GEPG - Psychanalyse

Séminaire Transfert, psychanalyse et société

Programme

Séminaire Inter-Associatif Européen de Psychanalyse
Organisé par le Gezelschap voor Psychoanalyse en Psychotherapie

Samedi 6 Décembre

Geuzenhuis
Kantienberg 9, Gent

Matin

9h00 – Ouverture par le président du GPP
9h30 – La psychanalyse, thérapeutique? (J.J. Moscovitz (Psychanalyse Actuelle) & P. Jacops (GPP))
11h00 – Pause café
11h15 – Présentation des groupes de travail

Après-midi (14h30 – 17h)

Groupes de travail organisés par thème:

  1. Transfert – transmission – passe
  2. Transfert – psychanalyse – formation
  3. Transfert – société – institution
  4. Modalités d’engagement transférentiel au nom de la psychanalyse

Dimanche 7 Décembre

Villa Voortman
Vogelzang 23, Gent

10h00 – 12h30
Rapportage par les rapporteurs & discussion plénière

Argument

TRANSFERT, PSYCHANALYSE ET SOCIÉTÉ
LE CONTRECOUP DU CONTEXTE DE NOTRE SOCIÉTÉ SUR LE MANIEMENT DU TRANSFERT

Freud considérait le transfert comme gage central de la cure psychanalytique, et donc comme l’enjeu essentiel dans la définition à la fois de la psychanalyse et du psychanalyste: est ’analyste’ celui qui manie le transfert de façon adéquate afin de faire émerger la vérité inconsciente du sujet. Ce transfert est la conditio sine qua non pour que la cure puisse aboutir, tout en surgissant inévitablement comme son plus grand obstacle. Lacan de son côté revisitait le concept du transfert comme le rapport au sujet supposé savoir, créant ainsi une autre ouverture permettant de reconsidérer la cure elle-même, sa finalité et sa transmission. Autrement dit, dans le travail clinique il existe une logique interne rigoureuse qui fonde la stratégie, voire la politique de l’analyste.

Mais ce travail analytique ne se fait pas dans un ‘vide sociale’. Aussi atopique qu’elle soit, la psychanalyse se situe dans un champ social étendu qui la fait croître – ou pas. Sur ce point, il n’y a pas de « psychanalyse pure ». Rappelons que Freud soutenait à son époque les diverses initiatives qui offraient à la psychanalyse une place dans le champ social: dans les institutions, dans l’enseignement, … Et qu’il se servait à cette occasion de la métaphore du mélange de pureté de l’or de la psychanalyse avec d’autres matières (le cuivre de la suggestion).

Seulement, ce champ social et les discours qui le soutiennent, sont en pleine évolution et se sont profondément modifiés depuis l’époque de Freud. L’exigence de l’évaluation et de la transparence, le besoin d’une reconnaissance légale et la réglementation du champ clinique et ses cliniciens, la réduction d’une formation à l’acquisition des compétences, ou la mise en avant de la psychothérapie ou de la psychologie comme porte d’entrée vers l’analyse sont autant d’exemples qui témoignent des paradigmes dominant notre champ aujourd’hui. Autrement dit, qu’on le veuille ou non, c’est aussi sur ce niveau que la question de ’la politique’ se pose: au niveau de la politique du gouvernement et par extension, des divers discours sociaux.

Voilà donc la question au centre de ce séminaire: quel est l’impact de ce nouveau contexte social sur les divers terrains où nous travaillons, inspirés par l’éthique psychanalytique: l’institution, la pratique privée, l’enseignement…? Et plus précisément, comment ce nouveau contexte vient-il modifier l’essence de la psychanalyse, notamment le maniement du transfert? Comment la psychanalyse se situe-t-elle vis-à-vis de ces discours? Quel est alors le propre de la psychanalyse? Et à partir de là, quelle place peut-on donner au travail analytique dans ce contexte social? Bref, quels sont actuellement le rapport et le tissage entre la politique psychanalytique et la politique des autres discours?

Transfert – transmission – passe

Dans le climat actuel de réglementation, quantification et systématisation,la question de l’enseignement ne fait, bien évidemment, pas défaut. Que l’on veuille organiser des formations en psychothérapie vérifiées et standardisées, ou que l’on veuille fournir les étudiants
(universitaires) d’un enseignement de qualité avec surtout des procédures d’évaluation transparentes – où chaque cours doit être accessible online pour que l’étudiant puisse les suivre à son gré – l’enseignement n’échappe pas à une forme quelconque de systématique imposée, qui détruit le rapport entre le maître et son élève. Comment la psychanalyse se porte-t-elle dans un milieu pareil?
Ceux qui souhaitent se faire former afin d’entamer un travail clinique doivent posséder une connaissance profonde qui couvre tous les couches de l’appareil psychique: neurobiologique, cognitif, comportemental, développement et social. A couse de cette systématisation imposée, l’enseignement risque à se limiter à une transmission simple d’un savoir écrit ou téléchargé. Ici nous sommes bien éloignés de la lecture dialectique des textes originals de Freud comme l’avait proposé Jacques Lacan dans le cadre de son séminaire. En outre, cette démarche impose des limites sévères à la possibilité une formation (par opposition à un enseignement)
comme fruit d’un parcours particulier. La psychanalyse, peut-elle survivre dans un contexte pareil? Et comment? Qu’est-ce qui peut être encore trans-ferré du savoir psychanalytique dans un contexte pareil?

Le terme de transfert eût à l’origine un autre emploi dans l’oeuvre de Freud. Plus tard, la signification plus familière d’un rapport s’y ajoutait. Le transfert dans le contexte actuel de l’enseignement est cependant réduit à la forme la plus étroite: le transfert d’une lettre morte. C’est pourquoi nous avons fondé ce groupe de travail. Comment une formation où quelque chose du savoir psychanalytique est transmis, que ce soit dans un contexte universitaire ou autre comment peut-elle laisser une place au rapport entre le maître et son disciple? Existe-t-il encore une articulation entre le discours universitaire et les autres? Une formation en tant que résultat d’un parcours particulier exige en effet que le rapport à l’Autre y soit impliqué, mais ce rapport semple disparaître sous le joug d’une obsessionnalisation outré de l’enseignement. Or, nous souhaitons nous mettre au travail autour de la question sur ce qui est propre à une formation inspirée par la psychanalyse et comment ceci peut survivre dans les différents contextes dans lesquels une telle formation a lieu de nos jours.

Langue: Français

Transfert – psychanalyse – formation

Dans le climat actuel de réglementation, quantification et systématisation,la question de l’enseignement ne fait, bien évidemment, pas défaut. Que l’on veuille organiser des formations en psychothérapie vérifiées et standardisées, ou que l’on veuille fournir les étudiants (universitaires) d’un enseignement de qualité avec surtout des procédures d’évaluation transparentes – où chaque cours doit être accessible online pour que l’étudiant puisse les suivre à son gré – l’enseignement n’échappe pas à une forme quelconque de systématique imposée, qui détruit le rapport entre le maître et son élève. Comment la psychanalyse se porte-t-elle dans un milieu pareil?

Ceux qui souhaitent se faire former afin d’entamer un travail clinique doivent posséder une connaissance profonde qui couvre tous les couches de l’appareil psychique: neurobiologique, cognitif, comportemental, développement et social. A couse de cette systématisation imposée, l’enseignement risque à se limiter à une transmission simple d’un savoir écrit ou téléchargé. Ici nous sommes bien éloignés de la lecture dialectique des textes originals de Freud comme l’avait proposé Jacques Lacan dans le cadre de son séminaire. En outre, cette démarche impose des limites sévères à la possibilité une formation (par opposition à un enseignement)
comme fruit d’un parcours particulier. La psychanalyse, peut-elle survivre dans un contexte pareil? Et comment? Qu’est-ce qui peut être encore trans-ferré du savoir psychanalytique
dans un contexte pareil?
Le terme de transfert eût à l’origine un autre emploi dans l’oeuvre de Freud. Plus tard, la signification plus familière d’un rapport s’y ajoutait. Le transfert dans le contexte actuel de l’enseignement est cependant réduit à la forme la plus étroite: le transfert d’une lettre morte. C’est pourquoi nous avons fondé ce groupe de travail. Comment une formation où quelque chose du savoir psychanalytique est transmis, que ce soit dans un contexte universitaire ou autre comment peut-elle laisser une place au rapport entre le maître et son disciple? Existe-t-il encore une articulation entre le discours universitaire et les autres? Une formation en tant que résultat d’un parcours particulier exige en effet que le rapport à l’Autre y soit impliqué, mais ce rapport semple disparaître sous le joug d’une obsessionnalisation outré de l’enseignement. Or, nous souhaitons nous mettre au travail autour de la question sur ce qui est propre à une formation inspirée par la psychanalyse et comment ceci peut survivre dans les différents contextes dans lesquels une telle formation a lieu de nos jours.

Langue: Français

Transfert – société – institution

Lorsqu’on se penche sur l’impact du discours social sur le transfert, une chose devient assez vite manifeste: la société qui prêche une satisfaction immédiate semble créer à la fois une intolérance envers le manque et une croyance soutenue en la possibilité d’y trouver remède. En ces temps institutionnels de quantification et de savoirs “evidence-based” d’experts
professionnels, il semble que c’est le sujet souffrant qui risque de disparaître de vue. Le but étant avant tout d’éliminer de manière adéquate les symptômes. En cas d’actes transgressifs, la pareille est rendue en forme de punition.
Dans les plans de traitement ce sont la transparence et la minutie concrète qui doivent primer. Les séjours sont de préférence courts. Et si des effets tangibles se font attendre, le patient est vite transféré à un autre service, où d’autres experts l’accueilleront. Les temps de traitement sont strictement limités ; ne restent que des questions, accompagnées de réponses vite-faites et toujours insuffisantes.

Dans ce contexte, le registre de la demande prend le dessus sans laisser de place pour la dimension du désir. Ce qui y apparaît comme quelque chose de plus en plus controversé et suspect, c’est le transfert. Cette politique considère les soins comme un moyen totalement inefficace pour contribuer au rétablissement de gens ‘malades’ en individus économiquement rentables. Mais cette même politique complexifie et entrave de manière frappante les voies pour sortir du handicap, la maladie, le mal-être. Nous notons aussi des effets dans la manière dont le soignant et le patient se rencontrent dans une « thérapie ».

Malgré le fait que le soignant se positionne de plus en plus avec des solutions « ready-made », le patient continue à se présenter avec une demande de guérison et continue à supposer chez l’équipe soignante un savoir. Un psy qui ne surenchère pas en réponses toutes faites et qui invite à un parler plein (et lent), est souvent suspecté d’une imposture anachronique et remercié. Il est en effet plus facile de se tourner vers des moyens légaux (les médicaments) ou illégaux (les drogues), qui entravent la réalisation d’un transfert maniable, ou vers un psy plus apte.

En outre, le soignant a aussi sa part de responsabilité. Si déjà il utilise le concept de transfert dans sa pratique, sa façon de le manier sera déterminante. Invariablement, un patient fera appel à un membre de l’équipe, qui pourra alors décider de participer, ou non, à ce combat
fantasmatique qui l’attend. Mais trop souvent le transfert est traité de manière duale. Il devient un piège où les parties se perdent soit dans la position de soins, soit dans celle du rejet. Le seul transfert qui est considéré comme valable, est alors le contre-transfert. De cette façon, au lieu d’être un lieu de confrontation, de support et de perlaboration, un contexte thérapeutique devient un cocon (trop) confortable qui entretient l’illusion qu’une réponse adéquate se fera jour.

Des deux côtés de cette dualité (soins et rejet) le manque est intolérable et se résout dans un agir immédiat. Ce qui contribue à une érosion complète des soins de santé mentale et à son image d’un poste déficitaire qui pèse sur notre économie. Dans une telle société, où l’idéal en vigueur est un consumérisme individualiste et insouciant, où la satisfaction immédiate constitue la règle et où « le salut » est présenté comme imminent pour celui qui le veut vraiment, l’approche psychanalytique ne peut que devenir marginale. Ce rapport subtil et précieux entre humains qu’est le transfert, ainsi que sa force spécifique permettant d’explorer et d’établir graduellement un (entre-)espace de confiance, risque de se faire de plus en plus rare.
Notre but n’est toutefois pas de nous enliser dans ces critiques et ces plaintes. Nous invitons chacun à avancer des mots et des (esquisses de) réponses sur ce qui se présente actuellement en institution. Comment, aujourd’hui, organiser et justifier un travail autour de la force du transfert ?

Langue: Néerlandais avec traduction interactive

Modalités d’engagement transférentiel au nom de la psychanalyse

L’idée est le fruit d’un débat au sein des CCAF et de leurs délégués à l’I-AEP : nous souhaitions nous saisir de l’argument proposé par nos collègues de Gezelschap et en débattre en amont du Séminaire avec des collègues d’une autre association membre de l’I-AEP. L’École Belge de Psychanalyse a répondu à notre invitation. Nous avons pensé ensemble à un dispositif :
constituer un groupe clinique avec des membres des deux associations, trois rencontres et un temps de partage en atelier lors du Séminaire. Ce temps signera la dissolution du groupe.
Dès les premiers échanges, évoquer la pratique nous a conduits à questionner la signifiance du « psychanalyste » ou de la « psychanalyse » en tant que NOM pris au sein du transfert de l’analyste ou de celui qu’il accueille, et cela, dès les premiers entretiens.
De l’analyste averti à l’analyste prévenant, s’il ne veut pas être prévenu, ce qui est en jeu est la possibilité même de créer les conditions nécessaires pour qu’une parole intime puisse se déplier au-delà de ses retranchements derrière ce que produit aujourd’hui la phobie de la psychanalyse.

Langue: Français

Séminaire de l’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse Sur l’éthique de la psychanalyse

Les 18 et 19 octobre 2014

Dans ce temps où la psychanalyse est à nouveau contestée, dans une répétition qui n’a d’étonnant que sa forme inédite, il nous revient, à nous psychanalystes, de réaffirmer clairement ses fondements et sa pertinence.
Le séminaire de Jacques Lacan sur l’éthique de la psychanalyse a montré que celle-ci repose sur ce qui s’impose au parlêtre du fait de son aliénation langagière : l’objet est irrémédiablement perdu et de ce fait cause du désir.
De quoi Antigone, point d’orgue du séminaire, est-elle le symbole, sinon du symbolique lui-même. Cette fonction centrale du symbolique, à la fois aliénant et constituant du monde humain, voilà qui nous a paru intéressant à re-parcourir.
Re-parcourir les chemins qui ont permis à Lacan d’avancer cette formule c’est ce à quoi la lecture du séminaire « l’éthique » nous conduit.
Sur quoi Lacan se fonde t-il pour avancer dans l’Ethique de la psychanalyse, quel est son point de départ : Freud et les toutes premières sensations corporelles. Puis, à chaque pas il convoque les philosophes (Aristote…), Sophocle, les peintres, les traditions religieuses, la linguistique…En somme, tout ce qui de la culture spécifie la dimension humaine.
Seul « comme (il) l’a toujours été », certes mais bien accompagné. Ses trouvailles sont toujours marquées d’une retrouvaille.
L’objet est toujours déjà perdu, la représentation dans sa relation avec le principe de réalité, le signifiant, le désir incestueux, OEdipe, Antigone ….toutes références indispensables à la psychanalyse pour atteindre la spécificité humaine.
Relire un séminaire comporte une dimension d’appropriation singulière. A chacun de reformuler la théorie à sa façon, sauf à être contradictoire. Le « jargon » qui n’a d’autre fonction que de sceller un entre-nous du savoir n’est plus de mise si nous analystes ou analysants souhaitons faire oeuvre de transmission et donc mettre la psychanalyse à la disposition de tout un chacun qui le souhaite.

Valérie Marchand

Samedi matin 9h00-12h30

Présentation

  • Considérations actuelles sur l’éthique de la psychanalyse Anne Santagostini (Ex Errata)
  • Quelques paradoxes éthiques de la psychanalyse Nizar Hatem (Groupe d’Etudes Psychanalytiques de Grenoble)
  • Problématique de l’éthique de la psychanalyse Albert Maître (Groupe d’Etudes Psychanalytiques de Grenoble)

Ateliers

Samedi après-midi 14h-18h

Actualités de l’éthique

Jeanne-Claire Adida (Le Cercle Freudien)

Statut de l’objet dans l’éthique

Valérie Marchand (Errata)

Une question clinique

Monique Zerbib (Société de Psychanalyse Freudienne)

L’éthique et le désir. La pratique de l’analyse et le désir du psychanalyste

Stefania Guido (Sotto La Mole)

Ateliers

Dimanche matin 9h30-12h30

Séance plénière

Compte rendus des rapporteurs.

Discussion

Conclusion : A Maître


Lieu du séminaire :
Centre international de Séjour de Paris (CISP)
6 av Maurice Ravel 75012 Paris
Participation aux frais : 25 euros,
Pour les étudiants : 10 euros
Les chèques sont à établir à l’ordre de L’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse (I-AEP)

Pour plus d’information ou pour signaler votre participation vous pouvez joindre Nizar Hatem par mail: n.hatem1@free.fr.

Le malaise dans la civilisation contemporaine, les psychanalystes et la psychanalyse entre liberté et pouvoir.

Programme

Samedi 16 mai

9:00
apertura delle iscrizioni

9:30
Franco Quesito (Sotto la Mole): Presentazione del Seminario, Torino, Italia
Nizar Hatem (Groupe d’études Psychanalytiques de Grenoble): “Du traumatisme et de son malaise”, Grenoble, France
Lucía Ibáñez Márquez (Cartels Constituants de l’Analyse Freudienne): “Séduction et soumission au dogme”, Montpellier, France

10:00
Stefania Guido (Sotto la Mole): “L’Italia, la psicanalisi, la questione del potere e della libertà”, Torino, Italia

11:30
Jean Pierre Eeckhout (Gezelschap voor Psychoanalyse en Psychotherapie): Het culturele ongemak “L’inconvénient de la culture”, Gent, Belgique
Albert Maître (Groupe d’études Psychanalytiques de Grenoble): “Du malaise au fétichisme dans la civilisation”, Grenoble, France
Pietro Andujar (Nodi freudiani): “La psicanalisi al risveglio dal sonno dogmatico contemporaneo: per una libertà e un arbitrio dell’ascolto”, Milano, Italia
Alessandra Guerra (Movimento per la libertà della psicanalisi): “Il potere della parola”, Ravenna, Italia

14:30
Michel Lehmann (Groupe d’études Psychanalytiques de Grenoble): “Des embarras du psychanalyste”, Grenoble, France
Michel Hessel (Cercle Freudien): Quand l’angoisse se fait suggestion: “La foule dissociée met le sujet en guerre civile”, Paris, France
Angelo Conforti (Associazione Europea di Psicoanalisi di Venezia-Mestre): “Libertà e potere nel mondo della comunicazione globale”, Fidenza, Italia
Gabriele Lodari (Tracce Freudiane): “La psicanalisi e gli psicanalisti”, Torino Italia

16:00
Rossella Giacometti (Accademia di Torino): “Il malessere nella civiltà contemporanea”, Torino, Italia
Sebastiano A. Tilli (Libertà e psicanalisi): “Cura e potere – La psicanalisi come ospite inquietante”, Firenze, Italia
Groupe Inter-associatif, Jacques Aubry (Cercle Freudien): “Scènes analytiques”, Paris, France

Dimanche 17 mai

9:30 début
Rapporteurs: Giovanni Callegari, Torino, Italia; Luciano Faioni, Torino, Italia; Pierre Smet, Bruxelles, Belgique; Marie Jose Corentin Vigon, Martinique, France.
Dibattito con i presenti in sala
Michel Guibal, Presidente dell’I-AEP (Psychanalyse Actuelle): “En guise de conclusion”, Paris, France

Argument : Pourquoi et comment s’associer au collectif psychanalytique ?

Séminaire du GGP et I-AEP
Gand, 3-4 juin 2017
Maison des Geux
Kantienberg 9.

Serge André a écrit un livre intitulé “Devenir psychanalyste et le rester”. Comment penser ce “devenir psychanalyste”? Surtout pas comme devenir notaire, boulanger, etc.. Devenir psychanalyste ce n’est pas comme apprendre un métier. Si l’on apprend quelque chose en position d’analyste en écoutant des paroles, c’est un petit rien qui tombe dans la dialectique entre le ratage transférentielle et la réussite subjective. C’est dire l’on reprend à chaque fois, dans chaque nouvelle cure son désir d’être analyste: chaque fois la retrouvaille de l’objet petit a. Chaque analyse ‘c’est (re)devenir psychanalyste.

Alors la question se pose ce qu’il en est du “Rester psychanalyste”. Cette question qui est-elle superflue, envisageant la dynamique du “Devenir”? On peut penser que “’être psychanalyste” cela ne se fonde que dans les échanges avec ses patients. Mais Freud est clair à ce sujet: pour lui la psychanalyse est une pratique, mais aussi une théorie qui s’enseigne, qui se discute.

En outre, il y a deux problèmes qui se posent au psychanalyste en position de « il y a de l’Un » (et on y doit ajouter « et quelques autres »). Est-ce que l’on ne doit pas craindre le mirage du narcissisme? Si l’on fait confiance aux psychanalystes de travailler leur narcissisme, est-ce que’on ne peut pas craindre que est plutôt du côté de ratage ce travail du dialectique décrit dessus,au lieu d’une réussite subjective ? Puis, il y a une deuxième remarque à faire. On ne peut pas nier que le problème de la solitude joue un rôle dans la position du psychanalyste. Le colloque singulier n’est pas facile à supporter. Les demandes fréquentes, parfois complexes (surtout si l’on travail en équipe ou dans une institution) peuvent ‘vider’ le désir de l’Autrui – et de l’analyste. « Rester psychanalyste » ne vas pas de soi.

Instigué par ces difficultés il y a la possibilité d’une demande ‘à l’aide!’ Une possibilité est qu’on s’associe à un collectif. Ainsi la dialectique du « devenir psychanalyste » se diffuse alors dans une dynamique de groupe.

N’ignorons pas que cette dynamique de groupe est parfois différente du désir de l’analyste. Parfois, il y a là une agressivité qui se montre dans des divergences théoriques qui peuvent dans certains cas passer en disputes et même en scissions dans les associations. Parfois un membre sort avec ou sans portes claquantes. Parfois il y a clivage, et de ce fait les deux partis d’une association ne se parlent plus et mutuellement n’acceptent plus leur travail respectif. Parfois c’est la diaspora.

La dynamique du groupe elle même peut poser des difficultés. Il y a aussi des membres acceptés qui sont adhérents à cause de leur désir de travailler avec la psychanalyse, mais qui n’ont pas le désir d’être psychanalyste. Il y a des associations qui se fonde sur une orthodoxie, d’autres qui veulent bien mêler l’or de la psychanalyse avec le plomb de la psychologie. Puis il y a des différentes manières de s’associer en tant qu’organisation. Des groupes avec une structure minimaliste, avec une structure non-hiérarchique, même avec une flaire d’anarchie; de l’autre côté il y a aussi des associations avec une structure presque militaire ; et entre ces deux extrêmes il existe tout une variété de formes organisationelles. Or nous concluons que non seulement l’agressivité ne se nourrit pas seulement des différences appartenant au désir de l’analyste, mais aussi au sujet des différentes positions des psychanalystes envers l’association, quel que soit la forme d’organisation ou d’élaboration d’une organisation.

Il est vrai qu’il y en a des associations qui étouffent bien les immanences imaginaires, mais jamais sont-elles à éviter complètement. Disons même que la plupart du temps ce sont des crises imaginaires au seins des groupes qui provoquent de nouveaux moyens de travail.

L’inter a toujours été ce lieu où nous avons interrogé le dialogue entre les différents associations, et ceci par le biais des délégués. La questions que nous voulons aborder avec ce séminaire est la suivante : n’est-on pas toujours délégué de son association ? Que chacun a ses propres raisons pour s’associer ne relève personne du fait que, dès qu’il s’associe à un collectif psychanalytique il en est délégué. Or, qu’est qu’un membre d’une association vient apporter au sein de son association ? Son insécurité ? Sa quête d’un Idéal du Moi ? Son désir d’être reconnus ? Et qu’est ce qu’il sort de son association ? Est-que le fait d’être membre d’une association impacte son travail clinique ?

Dans ce séminaire, il s’agira de cet échange entre l’association et le monde dans laquelle elle existe, et dont chaque membre fait membrane, perméable ou imperméable.

Transfert et lien social

Le GAREFP, (Groupe Antillais de Recherche d’Etude et de Formation)Psychanalytique, organise un séminaire IAEP (Inter-Associatif Européen de Psychanalyse)

Transfert et lien social

Dans toute culture, les relations humaines président à un vivre ensemble et font lien social à partir de l’inscription des sujets dans le langage, donc dans des discours.

Dans les sociétés antillaises, le lien social porte l’empreinte de la violence radicale de l’esclavage racialisé qui les a constituées.

Le malaise s’y exprime dans une parole qui se dérobe et ne tient pas, dans des relations marquées par la méfiance voire la disqualification de l’autre, avec une prégnance du scopique, du magico-religieux, de la violence et du passage à l’acte.

La référence à l’Histoire et à son déterminisme, suffit-elle à rendre compte des difficultés particulières du transfert dans notre clinique ?

Pouvons-nous entendre ces modes d’être comme des effets du discours capitaliste qui se caractérise par le démenti de la castration et de l’altérité ? Comme des effets de Réel non-inscrits dans la transmission ? Les mutations auxquelles nous assistons de manière plus générale dans nos sociétés contemporaines nous amènent  à interroger  la capacité du psychanalyste à occuper sa fonction,  à entendre les modalités du transfert, du lien social, des symptômes et du politique.

Une passe réinventée pour la transmission de la psychanalyse

SÉMINAIRE DE L’INTER-ASSOCIATIF EUROPÉEN DE PSYCHANALYSE
ORGANISÉ PAR LES CCAF :

UNE PASSE RÉINVENTÉE
POUR LA TRANSMISSION DE LA PSYCHANALYSE

Samedi 1er décembre 2018 de 9 h à 17 h 30 et de 17h30 à 19h et dimanche 2 décembre de 9 h à 12 h,
à l’Institut protestant de théologie,
83 bd Arago
75014 Paris.

Le dispositif de la passe a connu des destins divers après la dissolution de l’EFP. Certaines associations l’ont abandonné en y substituant, éventuellement, d’autres dispositifs de nomination, d’autres l’ont repris tel quel, d’autres encore, enseignées par sa pratique, l’ont fait évoluer tant dans le dispositif lui-même que dans ses fins.

Lors de ce séminaire, les CCAF se proposent de vous faire part de leur expérience d’une passe inter-associative (avec Psychanalyse Actuelle, Insistance et d’autres analystes participants à titre individuel), qui se déroule depuis une vingtaine d’années.

Notre cheminement nous a conduits à des modifications du dispositif, tel, par exemple, une extension du témoignage indirect par l’introduction d’un rapporteur du travail du jury au coordonnant de la passe, mais aussi à une réflexion sur la nomination où ce qui nous a paru le plus essentiel n’était plus une nomination attachée à une personne, comme à l’EFP, mais celle d’un acte analytique où s’entendaient le passage à une jouissance Autre et le désir de l’analyste. Si bien que le dispositif de la passe devenait un lieu de recherche sur le désir de l’analyste et sa transmission.

Restent d’autres questions qui pourront être évoquées lors de ce séminaire et, en particulier, celle de la désignation des passeurs et du travail du jury. Nous concevons ce dispositif aussi comme une modalité de recherche sur la pratique des psychanalystes aujourd’hui et la transmission de la psychanalyse. À ce titre, il est susceptible d’intéresser tout analyste indépendamment d’une implication dans le dispositif de la passe.

–  Interventions prévues le samedi matin :

Le cartel composé de : Nadine Collin, Jean-Michel Darchy, Yves Genin, Paolo Lollo, Baya Mebtouche, Jacques Nassif et Xavier Fourtou; Jean-Pierre Van Eeckhout ; Radjou Soundaramourty; Albert Maitre et le cartel Sotto La Mole ; Giovanni Callegari ; Stefania Guido ; Franco Quesito ; Annalisa Zachetti.

–  Le samedi après-midi : travail en ateliers

–  Le dimanche matin : retour des rapporteurs des ateliers et discussion générale.

L’acte analytique et la diversité des pratiques de l’analyste.

Séminaire de l’Inter-Associatif Européen de Psychanalyse.
Organisé par le Groupe d’Études Psychanalytiques de Grenoble

Tarifs

  • 60€ pour les deux jours, 20€ pour les étudiants, 20€ par demi-journée.
  • Buffet du samedi midi : 22 euros. (chèque à part).
  • Repas samedi soir : 36 euros. (chèque à part).
  • Inscription pour les repas avant le 10 mai 2019.

Informations pratiques :


Pour se rendre au Centre Théologique de Meylan depuis la gare de Grenoble :

Tramway :
Ligne B direction « Gières, Plaine des Sports »
Arrêt Grand Sablon.
Bus :
Ligne C1 / meylan Maupertuis.
Arrêt Carronnerie/Ile d’ Amour.


Vendredi 3 Juin 2016 à 21 h.
Maison Diocésaine
12, Place de Lavalette
38000 Grenoble.

Samedi 4 juin 2016 de 9h à 17h
Dimanche 5 juin 2016 de 10h à 12h30
Centre Théologique de Meylan
15, chemin de la Carronnerie
38240 Meylan

La singularité de la psychanalyse

En quoi la psychanalyse n’est pas une psychothérapie.
Séminiare de l’I-AEP de Turin- avril 2015

Ce texte a été écrit suite aux élaborations partagées dans notre travail entre deux langues le 29 mars 2015 à Grenoble, avec nos collègues de Turin. La relation qui existe entre la pratique du dit psychanalyste et les concepts théoriques de la psychanalyse nous permettent de réfléchir à la singularité de l’acte analytique, et à tenter de réfléchir à cette insistante question: Pourquoi l’analyse ne peut être absorbée dans le terme de psychothérapie? En savoir plus