Dimensions actuelles du féminin

Séminaire de l’IAEP organisé par les Cartels Constituants de l’Analyse Freudienne (CCAF)
Samedi 5 et Dimanche 6 juin 2021

Le bruit du monde s’invite sur les divans… s’invite au séminaire de l’I-AEP.

Parce que des femmes ont parlé du corps des femmes (#MeToo),
parce que des femmes se sont levées et ont claqué la porte lors de la remise d’un prix,
parce qu’encore aujourd’hui on tue des êtres humains parce qu’ils sont des femmes, (féminicides),
il est difficile de ne pas tenir compte des bouleversements sociétaux, des mouvements féministes, lorsqu’on est citoyen ou citoyenne.

Et lorsqu’on est praticien.ne de la psychanalyse ?

Faisons l’hypothèse que quelque chose de radicalement nouveau se produit aujourd’hui dans le rapport des humains à leur sexualité, à leur sexe, à leur genre ; les psychanalystes ne se doivent-ils pas d’aborder ces changements ? Et est-ce que ces derniers permettent de définir du nouveau dans les figures ou les dimensions du féminin ?
Comment des psychanalystes, qu’ils se reconnaissent homme ou femme ou pas, parlent de ces questions aujourd’hui ? La psychanalyse se révèlera-t-elle capable d’être à l’écoute de la subjectivité de l’époque ? Ou se limitera-t-elle à la répétition du déjà compris, du trop « bien entendu » ?

Nous vous proposons d’essayer, ensemble, de défricher à nouveau ce champ du « féminin » si souvent considéré comme une terra incognita, et de travailler en cartels inter-associatifs pour préparer ce séminaire, ce qui n’exclut pas les cartels d’associations ou les recherches individuelles.
Pour orienter ces travaux, nous vous proposons les axes suivants, liste non exhaustive que chacun(e) pourra compléter le cas échéant.

  • Y a-t-il équivalence entre féminin et femme ? Et donc entre masculin et homme ? Peut-on dire le féminin sans l’essentialiser ? Et sans renforcer du coup l’essentialisation du masculin ?
    Le concept du genre sème depuis quelques années le trouble dans nos théories du féminin et du masculin, l’émergence des questions posées par les personnes « trans » renforce ce trouble. Le sexe est-il soluble dans le genre ?
    La langue parlée dans le discours analytique n’a-t-elle pas de genre ? Le sexe du psychanalyste ne compte-t-il pour rien dans cette affaire ?
  • Comment nouer le problème sociétal des féminicides et la singularité de ce qui s’entend dans notre pratique ? « Féminicide » » peut-il s’entendre comme un « tuer la femme » lorsque celle-ci laisse tomber ce qu’elle emportait/comportait jusqu’alors de maternel (dans le couple) ?
    Quel est « l’effet-mère » ici en cause ?
  • Comment résonnent dans les analyses ce que les médias nomment « des affaires » : la question du consentement (Le consentement, Vanessa Springora,) celle de l’inceste (La familia grande, Camille Kouchner), mais aussi ce qui se propage à bas bruit : le choix de l’abstinence sexuelle par un certain nombre de jeunes adultes.

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