Le passage à l’acte de l’analyse

ou les méprises du transfert
Journées de Lille des CCAF 2007

En dépit du silence dont les entoure la littérature psychanalytique, les entorses à l’éthique dans la pratique de la psychanalyse, sans être nombreuses, sont anciennes et répétées. Elles relèvent, de la part de l’analyste, d’une confusion entre sa fonction et sa personne et peuvent prendre toutes les formes dont peut se revêtir la demande d’amour.
Ce silence qui a entouré ces déviations semble avoir des motifs divers. Tantôt est invoqué l’inutilité de s’appesantir sur des situations particulières qui, du fait du passage à l’acte de l’analyste, ne relèvent plus de la psychanalyse mais de relations interpersonnelles ; tantôt c’est la crainte d’une publicité qui discréditerait la psychanalyse ou encore la difficulté que peuvent avoir les associations d’analystes à reconnaître qu’il n’y a pas de garantie absolue de la fonction analyste, bien que certaines d’entre elles fondent leur raison d’être sur la formation des analystes.

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« Quelle est l’oreille qui entend encore ce que les lèvres n’énoncent pas ? »

Poésie de l’anéantissement.

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Dans les premières rencontres de notre groupe de réflexion sur la Shoah, il y eut un malaise profond pour en parler : en avions-nous le droit, nous qui ne l’avons pas vécue, installés confortablement autour d’une table ? Et si oui, – pour comprendre et éviter d’autres anéantissements – comment en parler sans trahir les victimes, sans réduire sa portée, sans banaliser par le fait même de mettre des mots connus sur un cataclysme inouï ? En savoir plus

Introduction du colloque (GEPG du 7 mars 1998, à Grenoble)

La mémoire de l’horreur et sa transmission, actes du colloque du GEPG du 7 mars 1998, à Grenoble

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Nous voudrions partager avec vous le fruit de trois ans de réflexion sur la Shoah et les traumatismes. Notre groupe a commencé à se réunir à partir d’une intervention de l’un d’entre nous lors d’un colloque (non publié, Ariella COHEN : « Non Lieu de la Mémoire », conférence dans le cadre de la commémoration organisée par le cercle Bernard Lazare : « Le huit mai 1945, une victoire inachevée…? », Grenoble, 31 mai 1995) à propos du livre de Jacques Hassoun : « Non Lieu de la Mémoire » (Jacques HASSOUN : « Non Lieu de la Mémoire », Paris Bibliophane, 1990). Ce livre ainsi que le cas clinique qui l’accompagnait, d’une analysante de deuxième génération des rescapés, ont suscité un vif intérêt parmi les participants, qui se sont réunis depuis régulièrement pour réfléchir aux questions soulevées par la Shoah. En savoir plus