De surcroit

Les psychanalystes et la question du thérapeutique. On le sait , il a existé et il existe encore à certains moments  une tendance   à considérer psychanalyse et thérapeutique , comme deux champs radicalement différents , hétérogènes . Ainsi, pour certains , il n’y n’aurait pas à prendre en considération les  questions  posées par le point de vue  thérapeutique .  Pourtant , aussi bien Freud que Lacan  ont  toujours maintenue ouverte cette interrogation et cherché une articulation appropriée  . Une formule de Lacan en constitue une expression  pertinente :«La guérison vient de surcroit ». Aphorisme dont la   sobriété condense  plusieurs significations différentes . Je vais essayer ce soir de les énoncer  et de les  déployer   .

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Transfert et destins du transfert
Groupe d’Études Psychanalytiques de Grenoble

Avec la participation de Anne-Marie Anchisi, Ariella Cohen, Isabelle Durand, Nazir Hamad, Michel Lehmann, Albert Maître, Gérard Pommier et Danièle Waysman.
Les éditions des crépuscules.

Si le transfert se manifeste dans toute relation sociale un tant soit peu investie, c’est dans le champ de la psychanalyse qu’il a été repéré et décrit. Pour Sigmund Freud, son pouvoir insu rendait compte de l’efficacité de l’hypnose et de toute suggestion.

[…] Ainsi, le transfert travaillé dans et par la cure va être amené à des remaiements, à des modifications. Comment décrire cette évolution? L’instauration et la destitution de l’analyste comme « sujet supposé savoir » ( Jacques Lacan) en signeraient-elles le début et la fin?

La psychanalyse, c’est quoi ? Les visées de la psychanalyse

Séminaire ouvert du GEPG 28 janvier 2016
Isabelle Carré
Guéris-donc.
De quoi veulent-ils que je guérisse donc?
De quelle spécificité relève la psychanalyse et quelle est sa visée?

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Déshérence de la fonction paternelle

Son incidence dans la pratique de la psychanalyse En savoir plus

La vie à bras le corps

Le réel du corps, corps et Réel.
Isabelle Carré

« Si j’avais connu avant d’évider père les paroles emplisseuses d’entendement, et avoueuses de sentiment, et traductrices de gouffre humain. Heureux soit le parleur, car avec ses mots il est pareillement au bourgeois qui voit à l’intérieur de ses semblables… Heureux les parleurs, car ils ont l’œil clairvoyant et traverseur de corps, et fouilleur d’épaisseurs! » (Jean-François Beauchemin, « Le jour des corneilles »). En savoir plus

Textes préparatoires au séminaire de l’I-AEP du 4 et 5 juin 2016

Voici, reprenant pour une grande part ce que j’ai entendu, le texte écrit dans l’après-coup de la réunion du GEPG du 10 octobre, réunion préparatoire au Séminaire de l’IAEP prévu à Grenoble en juin prochain. Des écrits avaient servi de base à nos discussions : le pré-argument pour le Séminaire de l’IAEP de juin et six contributions de collègues qui avaient été transmises au préalable. L’une reprenait les débats des réunions de l’IAEP des 18 et 19 septembre à Paris, plusieurs autres évoquaient ceux des rencontres grenobloises précédentes et deux enfin, interrogeaient la cure personnelle pour élaborer la question de l’« acte ». En savoir plus

Problématique du lieu dans la psychose

« Y a-t-il un lieu pour la psychose ? » En savoir plus

L’œil et la lettre

Les modalités cliniques de la souffrance subjective semblent subir des variations en fonction du temps. C’est du moins ce qui se dégage en première approximation de la lecture des publications médicales, psychanalytiques et des médias en général. Si la fin du siècle dernier fut marquée par l’hystérie, la nôtre semble l’être par les perversions, à tel point que certains pensent devoir en protéger les enfants par une information dispensée dans les écoles. En savoir plus

Le réel du corps, corps et Réel

« Si j’avais connu avant d’évider père les paroles emplisseuses d’entendement, et avoueuses de sentiment, et traductrices de gouffre humain. Heureux soit le parleur, car avec ses mots il est pareillement au bourgeois qui voit à l’intérieur de ses semblables… Heureux les parleurs, car ils ont l’œil clairvoyant et traverseur de corps, et fouilleur d’épaisseurs! ». (Jean-François Beauchemin :  » Le jour des corneilles »).

Dans ce texte poétique, le personnage va chercher le sentiment amoureux dans la dépouille même de sa mère, de son père. Il ne lui reste plus que le réel du corps, de la preuve corporelle pour tenter de s’arrimer à une réalité. Jusqu’à ce qu’il rencontre le langage.

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Contribution au débat sur : « Constructions dans l’analyse » de S. Freud (1937)

CONTRIBUTION AU DÉBAT SUR : « CONSTRUCTIONS DANS L’ANALYSE » de S. FREUD (1937) in Résultats, idées, problèmes, T 2, p. 269.

Dans le premier paragraphe de cet article Freud répond à une critique de l’interprétation en psychanalyse et sur ce qui la fonde en vérité. Il nous rappelle que la visée de travail psychanalytique, soit l’acte analytique, consiste dans la levée du refoulement, au sens large. Plus précisément, les refoulements des débuts du développement pour les remplacer par des réactions correspondant à un état de maturité psychique. Arrêtons nous sur ce terme. Qu’est-ce qu’un état de maturité psychique ? Les refoulements seraient-ils limités à l’enfance ? Ces formulations dénotent une conception développementale du sujet et semblent faire abstraction de sa division structurelle. En savoir plus