de 14h30 à 18h
Et dimanche 6 juin 2010 : 9h30 à 13h

Lieu : Hôtel de l’Industrie
(salles Louis Lumière et des 3 consuls)
4 place St- Germain- 75006 Paris

Métro St-Germain Ligne 4 , parkings proches( participation : 30 euros)

Kaïros : l’instant propice.

Le séminaire bi-annuel qui devait avoir lieu les 5 et 6 juin prochains, à Copenhague, a été annulé du fait de la dissolution de l’association Psychoanalytisk Kreds qui devait l’assurer.

L’Inter-associatif a mis à profit cette situation inédite en donnant lieu à l’expression de propositions diverses certes, mais convergeant vers le sentiment insistant que le moment était propice pour aborder certaines des questions de fond concernant l’Inter-associatif et son mode de fonctionnement.

Le vide créé par cette situation “inédite” a lui aussi amené à envisager un fonctionnement différent pour l’organisation de ce séminaire, sous la forme d’ateliers dont les propositions pourraient à la fin de ces journées être prises en compte.

Des groupes de travail inter-associatifs se sont spontanément formés pour préparer ces ateliers, qui ont proposé que chacun se consacre au traitement des trois questions suivantes :

  1. Comment traite-t-on le politique dans nos institutions ?
  2. A quoi sert l’Inter ?
  3. La psychanalyse peut-elle encore être profanatoire ?

Parmi tous les sujets qui seront abordés dans ces ateliers nous paraissent pouvoir être mises en relief les questions suivantes :

  1. Comment soutient-on la “psychanalyse laïque” dans nos associations ?
  2. La modalité adoptée ou trouvée par chacune de nos associations pour adhérer à cette exigence freudienne peut-elle avoir des effets d’une association à l’autre ?
  3. Comment échapper à la terminologie que nous impose le discours du maître, lorsqu’il vise à mettre au pas la psychanalyse, en l’intégrant au champ des psychothérapies ?
  4. La psychanalyse peut-elle parvenir à réserver une part d’ombre inaliénable et innommable, afin que les sujets continuent d’avoir accès au réel de l’inconscient ?
  5. De quelles façons l’acte analytique, quand il se manifeste, a-t-il des chances de porter à conséquences dans les institutions de la Cité ?

Ces questions, parmi bien d’autres, seront débattues et auront peut-être, nous l’espérons, des prolongements les 5 et 6 juin prochains.

L’analyse avec les enfants. L’enfant … le psychanalyste, l’enfance comme traumatisme

Organisé par Psychanalyse Actuelle, le samedi 4 décembre 2010, de 9h30 à 18h30 à l’Hôtel de l’Industrie, 4, place Saint Germain des Près 75006 Paris, et le dimanche 5 décembre de 9h45 à 13h15 au Cinéma La Pagode, 57 bis, rue de Babylone 75007 Paris.

Argument :

Nous vous proposons un Séminaire qui nous permettra de débattre avec les autres associations de L’Inter -Associatif Européen de Psychanalysesur «l’analyse avec les enfants aujourd’hui». Nous faisons appel à la participation active des autres associations Nous vous proposerons quatre ateliers et une séance de projection du film de François Truffaut, « les Quatre Cent Coups » suivie d’un débat.

Freud écrit « la crainte de la castration est le plus fort traumatisme subi dans l’enfance ». Conséquence de la pré maturation de l’enfant « les symptômes ne peuvent être compris que s’ils sont ramenés à l’action traumatique d’expériences vécues en rapport avec la vie sexuelle » (Naissance de la Psychanalyse). Et plus tard Ferenczi isolera chez l’enfant l’énorme malentendu, qui est pour lui le langage de la tendresse de l’enfant, opposé au langage et aux actes d’une sexualité adulte. Être prématuré, privé de tout, » hilflosigkeit », bousculé à chaque semblant d’équilibre, lors des différents stades qui furent appelés oral, anal, génital, dans l’expérience répétée de la castration et du manque, l’enfant constitue son lien à l’autre. Freud écrit dans « Inhibition, Symptôme, Angoisse », que l’enfant, crée un premier « objet maternel psychique ». Lacan retrouve dans la Lettre 52 de Freud, la construction de l’inconscient dans ce temps de l’infantile, et fait de l’entrée. dans le langage le traumatisme premier

Ce passé insu ne se révèle que dans l’actuel d’une cure. La psychanalyse substitue alors, à la chronologie, une temporalité autre qui relève d’une construction topologique pour Lacan… Il ne s’agit pas du souvenir de quelque chose de vécu, mais de traces sans figurations mnésiques, dont le destin est celui de la compulsion de répétition, jusqu’au moment où surviennent dans la cure, dans l’espace de la séance et dans le champ du transfert, une énonciation et éventuellement une interprétation.

La psychanalyse avec les enfants, est apparue en même temps que la psychanalyse (Le petit Hans 1909). L‘enfance comme traumatisme, l’enfant analysant (et l’analyste enfant), « l’enfant…le psychanalyste », sont des questions actuelles dans l’analyse avec les enfants. Psychothérapie ou psychanalyse, la question a été longtemps posée, car la pratique des premières analystes d’enfants, Anna Freud et Mélanie, Klein étaient différentes. La place donnée à la parole et au sujet ont changé cette pratique. Le signifiant de la demande repérée chez l’enfant et reçu par le psychanalyste ouvre la possibilité pour l’enfant de commencer une analyse. On peut dire maintenant que la pérennité de la psychanalyse est assurée par l’analyse avec les enfants, car l’enfant qui rencontre un psychanalyste est d’emblée un analysant à part… entière, un parlêtre .On a pu parler de psychanalyse pure… Moins arrêté par les résistances que les adultes, l’enfant réinvente dans cette rencontre imprévue, l’adresse d’une parole et le processus analytique, et l’analyste va se laisser surprendre.

Notre séminaire « l’enfant…le psychanalyste », existe à Psychanalyse Actuelle depuis plus d’une décennie et nous avons travaillé de nombreuses questions de l’analyse d’enfant après l’enseignement de Lacan

Penser l’enfance comme traumatisme ancre le travail avec l’enfant dans la psychanalyse et l’éloigne de la psychothérapie. Réfléchir à la spécificité de la cure, et de la clinique, et « l’invention de la clinique » à la présence et la place du transfert aussi bien avec l’enfant qu’avec les parents, à la surprise du psychanalyste face à l’enfant, à la question de la demande , et particulièrement le repérage de la demande de l’enfant par le psychanalyste qui reçoit la famille, car c’est elle qui permet à l’enfant de faire une analyse, enfin les entretiens avec les parents ou les adultes tutélaires qui deviendront des « alliés thérapeutiques » : ce sont toutes ces questions qui travaillent et animent la psychanalyse avec les enfants, aussi bien en consultations privées qu’en institutions.

A la question ancienne de l’enfant freudien du début du XX° siècle « d’où viennent les enfants ? » vient s’ajouter une autre question aujourd’hui « d’où viennent les parents ? »(J.J.Moscovitz).Car l’enfant est sujet de son histoire familiale et sociale et inscrit dans l’Histoire et porteur, par sa relation inconsciente avec ses parents, du « malaise dans la civilisation » qui s’énonce aujourd’hui pour Michel Guibal comme« détresse dans la civilisation ».

Si le désir inconscient du meurtre et de l’inceste, est toujours là pour chacun, ils ont eu lieu dans la civilisation occidentale, et l’enfant comme chacun, ne sera pas épargné dans ses symptômes, par ce ravage.

Deux demi-journées composées de deux ateliers le samedi matin et de deux ateliers le samedi après-midi. Trois interventions d’une demi heure de membres de Psychanalyse Actuelle puis interventions préparées ou non de membres des associations de l’I-AEP et discussions modérées par les passeurs. Le dimanche matin : projection suivie d’un débat du film de François Truffaut « Les 400 coups »

Samedi matin : 9h30-13h

Deux ateliers :

1) Le transfert l’illusion de l’autre : Nicole Jaquot – La surprise du psychanalyste face à l’enfant : Fernand Niderman

L’enfant …le psychanalyste, le transfert, du côté du psychanalyste, la psychanalyse avec un enfant, n’est pas une psychothérapie, une expérience limite peut-être, trop loin de la psychanalyse avec un adulte, trop proche de la pédagogie, impossible en quelque sorte, et néanmoins extraordinaire quand surgit ce qui échappe à tout discours, à savoir le transfert

Passeurs de parole : Eric Didier, Catherine Guillaume

2) L’invention de la clinique : Aline Mizrahi, Jean-Marc Benkimoun

La parole, le jeu, le dessin, la façon qu’a l’enfant d’inscrire le corps, le sien, et celui de l’analyste, sont l’effet de son rapport au signifiant. Les jeux d’aller-retour de l’enfant entre imagination et réalité semblent expérimenter le nouage entre les registres symbolique, imaginaire et réel, tels que Lacan les définit dans les premières années de son séminaire.

Et c’est dans le nouage même de ces registres que peut surgir le signifiant de la demande d’un enfant.

Avec un enfant, le dispositif freudien fonctionne : travail de parole, remémoration, perlaboration. Mais l’enfant, en cours de constitution d’un appareil psychique, et alors que le refoulement n’est pas totalement terminé, avance aussi parfois d’autres enjeux. La mise en récit, voire avec la constitution d’un objet écrit peut faire construction et ouvrir du temps chronologique. Une mise en perspective.

A l’analyste de se débrouiller avec ce que l’enfant amène, en tenant bon sur l’angoisse, dans le temps, le moment de sa présence, et dans l’invention de sa technique, et parfois de sa théorie. Car c’est le dispositif de la psychanalyse qui se réinvente. Pour chacun.

Passeurs de parole : Anne-Marie Houdebine, Nabile Farès

Samedi après-midi : 14h30-18h

Deux ateliers :

3) Les signifiants trans générationnels. Histoire, trauma, rupture des signifiants : Jean-Jacques Moscovitz, Joëlle Cohen, Jeanne Claire Adida, Nabile Farès.

Entre trauma individuel et traumatisme collectif, quel signifiant représente le sujet, si, par la rupture de l’histoire se rompt la signifiance en jouissances innommables, qui submergent l’analysant au point de le faire taire, et de le silencier dans des blocs de mots inaudibles pour l’analyste, ne prenant pas en compte sa limite où le place notre actuel.

Passeurs de parole : Barbara Didier, Michel Guibal, Michèle Hodara

4) La psychanalyse avec les enfants dans les institutions et dans la cité. Quelle est la place de la psychanalyse dans les espaces d’accueil des enfants ? : Maria Landau, Danielle Girard, Muriel Aptekier

L’enfant est au centre du champ politique et social et dans les réseaux que sont l’école, la santé, la culture. Depuis la Libération et la création à la même époque de la Sécurité sociale, il est reçu avec ses parents, dans les CMPP,CMP et toutes sortes de consultations où les psychanalystes sont venu travailler avec les enfants, alors qu’au même moment très peu d’analystes travaillent dans des services et consultations d’adultes

Soixante ans plus tard qu’en est-il de cette présence de la psychanalyse dans les institutions d’enfants ? Comment travaillent les psychanalystes ?

Passeurs de parole : Eugène Perla, Annick Salamon, Marie Noëlle Godet

Dimanche matin : 9h45 – 13h15

Projection suivie d’un débat :

«Le Regard Qui Bat » séminaire de Psychanalyse Actuelle, proposera aux participants de voir un film, de François Truffaut « Les quatre cent coups », qui arrive, au sujet de l’enfant, dans le cinéma français en 1959, en avance sur toutes les autres productions culturelles ou intellectuelles comme c’est souvent le cas avec le cinéma. Car il fait apparaître un nouveau sujet parlant, l’enfant (ici particulièrement silencieux), que Truffaut propose de voir et d’écouter. Il y aura un débat après la projection.

Passeur de parole : Françoise Moscovitz et les membres du « Regard Qui Bat »

L’entre vie et mort dans l’associatif Existence et engagement

Les 17 et 18 septembre 2011

Lieu :
THERMAE PALACE
Koningin Astridlaan 7 ,
City Center,
Ostende,
Belgique
+32 (0)59 80 66 44

Organisé par les associations belges membres de l’I-AEP :

  • Acte Psychanalytique
  • École Belge de Psychanalyse / Belgische School voor Psychoanalyse
  • Gezelschap voor Psychoanalyse en Psychotherapie
  • Questionnement Psychanalytique

Les autres associations membres de l’IAEP :

  • Analyse Freudienne
  • Cartels Constituants de l’Analyse
    Freudienne
  • Cercle Freudien
  • Errata
  • Espace Analytique
  • Groupe Antillais de Recherche, d’Etudes et de Formation Psychanalytique
  • Groupe d’Études Psychanalytiques de Grenoble
  • Insistance
  • Mouvement du Coût Freudien
  • Psychanalyse actuelle
  • Séminaires Psychanalytiques de Paris
  • Société de Psychanalyse Freudienne

Nous espérons que ce séminaire littoral sera l’occasion de paroles pleines sur la question qui nous réunit. Le discours de l’analyste peut-il trouver sa place dans l’associatif ? Si oui, comment s’agencerait-il dans la ronde ?
L’intrusion de la politique semble avoir mis à mal le politique entre les
analystes. Permettons-nous d’interroger cette faille de l’entre analystes et de l!entre associatif. Que cela signifie-t-il pour nous? La poursuite, la fin ou la re-fondation d’un Inter ? Comment penser les agencements pour que l’hétérogène reste opérant pour la formation du psychanalyste ?
À l’occasion de ce séminaire, nous vous invitons à venir interroger votre
lien aux « quelques autres ».
Le séminaire est ouvert à tous.

Accueil samedi à 9h

9h30 : Introduction
10h : Interventions, invitations et relances ( AP/QP)
11h : pause café
13h : Lunch sur place
14h30 : Interventions, invitations et relances ( EBP/GPP)
16h : pause café
16h30 : Conclusions de la journée

Accueil dimanche à 9h30

10h : Reprises ( 4 rapporteurs de la journée du samedi )
12h30 : Clôture

La pratique du psychanalyste au temps de la déshérence du sujet

« Homme fœtus » dessin sur carton de Martine Delaplace

La dégradation de la fonction de la parole affecte les histoires singulières et contribue à générer pour le sujet, des modalités de souffrances psychiques nouvelles. Elles se manifestent par l’inflation du Moi et la surenchère de l’objet. Dès lors, comment articuler une demande à l’analyste dans un tel contexte qui exclut à priori la question du transfert à l’autre et à l’inconnu de son désir ?

De plus, la société menace de ne plus reconnaître à la pratique analytique l’espace de liberté nécessaire. L’État étend son contrôle par une législation de plus en plus intrusive et par des procédures d’évaluation normatives. L’université et les institutions médicosociales y contribuent ouvertement.

Ainsi, la psychanalyse semble subir elle-même le déni de ce qui la cause : la fonction de la parole et son corollaire le sujet.

À partir de ce constat, ne nous incombe-t-il pas de produire un discours critique sur l’idéologie dominante aujourd’hui dans les champs du symptôme et de l’éducation ?  Serait-il alors possible de faire entendre une autre orientation pour répondre au malaise qui affecte le sujet dès lors que sa parole de plus en plus aliénée est en carence d’adresse ?

La nécessité de travailler nos questions avec d’autres nous amène à nous déplacer pour instaurer des espaces inter-associatifs qui donnent une chance à l’émergence de l’événement.

Cette proposition adressée à l’Inter-associatif Européen de Psychanalyse est issue de la rencontre en cartels, d’analystes membres des CCAF et du GEPG, élargie par la suite à des membres d’autres associations, celles du Cercle Freudien et d’Errata.

Samedi 3 décembre de 8h.45 à 17h. et dimanche 4 décembre 2011 de 9h. à 12h.30
Hôtel Mercure  -12 bd Maréchal Joffre – Grenoble

Programme du samedi 3 décembre 2011

Accueil à partir de 8h.45

Matinée présidée par Jean-Pierre Fresco (GEPG)

9h.30 : Introduction des journées

par Lucia Ibañez Marquez (CCAF) et Albert Maître (GEPG)

10h. : C’est à quel sujet ? Ou comment penser la pratique et l’éthique de la psychanalyse aujourd’hui ? 

Avec le cartel composé par Isabelle Carré (GEPG et CCAF), Ariella Cohen (GEPG), Jean-Michel Darchy (CCAF), Claude Masclef (CCAF), Danielle Waysman (GEPG)

11h. : Pause

11h.15 : La psychanalyse après « le siècle où la parole a été victime » *

Avec le cartel composé par Anne-Marie Anchisi (GEPG), Jacques Aubry (Cercle Freudien), Martine Delaplace (CCAF), Nizar Hatem (GEPG), Lucia Ibañez Marquez (CCAF), Michel Lehmann (GEPG), Albert Maître (GEPG et CCAF), Valérie Marchand (Errata)

12h.30 à 14h.30 : Repas libre

Après-midi  

14h.30 à 16h. :

Travail en trois ateliers à partir des questions soulevées par les cartels

16h. à 16h.15 : Pause

16h.15 à 17h. 45:

Travail en trois ateliers

18h. à 19h.30 Projection du  film « Œdipe en Chine »

proposé par des membres de Psychanalyse Actuelle avec la présence de Maria Landau (coauteur et membre de Psychanalyse Actuelle)

20h. 30: Dîner-concert

sur inscription

* Titre de l’ouvrage de Yves Bonnefoy

Programme de la matinée du dimanche 4 décembre 2011

Matinée présidée par Jean-Pierre Holtzer (CCAF)

9h.30 à 11h. : Présentation du travail dans les ateliers

par les rapporteurs :
Martine David Jeanmart (GEPG), Maryse Martin (Cercle Freudien), Simone Molina (Point de Capiton), Eugène Perla (Psychanalyse Actuelle), Radjou Soundaramourty (Analyse Freudienne), David Van Bunder 

11h. à 11h.15 : Pause

11h.15 à 12h.15 : Débat général  

12h.15 : « Ce qu’il en aura été entendu »

par Daniel Bonnetti (Le Questionnement Psychanalytique) et Michel Hessel (Cercle Freudien)

12h.15 : Fin de la journée

Propositions de visite de la Crypte Saint-Laurent pour le dimanche après-midi  (prévoir 1h. de visite).

Devenir Psychanalyste…et le rester

Séminaire Inter-associatif Européen de Psychanalyse
et Il Movimento per la libertà della psicanalisi
18 et 19 mai 2013
Ravenna – Italia
Museo d’Arte della città, via di Roma 13 – Sala Multimediale

« Il n’y a pas d’être psychanalyste. Ce n’est pas d’un être qu’il s’agit, mais d’une fonction qui se faufile entre réel et fiction, et qui est produite par le discours de l’analysant. Devenir analyste-moment inaugural où l’analysant décide d’installer un divan en tel lieu de son choix, mais aussi celui qui se joue au départ de chaque psychanalyse qui commence-et ensuite le rester-moment final, au sens où c’est de la fin visée par l’expérience qu’il s’agit. Entre les deux, trois petits points de suspension nous indiquent un temps d’élaboration, de mutation, temps sur lequel l’expérience dite de la passe devrait permettre de jeter un certain éclairage, si elle réussit un jour ». 1

L’Inter-associatif Européen de Psychanalyse organise avec  Il Movimento per la libertà della psicanalisi son Séminaire semestriel à Ravenna en Italie. 

A une époque où le législatif, la norme qui se veut juridique ainsi que les institutions de soins confrontent la psychanalyse à l’enjeu crucial de sa transmission, nous avons tenu à dédier ce Séminaire à un temps d’échange et de partage avec des psychanalystes des différents pays européens, pour repenser la question avec eux et dessiner des perspectives inédites.

Basilica di Sant’Apollinare in Classe, Ravenna

Notre rencontre se déroulera en trois temps :

Samedi 18 mai

9,00 -12,30

9h : Accueil

9h30 : Introduction : 

Alessandra Guerra, 

Il Movimento per la libertà della psicanalisi, et Lucía Ibáñez Márquez, Inter-associatif Européen de Psychanalyse

10h-12h  Table ronde : 

« Devenir Psychanalyste: Itinéraire »

Penser, dans l’après-coup, le déroulement d’une cure comme un itinéraire, c’est en souligner les effets de déplacement.

Recueillir  les témoignages auxquels se risqueront certains invitera notre écoute, elle aussi, à un déplacement: ne s’agira-t-il pas dans cette écoute et ce que  nous en retransmettrons de soutenir une  fonction de passeur?

L’enjeu de cette matinée est donc bien de pouvoir penser la production de l’analyste comme un effet de passe, essai d’autant plus ambitieux qu’il se déroulera sans son dispositif. A charge pour chacun de s’en faire le tenant-lieu.

Modérateur: Albert Maître
Intervenants:

  • Giovanni Callegari
  • Franco Quesito
  • Radjou Soundaramourty
  • Giuliana Bertelloni
  • Joseph Le Ta Van

12h Discussion

                          Samedi 18 mai

Après-midi

14,30 – 17,45

Table ronde:

« La législation nationale européenne et la psychanalyse laïque »

L’objectif, ici, ne sera pas d’aborder de façon exhaustive les rivages de tous les pays européens ayant réglementé la psychothérapie, mais de faire quelques escales pertinentes offrant un recul suffisant dans le temps pour comprendre comment la psychanalyse a été  prise dans les filets de la loi. Il en résulte que des psychanalystes se trouvent en grande difficulté s’ils ne se plient pas à des exigences de la psychothérapie qui n’ont rien à voir avec l’acte analytique. Alors, le seul statut que Freud lui reconnaissait, ni permise, ni interdite, se voit dévoyé.

C’est pourquoi nous sommes particulièrement attentifs aux trésors d’ingéniosité inventés par les psychanalystes pour soutenir l’acte analytique et éviter sa destitution en métier possible.

« Ce qui compte ce sont les possibilités de développement inhérentes à la psychanalyse, et, elles, elles ne tombent pas sous le coup des édits et des interdits ² ». Cette conclusion de Freud à La question de l’analyse profane, bien des pays européens aux prises avec les réglementations ont déjà eu le loisir de s’y confronter pour la méditer.

Modérateur : Valérie Marchand
Intervenants :

  • Marie Noel Godet: FRANCE
  • Alessandra Guerra: ITALIE
  • Markus Zoechmeister: AUTRICHE
  • Catharina Dehullu,
  • Guy Mertens : BELGIQUE
  • Bernardo Ferrante : ESPAGNE

17h  Discussion

 Dimanche   19 mai

9,00-12,30

Table ronde :

« La politique de la psychanalyse »

Comment maintenir vivante la culture psychanalytique et sa transmission ? Nous avons convoqué des psychanalystes et des associations qui se sont engagés dans des Mouvements et des réseaux pour soutenir une position politique qui serait celle de la psychanalyse.

Modérateur: Giovanni Callegari
Intervenants :

  •  Alessandra Guerra : Manifesto italiano per la difesa della psicanalisi
  • Cristina Fontana : Manifeste espagnol
  • Luigi Burzotta : Fondation européenne
  • René Lew et Robert Lévy, Dimensions de la psychanalyse et Analyse freudienne, associations membres de Convergencia.
  • Martine Chessari – Poree du Breil: Fédération Européenne de Psychanalyse et Ecole Psychanalytique de Strasbourg 

11h Discussion

11h45  CONCLUSION : 

Alessandra Guerra,  Il Movimento per la libertà della psicanalisi,  etJacques Nassif,  Inter-associatif Européen de Psychanalyse


1 Serge André, Devenir Psychanalyste…et le rester », éditions QUE
2 S. Freud, La question de l’analyse profane,Gallimard, 1985, p.140.

Du Politique pour la psychanalyse

Séminaire du Point de Capiton et de l’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse

Les 7 et 8 décembre 2013 Centre Hospitalier de Montfavet (Avignon)
2 Avenue de la Pinède, 84140 Montfavet / 
04 90 03 90 00
Accueil à 8h30 : Samedi 7 décembre 2013 dans la Salle des Tamaris

Introduction 9h15-9h30

Joëlle Fatticcioni » Le Point de Capiton »
Ce séminaire se déroulera en trois temps :

Premier temps, samedi 7 décembre 2013 – 9h30 – 12h30

Il sera consacré à des exposés de fragments d’analyses, à des moments cliniques où il s’agirait de souligner la question de l’éthique de la psychanalyse.
La psychanalyse, comme une politique en actes permettant une liberté d’expression, est subversive parce que subjectivante.
L’éthique de la psychanalyse pourrait constituer à elle seule l’orientation politique du propos analytique.

  • Pierre Kammerer « Lettre à Michel Onfray, la Psychanalyse dans son siècle « 
  • JJ Moscovitz « Comment la psychanalyse dit le politique au delà de la plainte »
  • Barbara Didier « L’éthique de la psychanalyse: une pratique de la légèreté. Ne plus tenir, y tenir, tenir. »

Modératrice : Simone Molina
Discutante : Michèle Jung

Deuxième temps, samedi 7 décembre 2013 – 14h30 – 18h

Il sera question de  » la psychanalyse dans la cité « 
Comment les lieux de soins et d’éducation soutiennent-ils la psychanalyse en y référant leurs pratiques, leurs cliniques ?
Aujourd’hui, les « nouveaux » diagnostics, les traitements médicamenteux et psychothérapeutiques, et en France le « Plan autisme », vont à l’encontre d’une reconnaissance de la souffrance psychique et de la notion de subjectivation, ou bien tout simplement contribuent à son effacement. Ils démontrent comment l’Imaginaire prend le pas sur le Symbolique dans nos sociétés où il s’agit de faire disparaître le symptôme en guise de guérison et de faire taire le sujet dans le même mouvement.
La psychanalyse y est attaquée de manière insidieuse depuis des années, et de manière beaucoup plus explicite ces derniers mois en France particulièrement. Qu’en est-il ailleurs ?

  • Jean Pierre Van Eeckhout souhaite nous parler des lieux de rencontres, telles les Maisons Vertes, en Flandres ( Begique).
  • Jean Cooren » De crise en crise, une écriture autre »
  • Franck Chaumon » Au bord du politique, « l’autisme »

Modératrice : Simone Molina
Discutants : Analisa Zachetti, Pierre Kammerer, Pierre Smet.

Troisième temps, dimanche 8 décembre – 9h accueil puis 9h30-12h30

9h30-11h30 :
La première partie de la matinée sera consacrée au politique dans nos associations, le Politique qui s’entend comme le » vivre ensemble ».

De quelle place les psychanalystes s’adressent-ils les uns aux autres ?

  • Albert Maitre » Incidences du politique sur la transmission de la psychanalyse »
  • Franco Quesito : « L’analisi, il legame sociale tra analisti e la società del disagio ».
  • « L’analyse, le lien social entre les analystes et la société du malaise ».
  • Giovani Sias » L’affaire psychanalytique »

Modérateur : Hélène Geraci
Discutante : Lucia Ibanez Marquez

Conclusion : 11h30 – 12h30

Simone Molina : » Pour ouvrir » :

La conclusion de ce séminaire se voudrait être un dialogue entre ces 3 thématiques. En effet,elles nous semblent interdépendantes, susceptibles de se soutenir les unes les autres. Il s’agira dans cette conclusion d’ouvrir des pistes de réflexion.
Le Point de Capiton est, depuis son origine en 1989, dans un dialogue permanent avec les arts.

Aussi des ponctuations poétiques par Tolten auront lieu au cours de ces journées, et le samedi 7 décembre à 19h, nous assisterons à une pièce donnée par le « Théâtre de l’Autre Scène » : « Récits de Femmes » de Dario Fo et Franca Rame, mis en scène par Pascal Joumet.

Salle des Tamaris : Une table Librairie tenue par « La Mémoire du Monde » et par « Champs Social »  accueillera les ouvrages des intervenants et d’autres ouvrages sur le thème de ces journées.

Pour tout renseignement, écrire à lepointdecapiton@hotmail.fr.

Séminaire Transfert, psychanalyse et société

Programme

Séminaire Inter-Associatif Européen de Psychanalyse
Organisé par le Gezelschap voor Psychoanalyse en Psychotherapie

Samedi 6 Décembre

Geuzenhuis
Kantienberg 9, Gent

Matin

9h00 – Ouverture par le président du GPP
9h30 – La psychanalyse, thérapeutique? (J.J. Moscovitz (Psychanalyse Actuelle) & P. Jacops (GPP))
11h00 – Pause café
11h15 – Présentation des groupes de travail

Après-midi (14h30 – 17h)

Groupes de travail organisés par thème:

  1. Transfert – transmission – passe
  2. Transfert – psychanalyse – formation
  3. Transfert – société – institution
  4. Modalités d’engagement transférentiel au nom de la psychanalyse

Dimanche 7 Décembre

Villa Voortman
Vogelzang 23, Gent

10h00 – 12h30
Rapportage par les rapporteurs & discussion plénière

Argument

TRANSFERT, PSYCHANALYSE ET SOCIÉTÉ
LE CONTRECOUP DU CONTEXTE DE NOTRE SOCIÉTÉ SUR LE MANIEMENT DU TRANSFERT

Freud considérait le transfert comme gage central de la cure psychanalytique, et donc comme l’enjeu essentiel dans la définition à la fois de la psychanalyse et du psychanalyste: est ’analyste’ celui qui manie le transfert de façon adéquate afin de faire émerger la vérité inconsciente du sujet. Ce transfert est la conditio sine qua non pour que la cure puisse aboutir, tout en surgissant inévitablement comme son plus grand obstacle. Lacan de son côté revisitait le concept du transfert comme le rapport au sujet supposé savoir, créant ainsi une autre ouverture permettant de reconsidérer la cure elle-même, sa finalité et sa transmission. Autrement dit, dans le travail clinique il existe une logique interne rigoureuse qui fonde la stratégie, voire la politique de l’analyste.

Mais ce travail analytique ne se fait pas dans un ‘vide sociale’. Aussi atopique qu’elle soit, la psychanalyse se situe dans un champ social étendu qui la fait croître – ou pas. Sur ce point, il n’y a pas de « psychanalyse pure ». Rappelons que Freud soutenait à son époque les diverses initiatives qui offraient à la psychanalyse une place dans le champ social: dans les institutions, dans l’enseignement, … Et qu’il se servait à cette occasion de la métaphore du mélange de pureté de l’or de la psychanalyse avec d’autres matières (le cuivre de la suggestion).

Seulement, ce champ social et les discours qui le soutiennent, sont en pleine évolution et se sont profondément modifiés depuis l’époque de Freud. L’exigence de l’évaluation et de la transparence, le besoin d’une reconnaissance légale et la réglementation du champ clinique et ses cliniciens, la réduction d’une formation à l’acquisition des compétences, ou la mise en avant de la psychothérapie ou de la psychologie comme porte d’entrée vers l’analyse sont autant d’exemples qui témoignent des paradigmes dominant notre champ aujourd’hui. Autrement dit, qu’on le veuille ou non, c’est aussi sur ce niveau que la question de ’la politique’ se pose: au niveau de la politique du gouvernement et par extension, des divers discours sociaux.

Voilà donc la question au centre de ce séminaire: quel est l’impact de ce nouveau contexte social sur les divers terrains où nous travaillons, inspirés par l’éthique psychanalytique: l’institution, la pratique privée, l’enseignement…? Et plus précisément, comment ce nouveau contexte vient-il modifier l’essence de la psychanalyse, notamment le maniement du transfert? Comment la psychanalyse se situe-t-elle vis-à-vis de ces discours? Quel est alors le propre de la psychanalyse? Et à partir de là, quelle place peut-on donner au travail analytique dans ce contexte social? Bref, quels sont actuellement le rapport et le tissage entre la politique psychanalytique et la politique des autres discours?

Transfert – transmission – passe

Dans le climat actuel de réglementation, quantification et systématisation,la question de l’enseignement ne fait, bien évidemment, pas défaut. Que l’on veuille organiser des formations en psychothérapie vérifiées et standardisées, ou que l’on veuille fournir les étudiants
(universitaires) d’un enseignement de qualité avec surtout des procédures d’évaluation transparentes – où chaque cours doit être accessible online pour que l’étudiant puisse les suivre à son gré – l’enseignement n’échappe pas à une forme quelconque de systématique imposée, qui détruit le rapport entre le maître et son élève. Comment la psychanalyse se porte-t-elle dans un milieu pareil?
Ceux qui souhaitent se faire former afin d’entamer un travail clinique doivent posséder une connaissance profonde qui couvre tous les couches de l’appareil psychique: neurobiologique, cognitif, comportemental, développement et social. A couse de cette systématisation imposée, l’enseignement risque à se limiter à une transmission simple d’un savoir écrit ou téléchargé. Ici nous sommes bien éloignés de la lecture dialectique des textes originals de Freud comme l’avait proposé Jacques Lacan dans le cadre de son séminaire. En outre, cette démarche impose des limites sévères à la possibilité une formation (par opposition à un enseignement)
comme fruit d’un parcours particulier. La psychanalyse, peut-elle survivre dans un contexte pareil? Et comment? Qu’est-ce qui peut être encore trans-ferré du savoir psychanalytique dans un contexte pareil?

Le terme de transfert eût à l’origine un autre emploi dans l’oeuvre de Freud. Plus tard, la signification plus familière d’un rapport s’y ajoutait. Le transfert dans le contexte actuel de l’enseignement est cependant réduit à la forme la plus étroite: le transfert d’une lettre morte. C’est pourquoi nous avons fondé ce groupe de travail. Comment une formation où quelque chose du savoir psychanalytique est transmis, que ce soit dans un contexte universitaire ou autre comment peut-elle laisser une place au rapport entre le maître et son disciple? Existe-t-il encore une articulation entre le discours universitaire et les autres? Une formation en tant que résultat d’un parcours particulier exige en effet que le rapport à l’Autre y soit impliqué, mais ce rapport semple disparaître sous le joug d’une obsessionnalisation outré de l’enseignement. Or, nous souhaitons nous mettre au travail autour de la question sur ce qui est propre à une formation inspirée par la psychanalyse et comment ceci peut survivre dans les différents contextes dans lesquels une telle formation a lieu de nos jours.

Langue: Français

Transfert – psychanalyse – formation

Dans le climat actuel de réglementation, quantification et systématisation,la question de l’enseignement ne fait, bien évidemment, pas défaut. Que l’on veuille organiser des formations en psychothérapie vérifiées et standardisées, ou que l’on veuille fournir les étudiants (universitaires) d’un enseignement de qualité avec surtout des procédures d’évaluation transparentes – où chaque cours doit être accessible online pour que l’étudiant puisse les suivre à son gré – l’enseignement n’échappe pas à une forme quelconque de systématique imposée, qui détruit le rapport entre le maître et son élève. Comment la psychanalyse se porte-t-elle dans un milieu pareil?

Ceux qui souhaitent se faire former afin d’entamer un travail clinique doivent posséder une connaissance profonde qui couvre tous les couches de l’appareil psychique: neurobiologique, cognitif, comportemental, développement et social. A couse de cette systématisation imposée, l’enseignement risque à se limiter à une transmission simple d’un savoir écrit ou téléchargé. Ici nous sommes bien éloignés de la lecture dialectique des textes originals de Freud comme l’avait proposé Jacques Lacan dans le cadre de son séminaire. En outre, cette démarche impose des limites sévères à la possibilité une formation (par opposition à un enseignement)
comme fruit d’un parcours particulier. La psychanalyse, peut-elle survivre dans un contexte pareil? Et comment? Qu’est-ce qui peut être encore trans-ferré du savoir psychanalytique
dans un contexte pareil?
Le terme de transfert eût à l’origine un autre emploi dans l’oeuvre de Freud. Plus tard, la signification plus familière d’un rapport s’y ajoutait. Le transfert dans le contexte actuel de l’enseignement est cependant réduit à la forme la plus étroite: le transfert d’une lettre morte. C’est pourquoi nous avons fondé ce groupe de travail. Comment une formation où quelque chose du savoir psychanalytique est transmis, que ce soit dans un contexte universitaire ou autre comment peut-elle laisser une place au rapport entre le maître et son disciple? Existe-t-il encore une articulation entre le discours universitaire et les autres? Une formation en tant que résultat d’un parcours particulier exige en effet que le rapport à l’Autre y soit impliqué, mais ce rapport semple disparaître sous le joug d’une obsessionnalisation outré de l’enseignement. Or, nous souhaitons nous mettre au travail autour de la question sur ce qui est propre à une formation inspirée par la psychanalyse et comment ceci peut survivre dans les différents contextes dans lesquels une telle formation a lieu de nos jours.

Langue: Français

Transfert – société – institution

Lorsqu’on se penche sur l’impact du discours social sur le transfert, une chose devient assez vite manifeste: la société qui prêche une satisfaction immédiate semble créer à la fois une intolérance envers le manque et une croyance soutenue en la possibilité d’y trouver remède. En ces temps institutionnels de quantification et de savoirs “evidence-based” d’experts
professionnels, il semble que c’est le sujet souffrant qui risque de disparaître de vue. Le but étant avant tout d’éliminer de manière adéquate les symptômes. En cas d’actes transgressifs, la pareille est rendue en forme de punition.
Dans les plans de traitement ce sont la transparence et la minutie concrète qui doivent primer. Les séjours sont de préférence courts. Et si des effets tangibles se font attendre, le patient est vite transféré à un autre service, où d’autres experts l’accueilleront. Les temps de traitement sont strictement limités ; ne restent que des questions, accompagnées de réponses vite-faites et toujours insuffisantes.

Dans ce contexte, le registre de la demande prend le dessus sans laisser de place pour la dimension du désir. Ce qui y apparaît comme quelque chose de plus en plus controversé et suspect, c’est le transfert. Cette politique considère les soins comme un moyen totalement inefficace pour contribuer au rétablissement de gens ‘malades’ en individus économiquement rentables. Mais cette même politique complexifie et entrave de manière frappante les voies pour sortir du handicap, la maladie, le mal-être. Nous notons aussi des effets dans la manière dont le soignant et le patient se rencontrent dans une « thérapie ».

Malgré le fait que le soignant se positionne de plus en plus avec des solutions « ready-made », le patient continue à se présenter avec une demande de guérison et continue à supposer chez l’équipe soignante un savoir. Un psy qui ne surenchère pas en réponses toutes faites et qui invite à un parler plein (et lent), est souvent suspecté d’une imposture anachronique et remercié. Il est en effet plus facile de se tourner vers des moyens légaux (les médicaments) ou illégaux (les drogues), qui entravent la réalisation d’un transfert maniable, ou vers un psy plus apte.

En outre, le soignant a aussi sa part de responsabilité. Si déjà il utilise le concept de transfert dans sa pratique, sa façon de le manier sera déterminante. Invariablement, un patient fera appel à un membre de l’équipe, qui pourra alors décider de participer, ou non, à ce combat
fantasmatique qui l’attend. Mais trop souvent le transfert est traité de manière duale. Il devient un piège où les parties se perdent soit dans la position de soins, soit dans celle du rejet. Le seul transfert qui est considéré comme valable, est alors le contre-transfert. De cette façon, au lieu d’être un lieu de confrontation, de support et de perlaboration, un contexte thérapeutique devient un cocon (trop) confortable qui entretient l’illusion qu’une réponse adéquate se fera jour.

Des deux côtés de cette dualité (soins et rejet) le manque est intolérable et se résout dans un agir immédiat. Ce qui contribue à une érosion complète des soins de santé mentale et à son image d’un poste déficitaire qui pèse sur notre économie. Dans une telle société, où l’idéal en vigueur est un consumérisme individualiste et insouciant, où la satisfaction immédiate constitue la règle et où « le salut » est présenté comme imminent pour celui qui le veut vraiment, l’approche psychanalytique ne peut que devenir marginale. Ce rapport subtil et précieux entre humains qu’est le transfert, ainsi que sa force spécifique permettant d’explorer et d’établir graduellement un (entre-)espace de confiance, risque de se faire de plus en plus rare.
Notre but n’est toutefois pas de nous enliser dans ces critiques et ces plaintes. Nous invitons chacun à avancer des mots et des (esquisses de) réponses sur ce qui se présente actuellement en institution. Comment, aujourd’hui, organiser et justifier un travail autour de la force du transfert ?

Langue: Néerlandais avec traduction interactive

Modalités d’engagement transférentiel au nom de la psychanalyse

L’idée est le fruit d’un débat au sein des CCAF et de leurs délégués à l’I-AEP : nous souhaitions nous saisir de l’argument proposé par nos collègues de Gezelschap et en débattre en amont du Séminaire avec des collègues d’une autre association membre de l’I-AEP. L’École Belge de Psychanalyse a répondu à notre invitation. Nous avons pensé ensemble à un dispositif :
constituer un groupe clinique avec des membres des deux associations, trois rencontres et un temps de partage en atelier lors du Séminaire. Ce temps signera la dissolution du groupe.
Dès les premiers échanges, évoquer la pratique nous a conduits à questionner la signifiance du « psychanalyste » ou de la « psychanalyse » en tant que NOM pris au sein du transfert de l’analyste ou de celui qu’il accueille, et cela, dès les premiers entretiens.
De l’analyste averti à l’analyste prévenant, s’il ne veut pas être prévenu, ce qui est en jeu est la possibilité même de créer les conditions nécessaires pour qu’une parole intime puisse se déplier au-delà de ses retranchements derrière ce que produit aujourd’hui la phobie de la psychanalyse.

Langue: Français

Séminaire de l’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse Sur l’éthique de la psychanalyse

Les 18 et 19 octobre 2014

Dans ce temps où la psychanalyse est à nouveau contestée, dans une répétition qui n’a d’étonnant que sa forme inédite, il nous revient, à nous psychanalystes, de réaffirmer clairement ses fondements et sa pertinence.
Le séminaire de Jacques Lacan sur l’éthique de la psychanalyse a montré que celle-ci repose sur ce qui s’impose au parlêtre du fait de son aliénation langagière : l’objet est irrémédiablement perdu et de ce fait cause du désir.
De quoi Antigone, point d’orgue du séminaire, est-elle le symbole, sinon du symbolique lui-même. Cette fonction centrale du symbolique, à la fois aliénant et constituant du monde humain, voilà qui nous a paru intéressant à re-parcourir.
Re-parcourir les chemins qui ont permis à Lacan d’avancer cette formule c’est ce à quoi la lecture du séminaire « l’éthique » nous conduit.
Sur quoi Lacan se fonde t-il pour avancer dans l’Ethique de la psychanalyse, quel est son point de départ : Freud et les toutes premières sensations corporelles. Puis, à chaque pas il convoque les philosophes (Aristote…), Sophocle, les peintres, les traditions religieuses, la linguistique…En somme, tout ce qui de la culture spécifie la dimension humaine.
Seul « comme (il) l’a toujours été », certes mais bien accompagné. Ses trouvailles sont toujours marquées d’une retrouvaille.
L’objet est toujours déjà perdu, la représentation dans sa relation avec le principe de réalité, le signifiant, le désir incestueux, OEdipe, Antigone ….toutes références indispensables à la psychanalyse pour atteindre la spécificité humaine.
Relire un séminaire comporte une dimension d’appropriation singulière. A chacun de reformuler la théorie à sa façon, sauf à être contradictoire. Le « jargon » qui n’a d’autre fonction que de sceller un entre-nous du savoir n’est plus de mise si nous analystes ou analysants souhaitons faire oeuvre de transmission et donc mettre la psychanalyse à la disposition de tout un chacun qui le souhaite.

Valérie Marchand

Samedi matin 9h00-12h30

Présentation

  • Considérations actuelles sur l’éthique de la psychanalyse Anne Santagostini (Ex Errata)
  • Quelques paradoxes éthiques de la psychanalyse Nizar Hatem (Groupe d’Etudes Psychanalytiques de Grenoble)
  • Problématique de l’éthique de la psychanalyse Albert Maître (Groupe d’Etudes Psychanalytiques de Grenoble)

Ateliers

Samedi après-midi 14h-18h

Actualités de l’éthique

Jeanne-Claire Adida (Le Cercle Freudien)

Statut de l’objet dans l’éthique

Valérie Marchand (Errata)

Une question clinique

Monique Zerbib (Société de Psychanalyse Freudienne)

L’éthique et le désir. La pratique de l’analyse et le désir du psychanalyste

Stefania Guido (Sotto La Mole)

Ateliers

Dimanche matin 9h30-12h30

Séance plénière

Compte rendus des rapporteurs.

Discussion

Conclusion : A Maître


Lieu du séminaire :
Centre international de Séjour de Paris (CISP)
6 av Maurice Ravel 75012 Paris
Participation aux frais : 25 euros,
Pour les étudiants : 10 euros
Les chèques sont à établir à l’ordre de L’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse (I-AEP)

Pour plus d’information ou pour signaler votre participation vous pouvez joindre Nizar Hatem par mail: n.hatem1@free.fr.