Poétique de la lumière

A plusieurs reprises, je m’arrêta devant une porte entrouverte, à observer un spectacle qui surgit soudain devant moi : une lumière intense, dense, rassemblée au centre du patio, formant une couronne autour d’un arbre en feu. Ce souvenir ou mon premier souvenir d’avoir vu la lumière et d’avoir vu un arbre m’est revenu ses derniers mois depuis que nous nous sommes replongés dans la poésie. Un peu comme face à la pelure d’un oignon, avec ses infinies couches de films transparents, il m’est impossible d’indiquer les mots, le vers, l’image poétique qui ont fait remonter ces souvenirs-écrans, ces émotions enfouies. Mon souvenir est lié à un voyage, le trajet reliait ma ville natale vers un petit village de pécheurs en méditerranée, chez mes grands-parents. La nuit, on ne se rendait pas compte de la distance ni du temps parcouru, ni de la route suivie. Le souvenir de cette transhumance nocturne, parcouru en « aveugle-née » (Jaccottet) , m’exposa à une lumière matinale ruisselante et m’annonça que j’étais entrer dans un autre monde.

Le grenadier qui trônait au centre du patio laissait tomber ses feuilles jaunes. Il était probablement la saison de l’autonome. Mais l’arbre je l’ai vu en feu. Les grenadines accrochées à ses branches me scrutaient avec leurs couronnes éclatantes jaunes or. Je referma la porte et me cacha sous les draps lourds de mon lit. C’était une couette en laine de mouton lourde que je sentais comme un couvercle de pierre allongé sur moi.

Dehors, le vent sifflotait fort, les feuilles virevoltaient en tourbillon, dehors un monde m’est étranger. Une odeur de fumée s’infiltra par la porte de la chambre, une odeur de brulé ? le charbon du fourneau d’argile, du caramel alléchant (c’était du thé noir sucré et caramélisé), odeur qui m’annonça un monde à la fois séduisant et dangereux. Etait-ce l’œuvre du Djinn de la lampe qui s’amusait à m’attirer vers lui et bientôt il allait m’emporter je ne sais où ? La ruse de la redoutable ogresse qui attirait les enfants avec des appâts en « caramels »? De toute façon, je ne savais pas où j’étais. Autant me laisser prendre.

Je ne pouvais m’avancer d’un pas. J’étais ankylosée au seuil de cette chambre. Cet extérieur qui s’étendait, lumière, vent, fumée, allait m’engloutir et m’aspirer. Une tombe en laine s’était refermée sur moi. Devant ce spectacle inouï, il me revient le souvenir d’une extrême solitude, et surtout d’une impuissance illimitée face à l’inconnu.

Peut-être ce nouveau monde on ne peut le rejoindre ou l’attraper que par les filets de la poésie?

Car la poésie draine les vannes de ces perceptions internes, suspendues et coincées dans les plis du langage, ces défaillances que le langage n’a pas pu nommer à temps, là où les mots ont manqué. Tous ces petits évènements du quotidien, ordinaires, ces éléments éphémères du monde qui nous entourent, quand ils se produisent sans paroles, surtout sans voix humaine, pas même un cri d’appel au secours, loin de disparaitre, ils s’enkystent en dépôts, en « Amana ». La« Amana », contrairement au don, résiste aux transformations, « doit être restituée telle quelle», on la « porte au cou, à la gorge »11, on n’y touche pas: L’immuable, jusqu’à au moment de le restituer, à l’instant d’un dire qui décoince le souffle et d’une oreille attentive, il devient un mirage, une toile, une fiction,….un poème. Par le truchement de la poésie, une trape s’ouvre, créant défaillance dans cet immuable, un autre monde est possible par le langage, un monde du merveilleux et d’étrange, Alice perdue dans ce pays où les mots et les choses sont confondus.

« La soirée des proverbes », une pièce de théâtre de Georges Schehadé, qui fut notre point de départ dans ce cartel, s’ouvre avec cette hallucination : Esfantian l’aubergiste « J’ai vu le jour et la nuit ! D’un côté le Jour ! De l’autre : la nuit ! Le jour et la Nuit dans les champs ensemble. Oh! ça n’a duré qu’un instant….séparés et ensemble…avec toutes leurs garanties. »2

En face, un prénommé Président Domino, (un titre qui semble lui être attribué par l’université), répond avec la logique de la science, évoquant la balance et la séparation de ces deux éléments :« Les voir ensemble, c’est fausser le balancier et ravir à l’idée de justice son équilibre le plus pur. Faut-il expliquer à votre époux le point de vue de Galilée ?»

Argengeorge, le poète, procède autrement. Il ne cherche pas à élucider l’hallucination comme le fait l’universitaire qui balaye d’un revers les propos de ce malheureux aubergiste : « Nous allons penser que vous n’avez rien vu ». Le poète n’use pas du savoir de la science, ne se risque pas à des explications ou à des interprétations : il réagit par deux mouvements : accueil et abstinence: « Ce que vous dites, monsieur, me plait beaucoup. Rapportez-moi ce que vous avez vu. » puis, plus loin : « N’en faites rien, monsieur, le silence est d’or ». Un psychanalyste aurait eu la même réplique…à condition d’éviter la sentence d’un diagnostic qui aurait pu arrêter la scène à l’état du dépôt.

Accueil et silence, l’art est silence, l’accueil est un préalable à la création. Passer d’un genre littéraire à un autre, (de la poésie au théâtre dans le cas de Schehadé), de la peinture à la poésie, d’un support du langage à un autre, implique un changement de perspective, une tentative de border ou d’appréhender le réel, le trou, autrement, une façon peut-être de se poser sur une jambe le temps de dégourdir une autre, tout en restant debout. Trébucher n’est pas péché…car le chemin se fait en marchant.

Très proche de l’univers de Klee, je me suis risquée à recopier sa peinture. J’ai reproduit son tableau Angelus Novus3 , en utilisant des couleurs chaudes et en traçant une figure qui me paraissait à première vue très simple, un jeu d’enfant. Il m’arrive souvent dans ma pratique de rencontrer des enfants psychotiques ou autistes, dont la sensibilité aux contours, aux murs, aux petits détails de l’immobilier, relève parfois d’une obsession quotidienne. Avec ces enfants, j’ai appris que ce qui est manifeste n’est pas du tout évident ou simple. La lumière n’est pas le feu. Ces enfants ne voient pas : ils sentent.

Je me souviens d’un enfant qui avait à peine franchi le bureau qu’il s’était mis à hurler devant mon tableau. « Il y a le feu sur le mur! » m’ a-t-il dit. Il n’a accepté de rester à l’intérieur de la salle que lorsque j’ai décroché le tableau en l’ayant enfermé dans un placard à clé. Durant des séances, il regardait vers la direction du placard, pour s’assurer que cela soit bien resté à sa place, inoffensif. Il me parlait alors de la fumée qui pouvait traverser les murs et l’atteindre malgré tout. D’autres enfants, en proie à des angoisses de morcellement, arrivent par le truchement des dessins animées ou des Mangas, à évoquer la fusion des éléments de la nature (la terre, l’eau, le vent, le feu) dans un seul corps. Le monstre ou la chimère qu’ils forment et qu’ils essayent d’incorporer (parfois en s’allongeant de tout leur corps sur le dessin), les intéresse non pas pour devenir monstre ou animal à leur tour, mais pour absorber cette énergie unificatrice, le liant qui leur fait défaut. « Anabase », combat contre les pulsions de mort, engageant un mouvement de retrait des forces extérieures vers l’intérieur, exil perpétuel du signifiant qui nous rappelle que l’acte d’habiter son corps n’est pas inné et que le symbolique seul échoue à faire lien.

Plus tard, en parlant à un collègue de cet enfant, qui ne joue pas, qui ne cherche jamais des objets dans le placard, je me suis souvenue de la scène de départ que j’ai complètement oubliée…

L’enfant effrayé devant mon tableau a vu l’in-transformé, le réel cru, « le trou matisme » (Lacan). Je ne suis pas sûre que le tableau de Klee aurait fait le même effet…. La lumière n’est pas le feu. La catastrophe a eu lieu, écrivait Walter Benjamin commentant l’Angélus Novus, le moment qui précède la descente de l’ange sur terre : « Mais du paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si forte que l’ange ne peut plus les refermer », ce que Klee avait fait sentir sans le figurer. Pour atteindre ce niveau de la création artistique, il faut tout un chemin de l’obscure vers le lumineux, et inversement, une transformation que je vais tenter de suivre chez le peintre et qui n’est pas sans lien avec la poésie :

Paul KLEE dans son « journal » de voyage, décrivit l’effet de la lumière et des couleurs sur la genèse d’un nouveau style de peinture, ce qu’il appelle sa naissance en tant que peintre4. Cette rencontre ne traduisait pas uniquement un émerveillement enchanté d’un touriste ou d’un paysagiste devant la nature, mais recèle d’une certaine façon une inquiétude pour ne pas dire une angoisse : « J’abandonne maintenant le travail. L’ambiance me pénètre avec tant de douceur que sans plus y mettre du zèle, il se fait en moi de plus en plus d’assurance. La couleur me possède. Point n’est besoin de chercher à la saisir. Elle me possède je le sais. Voilà le sens du moment heureux : la couleur et moi sommes un. Je suis peintre »5 . Il n’exprima pas clairement l’effet d’un effroi devant ce paysage. Il dit avoir souhaité rentrer le plutôt possible à Munich, au point d’avoir abandonné ses compagnons de voyage (August Macke et Louis Moilliet). Ils n’emprunteront plus le même Navire du départ; le retour s’est fait en solo: « Le principal acquis au dedans de moi, profondément, mais prêt à déborder au point d’être à tout instant manifeste. »6

Quelle est cette expérience intérieure, à peine avouable par le peintre, devant un élément de la nature, la lumière ? L’émotion indicible, envahissante et débordante, qu’on pourra qualifier d’un instant d’éveil devant la lumière, un instant où voir et regarder sont disjoints d’une logique de perception. Le « Réel » fait trou : « le Réel non seulement là où il y a un trou, ça s’invente, mais que ce n’est pas impensable que ce soit par ce trou que nous avancions dans tout ce que nous inventons du Réel… »… « là où il n’y a pas, là où ça manque, ça fait « troumatisme ». (Lacan, les non-dupes errent, Février 1974)

L’univers spectral de klee est intimement lié à la poésie, soit à travers son écriture soit par des vers qui accompagnent ses peintures, ou représentés en toile comme c’est le cas de son tableau intitulé « Poème ». De retour de ce voyage en méditerranée (1914), il rencontra à Munich Rainer Maria Rilke et ce fut, comme il le disait, la rencontre de la lumière et de l’obscure. Rilke l’étonne de sa façon de percevoir ses tableaux, surtout de l’émerveillement du poète devant les toiles inachevées. « Je me suis mis à lire le Livre des Images et les Carnets de Malte Laurids Brigge. Sa sensibilité m’est fort proche…Aussi les dessins dans lesquels je suis le plus avancé retinrent-ils moins son attention que la région chromatique qui commence seulement à se développer. Ce qui me dépasse, c’est la parfaite élégance de son allure. Comment fait-on cela? »7 . Ce qui a retenu l’attention du poète, c’est le mouvement vers le surgissement de la lumière, vers le visible en transformation, vers ce qui n’est pas encore manifeste mais qu’on ne peut que flaire sans le regarder, tout ce qui est antonyme de progrès, de beau, d’étincellent mais affaire de style,

« d’allure ». L’état d’éblouissement décrit plus haut avait cédé à celui qu’il qualifia de « position féminine », car créer c’est « retenir en soi, donner une forme à la semence masculine » (p.?) . Et ce poème accompagne cette renaissance :

« Misère.
Pays sans lien, nouveau pays, sans le souffle du souvenir,
avec la fumée du foyer étranger. Sans frein !
où ne me porta nul sein maternel.
… Voir d’un oeil, sentir de l’autre ».
(Journal, p. 326)

Je reviens à Jaccottet, poète et traducteur, et notre lecture de son essai « La promenade sous les arbres ».

Le texte poétique de Jaccottet avait la force de capter les souvenirs flottants, « pécher » les mots qui se dérobent, qui font défaut, pour retrouver, non pas l’événement déclencheurs (souvent anodin) mais les émotions restées en suspens du côté sombre du parlêtre. il convoque l’intime. Ce qui se passe dehors fait résonance avec le dedans : « Que le soir, que chaque soir détienne plus qu’aucun autre moment du jour merveilles et secrets, si je l’avais deviné dès l’enfance, je pourrais l’apprendre aujourd’hui. Que se passe-t-il sous les chênes ? Que se passe-t-il dans l’épaisseur de l’herbe, derrière les saules, dites-le! Sombres, sombres verts étendus jusqu’au pied des obscures montagnes portant à leur cime les feux qui précèdent et annoncent l’entrée de la nuit, c’est votre profondeur que je vais interroger longtemps encore, comme si elle n’était pas seulement profondeur matérielle, profondeur de couleur, mais intimité de l’âme, en vérité je ne sais quoi, les moyens me manquent pour m’en expliquer… »8

Ces souvenirs-émotions sont accueillis par le poète qui use uniquement de la langue pour tenter de décrire l’indicible, l’innommable. Le poète, contrairement au peintre, il fait le pari qu’en restant uniquement dans le champ de la parole, il tente de renouer avec ces instants premiers, instants d’avant la lettre. L’infans n’avait pas à sa disposition les mots pour différencier ce qui vient de dehors et du dedans, en deçà de l’image spectrale et de la voix humaine qui nomment et différencient. Ce système paradoxal de vie et de mort, du dedans et du dehors, qui l’aiderait à symboliser les éléments du monde, P. Réfabert9 nous dit qu’il est son premier support de pensée. Peut-on dire que le poète est resté cet enfant qui questionne en permanence les limites, les origines des choses et des mots, et qui refuse toute les évidences tout en créant, selon son style, un autre monde imaginaire parallèle où, en bonne compagnie, la vie côtoie la mort?

Car le poète s’installe, à corps défendant, au bord d’un abime. Lenteur dans son mouvement, il atteint parfois ce point où converge les contraires, et où les mots et les choses s’allient sans se confondre. Il en joue en désarticulant la rime, maniant oxymores, métaphores, paraboles. Il se fait artisan des signifiants, tantôt en leur offrant un nouveau logis, tantôt en les délogeant de l’univoque dans lesquels les mots risquaient de s’aplatir si elle y reste coincer. « Déficeleurs de souffle », selon la définition étymologique empruntée à P. Quignard, psychanalyste et poète s’emploient à donner voix à l’indicible. Sauf qu’un psychanalyste ne s’engage qu’avec son corps, s’il veut éviter de devenir un fantôme ou une idée abstraite.

Le poète et le psychanalyste sont en quelque sorte des iconoclastes, faisant prévaloir l’audible au détriment du visible. L’écoute de ce qui ne se dit pas mais qui flotte ou circule à travers le dire de l’analysant, reprenant le contexte qui précède la scène narrée plutôt que l’actuel qui est révélé.

A travers ce personnage de Argengeorge, Schehadé définit le métier du poète comme un « oisif isocèle ». Belle métaphore de l’écoute flottante et de ce que Nassif appelait, dans son poème dédié à notre cartel, l’exigence de « rester aux aguets ». Adonis traduisait en arabe « oisif isocèle » par « un sans-métier, debout sur ses jambes »10. Être poète, c’est tenter de faire face au trou, au manque, tout en restant debout. Nombreux sont les poètes qui ont sombré dans la folie ou le suicide, ce qui montre -sans généraliser- que l’échec de la solution poétique peut entrainer à la catastrophe.

Avec Saint John Perse, on redécouvre la langue élargie, la poésie du mouvement « une poésie minérale ». Se risquer dans cette poésie, c’est de découvrir qu’il y a très peu de mots qui relèvent de l’intraduisible, car ce qui est nommé ici peut se retrouver dans le trésor de la langue, de toutes les langues. Des mots qui peuvent apparaitre en première lecture comme des néologismes se révèlent encrés dans l’histoire de la langue. Notre expérience montre combien l’étymologie peut nous ouvrir à des signifiants qui traversent le dire de l’analysant mais qui attendent, comme coincés au bout de la langue, « ce déficeleur de souffle » qui leur offre un BEIT, un vers, une maison, et qui se love en attente d’un traducteur habile qui ne se contente pas du sens ou du synonyme mais qui tente de retrouver le souffle qui anime la parole poétique. Il faut que l’inspiration du poète croise l’inspiration du traducteur pour laisser voyager les mots dans une autre langue.

Ce qui m’avait plu dans la lecture de St John Perse, c’est qu’en faisant vivre l’étymologie des mots, il nous rappelle que la langue, comme les civilisations, peut mourir, s’étioler. Je découvre un large lexique qui décrit un univers marin dont je me sens intimement proche, des mots qui nomment des étapes de construction d’un bateau. (Lire à ce propos Vent et surtout Amers) J’essaie de le suivre sans savoir où le poète entraine son lecteur, mais émerveillée tout de même devant la puissance de la nomination des choses de ce monde (lexique botanique riche, océan, artisanat…) Le sens m’échappe au fil des mots. Lui, il prend son temps, le bateau de sa poésie est ivre de vent et de vague, et cette lenteur dans l’écriture vient conjurer le mouvement actuel d’une culture de la vitesse, de la langue de la communication, de la synthèse qui réduit souvent la

Complexité au profit de la brièveté. « La poésie, écrit-il, est anticipation. »11 Le poète est un Prophète anachronique ; sa parole est hors temps et hors lieu. Il dicte sa parole à l’Autre pour être lu, entendu par qui veut l’entendre. A qui dicterait-il ces vers?: « Ô Poète, Ô bilingue, entre toutes choses besaiguës, homme assailli du dieu! homme parlant dans l’équivoque! »

Je me permets ce parallélisme : l’écriture de SJP me rappelle le style des poèmes arabes antiques que j’ai appris à réciter à l’école dans une langue ancienne qu’on essayait en vain de réanimer par nos voix, nos rires, nos lapsus, par ce qu’il nous a été donnée d’entendre dans la langue quotidienne, la langue vulgaire, comme un écart impossible à boucher par la récitation. Autour de moi, tout passait au rythme de la poésie, récitation de textes sacrés, lamentations, exorcisme, invectives, mot d’esprit… tous succombaient à ce jeu de mots. La profanation nécessaire dont le poète seul connait ses secrets existe dans toutes les langues, car on imagine mal une langue rester aux mains des Dieux et se passer de ce levier de déplacement, de transformation qui est la poésie, sa chance de survie.

Sihem keller, Soisy sur Seine, 09-05-2023

  1. traduit d’un proverbe arabe, « عنقي في أمانة » ↩︎
  2. Schehadé G., La soirée des proverbes, Gallimard, Paris, 1954 ↩︎
  3. Ce fameux tableau acquis par Walter Benjamin, ne doit sa survie à la destruction des Nazis que grâce à un G. Bataille à qui le philosophe lui demanda de le cacher, Rue de Richelieu, la bibliothèque Nationale. ↩︎
  4. Klee P., Journal, Grasset, Paris, 1959, p.309 ↩︎
  5. ibid. p.312 ↩︎
  6. ibid, p.322 ↩︎
  7. ibid, p.332 ↩︎
  8. Jaccottet P., La promenade sous les arbres, Le bruit du temps, p.61 ↩︎
  9. Réfabert P, De Freud à Kafka: l’origine en procès, Calmann Levy, 2001 ↩︎
  10. Schehadé G, La soirée des proverbes, Trad. en langue arabe par Adonis, ed. Théâtre universel, Beyrouth, 2001 ↩︎
  11. St John Perse, Amers, Gallimard, Paris, 1957 ↩︎

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