La vie à bras le corps

Le réel du corps, corps et Réel.
Isabelle Carré

« Si j’avais connu avant d’évider père les paroles emplisseuses d’entendement, et avoueuses de sentiment, et traductrices de gouffre humain. Heureux soit le parleur, car avec ses mots il est pareillement au bourgeois qui voit à l’intérieur de ses semblables… Heureux les parleurs, car ils ont l’œil clairvoyant et traverseur de corps, et fouilleur d’épaisseurs! » (Jean-François Beauchemin, « Le jour des corneilles »). En savoir plus

Textes préparatoires au séminaire de l’I-AEP du 4 et 5 juin 2016

Voici, reprenant pour une grande part ce que j’ai entendu, le texte écrit dans l’après-coup de la réunion du GEPG du 10 octobre, réunion préparatoire au Séminaire de l’IAEP prévu à Grenoble en juin prochain. Des écrits avaient servi de base à nos discussions : le pré-argument pour le Séminaire de l’IAEP de juin et six contributions de collègues qui avaient été transmises au préalable. L’une reprenait les débats des réunions de l’IAEP des 18 et 19 septembre à Paris, plusieurs autres évoquaient ceux des rencontres grenobloises précédentes et deux enfin, interrogeaient la cure personnelle pour élaborer la question de l’« acte ». En savoir plus

Problématique du lieu dans la psychose

« Y a-t-il un lieu pour la psychose ? » En savoir plus

L’œil et la lettre

Les modalités cliniques de la souffrance subjective semblent subir des variations en fonction du temps. C’est du moins ce qui se dégage en première approximation de la lecture des publications médicales, psychanalytiques et des médias en général. Si la fin du siècle dernier fut marquée par l’hystérie, la nôtre semble l’être par les perversions, à tel point que certains pensent devoir en protéger les enfants par une information dispensée dans les écoles. En savoir plus

Le réel du corps, corps et Réel

« Si j’avais connu avant d’évider père les paroles emplisseuses d’entendement, et avoueuses de sentiment, et traductrices de gouffre humain. Heureux soit le parleur, car avec ses mots il est pareillement au bourgeois qui voit à l’intérieur de ses semblables… Heureux les parleurs, car ils ont l’œil clairvoyant et traverseur de corps, et fouilleur d’épaisseurs! ». (Jean-François Beauchemin :  » Le jour des corneilles »).

Dans ce texte poétique, le personnage va chercher le sentiment amoureux dans la dépouille même de sa mère, de son père. Il ne lui reste plus que le réel du corps, de la preuve corporelle pour tenter de s’arrimer à une réalité. Jusqu’à ce qu’il rencontre le langage.

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Contribution au débat sur : « Constructions dans l’analyse » de S. Freud (1937)

CONTRIBUTION AU DÉBAT SUR : « CONSTRUCTIONS DANS L’ANALYSE » de S. FREUD (1937) in Résultats, idées, problèmes, T 2, p. 269.

Dans le premier paragraphe de cet article Freud répond à une critique de l’interprétation en psychanalyse et sur ce qui la fonde en vérité. Il nous rappelle que la visée de travail psychanalytique, soit l’acte analytique, consiste dans la levée du refoulement, au sens large. Plus précisément, les refoulements des débuts du développement pour les remplacer par des réactions correspondant à un état de maturité psychique. Arrêtons nous sur ce terme. Qu’est-ce qu’un état de maturité psychique ? Les refoulements seraient-ils limités à l’enfance ? Ces formulations dénotent une conception développementale du sujet et semblent faire abstraction de sa division structurelle. En savoir plus

L’Insu – Une traversée spirituelle et psychanalytique.
De M. Esperre
Les éditions des crépuscules.

La quatrième de couverture me laissait dubitative, avec un mélange de désir de lire, et une sensation de jugement négatif à priori. Mais il faut se méfier de ses à priori.
« Le point de capiton d’une cure lacanienne, panser ses mots ou penser ses mots, rien n’étant écrit d’avance » … Je craignais un livre un peu laborieux, un peu « obsessionnel », fait des  » bondieuseries » d’une « bonne sœur » se penchant sur la théorie lacanienne, s’épargnant la question sexuelle, et s’évitant le réel par la croyance- et autres poncifs conventionnels sur la religion.
Il n’en est rien. En savoir plus

Psychanalyse et (ou) action politique

Depuis déjà quelques décennies les psychanalystes ont relevé une évolution dans la manière dont s’exprime la souffrance des sujets qu’ils reçoivent dans leurs cabinets. Les états d’angoisse, de dépression et d’addictions semblent prévaloir sur la clinique des névroses qui passait pour l’indication élective de la psychanalyse.

Cette clinique actuelle est l’expression d’une difficulté à pouvoir penser l’absence de l’objet et encore plus son deuil. Elle a été imputée, par de nombreux auteurs, aux effets du développement des techno-sciences et à leur production envahissante d’objets réels ou imaginaires. Semble donc se vérifier ce que Freud avait indiqué dans la Massenpsychologie, l’incidence de l’environnement sur la condition du sujet. En savoir plus

Du « traumatisme » aujourd’hui et du malaise dans sa théorie analytique

Intervention proposée lors du séminaire de l’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse de Turin en mai 2015 En savoir plus

Du malaise au fétichisme dans la civilisation

Avec la Révolution française (en fait celle de la modernité), Saint-Just avait pu penser que le bonheur était devenu une affaire politique. Ceci impliquait qu’il revenait au pouvoir politique de réaliser, ici bas, le paradis que l’Ancien régime, de nature théologico-politique, avait laissé prudemment, dans l’au-delà. Cette bonne intention d’assurer le bonheur de son prochain a engendré, pour réduire les démentis du réel, des régimes politiques totalitaires et sanguinaires. En savoir plus