Littérature et psychanalyse

Groupe de travail proposé par Caroline Bidault, Christine Bigallet, Catherine Blachot, Claude Blondeau, Odile Bozonnet, Geneviève Glangeaud, Noëlle Mathern, Catherine Villard.

 

A partir de notre intérêt pour la littérature et la psychanalyse, nous orientons nos échanges autour des liens susceptibles d’être établis entre œuvres littéraires et psychanalyse : œuvres poétiques ou de fiction, classiques ou modernes et contemporaines, dont le thème peut parfois a priori être éloigné de la psychanalyse, œuvres sur lesquelles nous tentons en tant que lecteurs de poser un regard de personnes intéressées par la psychanalyse, ou qui en ont l’expérience, en tant qu’analysants (expérience plus ou moins ancienne…) ou comme praticiens en libéral ou en institution.

 

A tour de rôle, chaque participant présente une œuvre littéraire (choisie à l’avance et lue par tous) afin de lancer échanges et élaboration en commun. Les impressions et réflexions partagées permettent également souvent de parler de notre pratique

 

Une fois ou deux fois dans l’année, un retour est effectué sur les ouvrages lus précédemment afin de revenir dans un après-coup sur un ou plusieurs thèmes ou personnages, sur tel ou tel aspect clinique ou telle ou telle problématique psychique. Il peut s’agir également de cerner les raisons, plus personnelles, qui nous ont fait apprécier ou non une œuvre donnée. Ces moments favorisent aussi le dégagement de ce qui peut apparaître comme un « fil rouge » ayant déterminé, de façon préconsciente ou inconsciente, sur les plans personnel et collectif, le choix des lectures proposées.

Ouvrages proposés pour l’année à venir : (la sixième de l’expérience) : « Les loyautés » (Delphine de Vigand), « Désorientale » (Djavadi Negar), « Bitna, sous le ciel de Séoul » (JMG Le Clezio), « Le poisson-scorpion » (Nicolas Bouvier), « Sur les chemins noirs » (Sylvain Tesson), « l’Education sentimentale » (Gustave Flaubert), « La déposition » (Pascale Robert-Diard), « Le tunnel » (Ernesto Sabato).

 

Première séance le lundi 8 octobre 2018.

Les premier ou deuxième lundis du mois (sauf vacances scolaires ou autres exceptions) de 19h 30 à 21h.

En raison de la taille actuelle du groupe, nous regrettons de ne pouvoir accueillir d’autres participants cette année. Pour échanger sur la possibilité de constituer un autre groupe sur le même thème, nous contacter sur le site.

A propos des pratiques singulières de l’analyste qui ne sont pas des cures

Mon titre utilise une périphrase pour dénommer tout un pan important de ce qui fait le travail quotidien, l’ordinaire de beaucoup d’entre nous dans les institutions de soins comme dans les cabinets libéraux.

 

Ces pratiques concernent des sujets constituant un champ clinique très large, hétérogène à plus d’un titre. Comment le spécifier ? Deux catégories cliniques peuvent être différenciées, qui ne s’excluent pas forcément et peuvent éventuellement se recouper. L’une concerne la demande, l’autre, la structure. Pour la première catégorie, il y a eu formulation d’une demande d’aide par la parole, mais pas une demande de cure, pas même une demande de travail psychanalytique. En majorité, ces sujets ne sont pas dans un transfert sur la psychanalyse, et même ils n’en connaissent que très peu de choses. Est-ce cette particularité dans une clinique de la demande que cherche à dénommer ce terme de « tout venant de la demande « ? Ils en sont au tout début d’un travail sur eux-mêmes, qu’il s’agira de soutenir voire d’initier. Pour la deuxième catégorie, celle qui a rapport à la structure : états limites, sujets mélancoliformes, pour certains posant la question de la psychose… l’errance est au-devant de la scène. La précarité, la perturbation du lien à la parole ont requis un dispositif et une méthode autres que ceux de la cure.

Il a pu y avoir une certaine tendance à mésestimer, à méjuger ces pratiques car elles ne sont pas de l’ordre de la cure analytique pure. Ainsi, un exemple entre autres : la traduction erronée et dépréciatrice du texte de Freud sur sa métaphore de l’alliage or-cuivre, « or » pour la psychanalyse pure et « cuivre » pour la suggestion. Je cite : « Tout porte à croire que, vu l’application massive de notre thérapeutique, nous serons obligés de mêler à l’or pur de la psychanalyse une quantité considérable du plomb de la suggestion directe »(1). Le plomb est un métal autrement plus trivial que le cuivre et qui curieusement ne peut pas facilement s’associer à l’or.« Les pratiques singulières de l’analyste qui ne sont pas des cures »

Une telle périphrase m’a paru nécessaire au regard du côté insatisfaisant des termes habituellement utilisés.

Et plus particulièrement, le plus fréquent : psychothérapie. Son ambiguïté est aujourd’hui réactivée par la nécessité politique de raviver la différence et de dissiper les confusions éventuelles entre les psychothérapies fondées sur la suggestion, légalement contrôlées, et la psychanalyse. Ce terme avait pourtant l’avantage d’un usage consacré par la tradition pour tout travail basé sur la relation. Afin que la dimension psychanalytique ne soit pas oubliée, il bénéficiait souvent d’une adjonction : psychothérapie psychanalytique, d’inspiration psychanalytique… faite par un analyste. Historiquement, ce terme était apparu au XIX e siècle avec les cures magnétiques de Mesner, pour caractériser toute méthode de traitement psychologique. Freud, après la parution des «Etudes sur l’Hystérie «en 1895, pour marquer l’originalité de sa nouvelle approche et sa rupture avec les méthodes en cours à l’époque : l’hypnose, la suggestion et la catharsis dont il avait expérimenté les limites… inventait le terme «psycho-analysis », qui devint «psychanalyse». Il semble que psychothérapie et psychanalyse aient cohabité indifféremment sous sa plume jusqu’en 1920. Le premier a finalement était abandonné, la nécessité étant apparue d’affuter les dénominations pour repréciser les enjeux: maintenir l’existence de l’inconscient, l’importance de la sexualité et particulièrement la sexualité infantile, et surtout, rappeler la dimension de recherche de la méthode. Les tentatives faites par quelques-uns des élèves de Freud, d’aménager les paramètres de la cure dans le but d’avoir plus d’efficacité thérapeutique … ces tentatives menaçaient d’engendrer une dilution fatale. La dimension de suggestion de la relation reprenait alors le dessus au détriment de celle d’exploration des éléments inconscients occasionnée par la règle fondamentale. L’analyse est avant tout un travail de recherche et les effets thérapeutiques sont comme Freud le rappelle « un gain marginal » ou «un effet secondaire». Ce que Lacan a repris dans son aphorisme « La guérison vient de surcroît ».

Le thème de nos journées de travail est « l’acte analytique et la diversité des pratiques de l’analyste ».

En ce qui concerne l' »acte analytique : « Est -ce le nom de ce qui singularise la psychanalyse et la différencie des psychothérapies ? Est-ce l’effet de l’interprétation ?

Ainsi, une intervention portant sur un signifiant ébranle sa signification habituelle, opère une coupure de l’unique lien de sens qui existait, et alors, se produit de l’équivoque. Il y a ouverture à une polysémie, à de nouveaux liens associatifs.

Comme le sujet consiste de son lien à la parole, cet « acte », parce qu’il produit de nouveaux frayages, lui permet d’enrichir sa dimension de parlêtre.

Les significations du signifiant concerné, antérieurement fixées en un sens univoque faisaient fantasme. Elles soutenaient symptômes et comportement répétitifs.  L’«acte» opère coupure et ouverture dans cette univocité et va ainsi, indirectement, produire des modifications cliniques. On peut donc en attendre des changements thérapeutiques : amélioration, allègements des symptômes et dégagement des répétitions.

L’« acte» serait-il donc ce qui spécifierait l’analyste et l’interprétation le seul mode d’intervention qui vaille. Déliaison, coupure … Or pour qu’elles existent, la déliaison, la coupure, ne faut-il pas d’abord en amont qu’il y ait eu liaison, nouage ? Ce qui n’est pas le cas pour certaines structures où l’errance du sujet prend le devant de la scène. Dans cette optique, il existe d’autres modalités d’intervention importantes, en particulier celles qui participent de la « construction ».

Le texte de Freud « Constructions dans l’analyse » (2), la présente comme une intervention qui pallie à la panne de la remémoration. Résultat de l’invention d’un pan manquant de l’histoire du sujet, elle vise à transmettre un fragment de savoir. Il s’agit d’une intervention qui se présente comme une fiction, dont la fonction est alors opératoire. Elle permettrait alors, finalement au même titre qu’une interprétation, d’avoir des effets de relance du discours.

Une lecture féconde de cet article de Freud peut être promue, suscitant ainsi le recours à de nombreuses modalités d’interventions à partir du moment où l’énoncé transmis est présenté non comme une vérité mais comme une association d’idée, comme une fiction. Il ne s’agit pas, bien sûr, d’influencer, de faire œuvre de suggestion mais bien de proposer des mots, des représentations possibles quand elles manquent.

Peut-être, le point essentiel de ce qui est alors opératoire, réside-t-il dans les effets de nomination de l’usage de certains signifiants, qui apparaissent dans l’énoncé- même de la construction ?

Et ceci, à l’instar de ce que nous avons vu dans le premier exemple donné par Freud dans l’article cité : s’adressant à un patient, il évoque une modification des sentiments de celui-ci vis-à-vis de sa mère. Ils seraient devenus « ambivalents » du fait que, après la naissance d’un petit frère, elle ne se consacrait plus exclusivement à lui. Ce terme « sentiments ambivalents « parce qu’il évoque des affects et même des affects négatifs, constitue une reconnaissance de ceux-ci, et en même temps qu’il les nomme, les autorisent. Ainsi ils peuvent devenir des objets de pensée.

A l’instar également de ce témoignage d’un collègue évoquant une analysante qui, à la fin de sa cure, avait révélé qu’un tournant important dans son travail avait été produit par une intervention particulière de son analyste. Lorsque celui-ci lui avait dit « votre mère vit une dépression ».

L’analyste qui occupe dans le transfert la position de Grand Autre, lieu du trésor des signifiants peut faire entendre des mots qui sont des propositions de dénominations. Dénominations pour des éléments du monde intérieur, celui des pulsions et des affects, et aussi, pour des éléments de la réalité extérieure, de l’histoire personnelle. Ces mots lui sont d’abord venus à lui, en tant que sujet, fruits du travail de son inconscient à partir de son écoute, à partir de sa « Troisième Oreille «. Dans le transfert ( peut-on dire dans le contre-transfert? ) des éléments discrets ont été perçus, des représentations se sont mises en forme, des articulations ont été saisies.

Autre occurrence où le psychanalyste peut transmettre des mots : quand il s’agit de nommer les questions que le sujet a à se poser quant à ses symptômes, afin qu’il ait la possibilité de les identifier et de les interroger. Ainsi par exemple : les répétitions dans l’existence, actes, comportements, choix, voire situations singulières dont la fréquence apparaissait comme effet du hasard ou d’un destin malheureux. Étape importante qu’il y a lieu d’accompagner, voire d’initier car elle introduit au travail de recherche du sujet sur lui-même, à l’exploration des significations cachées, aux découvertes engendrées par la libre association dans la parole. En cela, elle constitue un début de cure.

Au-delà de ce qui est transmis en tant qu’énoncer, il y a toute l’importance et la portée du fait de parler au sujet. Quand, pour certains, l’instauration du lien social a été gravement perturbée, voire empêchée par la mise transférentielle brouillée qui joue dans toute rencontre, il s’agit d’en créer la possibilité. En faire le destinataire d’une parole, le reconnaître comme lieu d’adresse, confère au sujet le statut inédit d’objet d’intérêt et d’attention, et donc, d’auteur possible d’une parole singulière. C’est finalement adopter une attitude assez active. En cela bien différente du paradigme traditionnel de silence et de retrait. Quand un sujet se vit comme un déchet ou pire comme inexistant, le confronter dans la relation à une mise à distance par l’autre ne peut que raviver l’ « hilflosigkeit », que raviver sa détresse. Ce risque a été bien repéré par Férenczi, je cite : «La répétition en analyse, pire que le traumatisme d’origine « (3). Celui-ci étant entendu par lui comme la carence de l’objet primitif, cette non-réponse de la Mère qui a pu avoir des conséquences désastreuses.

Dans cette perspective le dispositif du face-à-face peut se révéler précieux. L’attention bienveillante qui se transmet dans les regards échangés, permet que soient mis à l’écart des fantasmes négatifs importants. Si les idées de condamnation, de réprimande, voire de persécution, sont encombrantes, l’expression est impossible. Pour certains une réassurance constante est indispensable. Et en même temps, cela va contribuer à ce que s’instaure, peu à peu, un investissement narcissique qui permettra une prise de parole plus autonome.

 

La diversité des pratiques témoigne d’une inventivité sollicitée par la diversité des demandes et la diversité des structures psychopathologiques. Elle procède d’une adaptativité créative, constamment exposée au risque de la dilution des enjeux éthiques…une nécessaire « élasticité », pour reprendre la formule de Férenczi, je cite : « mais sans abandonner la traction dans la direction de ses propres opinions » (4).

 

Notes:

(1)  » Les Voies Nouvelles de la Thérapeutique Psychanalytique  » (1919) in « La Technique  » PUF p.141
(2) « Résultats, Idées, Problèmes « (1937) Tome 2 PUF p.269
(3) « Réflexions sur le traumatisme  » (1932) in Tome IV des Oeuvres Complètes Payot p.139
(4) « Elasticité de la Technique Psychanalytique  » (1928) in Tome IV des Oeuvres Complètes Payot p.82

 

 

 Michel Lehmann

Grenoble, Le 10 mai 2016


		
	
	

Réflexions à propos des enjeux éthiques

Dans le texte de présentation du GEPG qui figure dans la plaquette de notre programme annuel, nous trouvons actuellement :

« Le GEPG soutient que soit possible un lien social où chacun du point où il en est dans son expérience … puisse mener l’élaboration de ses propres interrogations »

et jusqu’il y a encore deux ans «selon son rythme, selon son style ».( n’y-a-t-il pas lieu de reprendre ces termes, probablement trop vite enlevés ? ).

Plus loin: « Le phénomène institutionnel s’y questionne » Et : « s’il y a effet de transmission c’est par la relance et le prolongement pour chacun des effets de sa propre cure » …et puis :  « le désir d’analyste sans cesse réinterrogé dans l’adresse à quelques autres ».Et enfin la citation de Lacan :« c’est bien ennuyeux…que chaque psychanalyste soit forcé de réinventer la psychanalyse».

L’accent est mis avec force sur le questionnement et sur la singularité, sur le questionnement de chacun à partir de son expérience singulière. Et, ce, dans les différents champs de sa pratique : comme analysant, comme analyste et comme engagé dans une association pour la transmission de la psychanalyse.

Comment le GEPG a-t-il fait pour tenter de réaliser ce projet… un tel programme, comme on dirait aujourd’hui ? Qu’a-t-il mis en place ?

 

Dans les groupes sur la pratique une place centrale est faite à la difficulté, a ce qui fait butée dans le travail. Ils sont organisés autour des moments d’embarras. Embarras objectif : la rencontre d’un obstacle … mais surtout embarras subjectif : bien souvent le praticien témoigne d’un blocage dans sa capacité à librement associer, d’une sidération de sa pensée.

Il y a eu dans le transfert, rencontre avec un Réel qui échappe et devant lequel le sujet en fonction d’analyste s’est senti démuni. Il a fait l’expérience des limites de son savoir, de ses savoirs…il a fait l’expérience de son ignorance. C’est là un vécu, une appréhension par l’éprouvé. Phénomène qui ne pourrait clairement pas être obtenu comme l’ effet d’une injonction. Alors que pourrait le laisser croire une lecture rapide de certaines formules de Freud et de Lacan, telle celle-ci : «le savoir du psychanalyste doit être oublié pour être réinventé à chaque fois «.

Ce temps de l’ignorance est essentiel

  • il est confrontation à un vide qui est un appel…qui ouvre au désir inconscient, à une appétence pour «ce qui vient «, pour les associations d’idées.
  • il est expérience du manque de savoir, d’une vérité qui échappe. La jouissance de cet objet est, au même titre que les autres, impossible. Et la vérité, en tant qu’objet petit a, ne peut en aucune façon être atteinte complètement. Les élaborations théoriques, nécessaires mais fictionnelles ne réussiront qu’à la poursuivre et à l’approcher.

 

Ce temps de l’ignorance est fragile et précaire

je cite Lacan :« La tentation est grande…de transformer «l’ignorantia docta »en «ignorantia docens»…que le psychanalyste croit savoir quelque chose…et c’est déjà le moment de sa perte. »

L’ignorantia docens est l’ignorance suffisante de celui qui joue au savant et passe à côté de la vérité du sujet alors que L’ignorantia docta est l’ignorance avertie de celui qui est informé de la difficulté à comprendre.

Le dispositif sur la pratique offre un lieu pour que ces moments d’ignorance soient reconnus. Le vide qu’ils représentent est alors borné, circonscrit parce que dénommé. Manière pour le sujet de l’apprivoiser.

Et secondairement, il doit être préservé et protégé du risque habituel de l’ occultation. Le témoignage tournant, procédé qui préside au fonctionnement de ces rencontres, vise à éviter cela. Il est destiné à empêcher, autant que faire se peut, la référence au savoir d’Un qui saurait… en contrant l’incarnation éventuelle d’un fantasme de psychanalyste idéal. Ainsi est promu un modèle de praticien soumis aux limites ordinaires, comme tout un chacun.

Les échanges avec les collègues permettent que des paroles soient exprimées à propos de ces situations productrices d’embarras. Le temps pris alors pour un témoignage patient et circonstancié permet le déploiement d’une description fine des choses.

Et des questions émergent. Enfin nommées, elles délimitent les obstacles, cernent les territoires de l’ignorance et arrivent à dissiper la confusion. Ayant pris leur origine dans l’ expérience singulière d’un praticien, elles possèdent la valeur de l’authenticité. Le sujet peut alors les écouter avec confiance, et suivre leur élan afin d’interroger auteurs et théories, afin de discuter avec ses pairs. Ainsi il est à même de « réinventer », de construire lui-même un système de représentation qui va lui fournir ses propres points de repère pour soutenir son désir d’analyste.

 

Si le lieu de l’ignorance est le lieu d’origine de toute idée personnelle, le lieu de la fécondité créatrice, celui-là même d’une réinvention toujours sollicitée…comment faire en sorte qu’il soit maintenu accessible ? Comme nous venons de le voir, l’appréhension d’ une difficulté importante dans la pratique constitue une rencontre des limites d’un savoir -faire qui produit une remise en question salubre. Mais il existe d’autres voies pour une telle remise en question. Ainsi, elle peut être l’effet d’une confrontation avec des points de vue différents. Les partenaires de travail ont cette fonction, autres à la fois distincts et à la fois proches…considérés comme des pairs, parce que immergés dans des expériences semblables. Voilà pourquoi la forme du «petit groupe « comme dispositif de travail collectif, a été privilégiée dans notre association. Et dans cette perspective, l’intérêt est grand, bien sûr, à ce que régulièrement il y ait des occasions d’être exposé à des différences plus prononcées, qui concernent aussi bien les abords que le style. Hétérogénéités légères lors de nos réunions transversales (« séminaire mensuel », « rencontres intergroupes » pour les groupes sur la pratique) mais, aussi, davantage prononcées, dans les rencontres avec des partenaires de travail plus inhabituels comme les Séminaires de l’IAEP ou lors des invitations d’auteurs.

 Le 1er décembre 2016

 Michel Lehmann

Texte présenté à la rencontre commémorant le 30e anniversaire du G.E.P.G.

 

 

 

 

 

Pulsions, sublimation, résurrection

En octobre 2014 a paru aux éditions Actes Sud un petit livre étonnant de Jean-Michel Hirt, psychanalyste à l’APF, intitulé : Paul, l’apôtre qui « respirait le crime » accompagné du sous-titre : « Pulsions et Résurrection ». En savoir plus

« Le transfert »

Après avoir cheminé dans un premier moment autour de l’oeuvre de Platon « Le banquet », sur la question du vrai ressort de l’amour, nous aborderons dans un second moment le parallèle établi par Lacan entre la position socratique et les mécanismes du transfert. Place est laissée à une libre expression pour évoquer notre clinique. En savoir plus

L’Acte psychanalytique aujourd’hui ?

Dans les débats qui ont suivi la publication du Rapport Turquet, on a pu entendre : « la bureaucratie et les normes effacent la dimension de l’Acte », ou encore « Si l’Etat intervient on serait soulagé de notre Acte »… En savoir plus

Lire l’Angoisse

De tous les phénomènes psychiques que nous sommes amenés à éprouver dans la rencontre, l’angoisse reste des plus fréquents, et parfois des plus pressants. Quel sort lui réserver : Faut-il la réduire au plus vite? S’agit-il de la lier ? Ou de la lire ? En savoir plus

Les enjeux du transfert dans la pratique du psychanalyste

La demande à l’analyste s’effectue le plus souvent aujourd’hui par l’expression d’une plainte et le « besoin » d’en parler. Cette modalité d’adresse implique déjà une dimension transférentielle dans la mesure où elle suppose une capacité d’écoute, ce qui lui confère un savoir.

En savoir plus