GEPG - Psychanalyse

Résonances. De la poésie à la psychanalyse

Avec Brigitte Corani, Nizar Hatem et François Defaux

Interpréter, discourir dénature le sens de la poésie. Mettre d’autres mots sur les mots ferait perdre le poème au pas de la psychanalyse.

De la poésie à la psychanalyse.

Un pari : se laisser lire, toucher, déranger, à l’écoute des résonances de soi à l’autre, du mot au signifiant, d’un autre à l’autre, sans que le rire nous perde – chute rarement fatale.

Ecouter ce poète face à l’impossible, quand le mot dit l’absence, le manque, le silence ; lui qui cultive les fissures, qui fracture la réalité pour capter l’au-delà du semblant et mettre l’onde dans son mouvement et la psychanalyse à son pas…
Alors,
de Lydie Dattas, Anna Achmatova, Christian Bobin, Georges Schehade, Valérie Rouzeau, William Carlos William, Philip Larkin et tant d’autres à découvrir,

Plongeons
dans l’indicible invisible
au rythme du mot
tirant le fil de l’alphabet
jusqu’à cet infracassable noyau de nuit
dont la poésie est l’écho inattendu
.


Dans le projet d’au moins la rencontre avec un poète. En gardant le désir de l’écriture…

Le 1er jeudi du mois à partir du 5 novembre 2026
dans l’atelier de la sculptrice Marie Mathias, place Sainte Claire.
Pour tout renseignement et/ou inscription,
contacter Brigitte Corani : brigitte.corani @ orange.fr

La clinique du souvenir

Groupe de travail proposé par Michel Lehmann

Les souvenirs sont la matière première de la psychanalyse. En 1895, Freud, comme il en témoigne dans « Les études sur l’hystérie » découvre leur importance essentielle dans sa pratique : « C’est de réminiscences surtout que souffre l’hystérique ». Il trouvait ainsi, sur le modèle de la recherche médicale, la cause d’une pathologie et donc la possibilité de provoquer la disparition des symptômes par un traitement approprié, en l’occurrence : la remémoration des souvenirs pathogènes. Et parallèlement, dans sa lettre à Fliess du 6 décembre 1896, il formulait ses premières hypothèses d’une théorie systématique de la fonction mnésique : une coexistence de signes perceptifs, de signes inconscients et de signes préconscients.

Nous partirons de ces textes premiers, puis, au fur et à mesure de notre avancée et de notre questionnement, nous déterminerons les suivants.

Quelle articulation entre souvenir et fantasme ? Qu’est-ce qu’un souvenir-écran ? Comment dans le transfert, le souvenir peut prendre une valeur d’échange ? Comment son émergence, sa remémoration a des effets de subjectivation ?…
Nous faisons une large place aux témoignages de l’expérience et aux interrogations qui y prennent naissance.

Cette activité est également inscrite dans le programme du groupe régional de Grenoble de la Société de Psychanalyse Freudienne.

Première rencontre le mercredi 20 janvier 2027 à 20 heures,
puis le 3ème mercredi du mois (lieu à déterminer).
Pour s’inscrire, envoyer un mail à Michel Lehmann

Groupes de travail sur la Pratique

Ces groupes constituent un lieu d’énonciation où peut se déployer une parole au plus près de la pratique. Chacun à son tour y est invité à témoigner de son expérience. Est attendu un effet d’ouverture, – accès à l’insu, reconnaissance d’un réel – susceptible d’avoir une incidence sur l’écoute analytique et la conduite du travail avec l’analysant, quel que soit le dispositif, divan ou face à face. Plusieurs groupes de travail sur la pratique se sont ainsi constitués, chacun avec sa propre dynamique, mais avec pour dispositif commun actuel la notion de « permutation des places » (chaque participant prenant la parole à son tour) et le principe de rencontres intergroupes. Celles-ci permettent de confronter les expériences et d’élaborer l’évolution du dispositif. Elles ont lieu tous les deux ans et sont ouvertes aux participants des groupes ainsi qu’aux membres du GEPG.

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La haine

Cartel de préparation du séminaire de l’I-AEP qui se tiendra en décembre 2026

« Faire disparaitre celui qui nous est autre » a connu ces derniers temps une exacerbation et une intensité qu’ont décuplé les moyens modernes de destructions à tel point qu’on a du mal à penser ce qui le génère et l’anime : la haine.

Afin de ne pas se résigner à la sidération des collègues proposent un travail en cartel pour mettre des mots sur ce qui souvent semble relever de l’impensable.

Cartel ouvert à de nouveaux participants.

Tous les deux mois à partir du jeudi 11 septembre à 20h30
(dates ultérieures à préciser)

Au
51 Rue Thiers
38000 Grenoble

Pour tout renseignement, s’adresser à :
martine.petit @ gepg.org

Le fantasme et l’inconscient

Séminaire proposé par Isabelle Carré

F. Nietzsche, dans Par-delà le bien et le mal, écrit : « Une pensée ne vient que quand elle veut, et non pas quand moi je le veux. »

Nietzsche a évoqué très tôt une forme d’inconscient, une vie intérieure qui conditionne notre façon d’être, Il déploie la métaphore de la partie immergée de l’iceberg, la partie émergée représentant la conscience.

Nous continuerons cette année d’explorer la place de l’inconscient dans la philosophie et dans la littérature. Nous nous intéresserons au fantasme, à ses expressions notamment dans la formation des symptômes. Le fantasme a presque inauguré l’élaboration de la théorie psychanalytique, au moment où Freud abandonne la question du trauma comme systématique, ne limitant pas la névrose à un trauma réel.

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La psychanalyse dans les institutions de soins à l’heure d’aujourd’hui – 3ème année

Groupe de travail proposé par Claire Horiuchi et Florence Brenier, conjointement par le GEPG et le collège des psychologues (CPCI)

Nous allons poursuivre notre travail sur la psychanalyse dans les institutions en interrogeant encore et toujours la place de cette dernière dans les lieux de soins pour tenter de cerner de quelle manière elle se manifeste et ce qui en constitue son essence actuelle.  Malgré la mise à l’écart de cette approche thérapeutique pour les patients, elle fait retour dans les institutions par d’autres voies comme les groupes d’analyse de la pratique, soutien très important pour les équipes. 

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Les états limites et la pratique psychanalytique

Groupe de travail proposé par Françoise Guillaumard et Michel Lehmann

La notion d’état limite est apparue au cœur-même de la pratique psychanalytique. Il y a eu prise en compte de ses limites et remise en cause des références de la méthode première :  la libre association, l’interprétation comme seul acte, l’attention flottante et le névrosé en tant que modèle d’analysant. Ainsi parallèlement au paradigme de la cure-type se mettait en place un autre modèle, de travail analytique également. Ferenczi en a été le premier artisan. Nous avons interrogé ses élaborations. Quant à la nosologie, une nouvelle catégorie de patients a été décrite, non névrosés mais pas non plus psychotiques, chez qui domine l’acte comme symptôme et le sentiment d’inexistence comme vécu. Quant à l’origine, des expériences de la toute jeune enfance ont été traumatisantes et n’ont pas pu s’inscrire dans le symbolique. Quant à la pratique, le cadre et son élasticité possible, la richesse des interventions qui ne se limitent pas aux interprétations et l’ensemble de la vie psychique de l’analyste comme source d’inspiration.

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Un texte, son auteur… et quelques autres

Dispositif proposé par Nizar Hatem et Michaël Gioria

Ce dispositif que nous proposons réunira un cartel de lecteurs à la demande d’un auteur inscrit au GEPG ou à l’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse. Chaque lecteur s’engage à un retour de vive voix sous la forme d’une participation à ce cartel constitué autour du texte et en présence de son auteur. Les lecteurs peuvent s’engager de manière permanente dans le dispositif et ainsi participer à un cartel chaque fois qu’un auteur propose son texte. Le dispositif est aussi ouvert à une participation ponctuelle autour d’un texte, soit à l’initiative d’un membre du GEPG qui souhaiterait participer au dispositif, soit à la demande de l’auteur ou des autres lecteurs, par exemple à l’occasion d’une thématique qu’ils savent intéresser telle ou telle personne du GEPG mais aussi de l’IAEP ou d’ailleurs. Le cartel ne pourra se constituer qu’en présence d’au moins 3 lecteurs autour de l’auteur.

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A la poursuite… des séminaires !

Groupe de travail avec Martine Jeanmart, Sara Moulin, Béatrice Nogues, Cécile Paganelli

Nous n’arrêtons pas de finir de travailler sur le Séminaire de Lacan « Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse » qui devrait nous occuper encore une ou deux séances à partir de la rentrée de septembre : Pourquoi mettons-nous autant de temps à le finir ? Peut-être parce que les notions en sont fondamentales, que nous avons voulu en refaire une deuxième lecture rapide qui nous réouvre d’autres perspectives de réflexion… Peut-être sommes-nous dans une boucle temporelle avec ces notions qui se renvoient les unes aux autres sans cesser d’échapper encore en partie à notre compréhension ! Peut-être sommes-nous dans un essoufflement de ce travail sur les séminaires qui appelle alors d’autres lectures à venir…Nous nous accordons donc encore un peu de temps pour définir la suite de notre année que nous renseignerons ensuite sur le site du GEPG.

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Aux creux des textes anciens, au cœur de la subjectivation

Avec Anne-Marie Anchisi, Sandra Boccara, Christel Emelien, Sylvie Lefort, Véronique Mangano Loïodice

Après une année où nous nous sommes plongées dans les Tragédies d’Eschyle, confrontés au destin qui s’acharne, aux impasses subjectives (de la psychose) où seuls des ailleurs et de nombreux petits autres ont pu amener un peu d’apaisement à cette folie déchainée.

Nous nous tournerons vers une approche, à nouveau, plus « raisonnée » d’une folie collective à l’oeuvre depuis la nuit des temps : la guerre, avec de grands penseurs, nous débuterons nos rencontres en octobre avec L’Art de la Guerre de Machiavel.

Avant cela, nous nous retrouverons le lundi 7 septembre pour échanger autour de nos lectures d’une tragédie contemporaine, celle du roman Julienne de Scholastique Mukasonga.

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